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Pierre Singaravélou

historien français
Ne doit pas être confondu avec Singaravelou.
Pierre Singaravélou
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Pierre Singaravélou, né en 1977, est un historien français spécialiste des empires coloniaux et de la mondialisation[1],[2].

Sommaire

BiographieModifier

Diplômé de Sciences Po Paris (2005)[3], agrégé et docteur en histoire (2007)[4], il est maître de conférences (2009) puis, à partir de 2015, professeur des universités en histoire contemporaine à l'université Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France[5]. Pierre Singaravélou est également corédacteur en chef de la revue Monde(s) et membre du comité de rédaction des revues Le Mouvement social et La Vie des idées. En 2015, il est nommé directeur des Publications de la Sorbonne à la place de l'historien médiéviste Patrick Boucheron, élu au Collège de France.

Il a publié plusieurs ouvrages sur la production des savoirs en situation coloniale, la construction territoriale des empires, la circulation des élites dans les empires coloniaux, la diffusion des pratiques culturelles dans les sociétés coloniales, les relations entre colonisation et mondialisation.

Sa thèse de 2007 a été remaniée et publiée en 2011 sous le titre Professer l'Empire. Les « Sciences coloniales » en France sous la IIIe République. Il s'intéresse dans cette étude aux institutions chargées de diffuser la « science coloniale », durant la Belle Époque, au cœur de la IIIe République. Il démontre que les « sciences coloniales » ont largement contribué, en France, à l'essor de la géographie, de l'histoire, de l'économie, du droit, de l'ethnologie tout en légitimant les conquêtes coloniales et la « mission civilisatrice » de la France. Elles ont participé à créer une « bonne conscience » coloniale en France[6].

Parallèlement, il mène avec Quentin Deluermoz des recherches sur l'analyse contrefactuelle en histoire, une approche assez ignorée en France et assimilée à un genre littéraire, l’uchronie, mais qui est un domaine de recherche dans le monde universitaire anglo-saxon, avec des échanges épistémologiques et des colloques internationaux dédiés[7]. Pierre Singaravélou et Quentin Deluermoz proposent dans leur ouvrage une démarche singulière ("l'histoire des possibles") et un nouvel outil pédagogique ("atelier d'histoire partagée").

En 2017, il coordonne l'Histoire mondiale de la France, avec Nicolas Delalande, Florian Mazel, et Yann Potin, sous la direction de Patrick Boucheron. Cet ouvrage rencontre un grand succès de librairie et suscite un débat public en France.

OuvragesModifier

  • L' École française d'Extrême-Orient ou L'institution des marges (1898-1956). Essai d'histoire sociale et politique de la science coloniale, Paris : L'Harmattan, coll. « Recherches asiatiques », 1999[8].
  • L'Empire des géographes. Géographie, exploration et colonisation 19e-20e s., Paris : Belin, coll. « Mappemonde », 2008, 287 p. (ISBN 978-2-7011-4677-5)[9].
  • Au sommet de l'Empire. Les Élites européennes dans les colonies du 16e au 20e siècle (dir. avec Claire Laux et François-Joseph Ruggiu), Bruxelles : Peter Lang, coll. « Enjeux internationaux », 2009.
  • L'Empire des sports. Une histoire de la mondialisation culturelle (dir. avec Julien Sorez), Paris : Belin, coll. « Histoire & Société », 2010[10].
  • Territoires impériaux. Une histoire spatiale du fait colonial (dir. avec Hélène Blais et Florence Deprest), Paris : Publications de la Sorbonne, 2011.
  • Professer l'Empire. Les « Sciences coloniales » en France sous la IIIe République, Paris : Publications de la Sorbonne, 2011. Texte remanié de la thèse de 2007[6].
  • (en) French Geography, Cartography and Colonialism (dir. avec Hélène Blais et Florence Deprest), Journal of Historical Geography vol. 37, no 2, Elsevier, 2011.
  • Atlas des Empires coloniaux 19e-20e siècles, avec Jean-François Klein et Marie -Albane de Suremain, Paris : Autrement, coll. « Atlas », 2012[11].
  • Le Débat transnational. XIXe-XIXe siècle (dir. avec Sabine Dullin), Monde(s), histoire, espace, relations no 1, Paris : Armand Colin, 2012[12].
  • Les Empires coloniaux. XIXe-XXe siècle (dir.), Paris : Seuil, coll. « Points Histoire », 2013[13].
  • Pour une histoire des possibles. Analyses contrefactuelles et futurs non advenus (avec Quentin Deluermoz), Paris, Le Seuil, coll. « L'Univers historique », 2016 (notice BnF no FRBNF44518698).
  • Histoire mondiale de la France, dirigé avec Patrick Boucheron, Nicolas Delalande, Florian Mazel, Yann Potin, Paris, Le Seuil, 2017, 790 p.  (ISBN 978-2-02-133629-0), (SUDOC 197820093).
  • Tianjin Cosmopolis. Une autre histoire de la mondialisation, Paris, Le Seuil, coll. « L'Univers historique », 2017, 380 pages (ISBN 978-2-021-219197)
  • avec Sylvain Venayre, Histoire du Monde au XIXe siècle, Fayard, , 740 p. (lire en ligne)
  • Le Monde vu d'Asie. Une histoire cartographique (avec Fabrice Argounès), Paris, Le Seuil, 2018.
  • participation à l'ouvrage dirigé par Xavier Delacroix, L'Autre siècle, Fayard, 2018.

Notes et référencesModifier

  1. Catherine Calvet, « Colons, colonisés, une histoire partagée », Libération, no 10046,‎ (lire en ligne).
  2. Catherine Calvet, « Sous l'empire des jeux olympiques », Libération,‎ (lire en ligne).
  3. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/pierre.singaravelou05.
  4. http://www.sudoc.fr/122862082.
  5. "What If...", rubrique "L'homme en vue" de Daniel Bermond, L'histoire, n° 377, 31 mai 2012.
  6. a et b Antoine de Baecque, « L'empire colonial, ses chevaliers, ses hérauts », Le Monde,‎ .
  7. « What If… ? Apports, limites et enjeux de la démarche contrefactuelle en histoire », sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales,
  8. Roger-Pol Droit, « Les Autres pensent aussi ! », Le Monde,‎ .
  9. Roman Stadnicki, « Pierre SINGARAVÉLOU [dir.], L’empire des géographes. Géographie, exploration et colonisation, XIXe-XXe siècle », [[Revue d'histoire du XIXe siècle|Revue d'histoire du XIXe siècle]], no 40,‎ , p. 169-170 (lire en ligne).
  10. Yohan Blondel, « Sport en colonies », La vie des idées,‎ (lire en ligne).
  11. Catherine Calvet, « L'image du colonialisme », Libération,‎ (lire en ligne).
  12. Compte rendu par Olivier Grenouilleau, dans le magazine Sciences Humaines, 4 septembre 2012.
  13. Compte rendu de Frédéric de Monicault, dans Le Figaro Littéraire, 12 septembre 2013.

Liens externesModifier