Pierre Louis d'Arnauld

Pierre Louis d'Arnauld
Pierre Louis d'Arnauld

Naissance
Saint-Pierre (Martinique)
Décès (à 60 ans)
Carcassonne (Aude)
Origine Drapeau de la Martinique Martinique
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17881833
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Vicomte
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Pierre Louis, baron puis vicomte d'Arnauld, né le à Saint-Pierre (Martinique), mort le à Carcassonne (Aude), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

BiographieModifier

Guerres révolutionnaires aux AntillesModifier

Cadet volontaire dans la compagnie des chasseurs du bataillon de milice du Mouillage à la Martinique le , Pierre Louis Arnauld devient sous-lieutenant de la garde nationale de Saint-Pierre le , lieutenant le , capitaine le suivant, et aide de camp du général Rochambeau le de la même année.

Capitaine au 32e régiment d'infanterie de ligne ci-devant régiment de Bassigny le , il assiste au siège du fort Bourbon puis passe à la Guadeloupe le suivant, et concourt à la prise de cette île sur les Anglais. Le , le général en chef le désigne pour remplir les fonctions d'aide-de-camp du lieutenant-colonel Cottin, commandant les troupes expéditionnaires dirigées contre l'ile Sainte-Lucie. Il se fait particulièrement remarquer à la prise de cette colonie, et contribue ensuite à la défendre. Pendant le siège qu'en font les Anglais, il est blessé d'un éclat de bombe à la jambe gauche. Le , le commissaire de la Convention nationale aux Îles du Vent lui confie le commandement temporaire de la ville de Castries (Sainte-Lucie), et lui délivre, le , le brevet de chef de bataillon provisoire. Prisonnier de guerre lors de la capitulation de cette île le 29 du même mois, et conduit dans l'île anglaise de la Barbade, il parvient à s'évader et à gagner le port du Havre le .

Un arrêté du Directoire exécutif du le confirme dans son grade de chef de bataillon et le place à la suite de la 81e demi-brigade de deuxième formation. Destiné à servir en cette qualité à la Guadeloupe, il est compris, à la demande du général Desfourneaux, sur la liste des officiers supérieurs qui doivent faire partie de cette expédition, s'embarque à Lorient dans le mois de septembre, et arrive à la Guadeloupe le .

Le suivant, le gouverneur lui donne le commandement de la place de Saint-Martin, sous les ordres du général Legrand. Appelé le au commandement militaire de la partie française de Saint-Martin, il est révoqué le par les agents du gouvernement français à la Guadeloupe à la suite d'une mésintelligence survenue entre lui et le commandant de la partie néerlandaise. Cependant le commissaire principal de la marine, Bresson, lui délivre le un certificat constatant sa conduite irréprochable et son zèle soutenu pendant toute la durée de son commandement. Le , il est mis en non activité.

Remis en activité à l'armée de la Guadeloupe le , il en est nommé chef d'état-major provisoire le , devenu le suivant titulaire de cet emploi, il en remplit les fonctions dans la 1re division de la même armée. Le , aidé d'un officier du génie militaire et de 2 grenadiers, il enleve, à l'attaque du camp de Gray (Basse-Terre), une pièce de canon aux insurgés et leur fait quelques prisonniers.

Le général en chef Richepanse l'appel le au commandement provisoire de Pointe-à-Pitre. Confirmé le dans cette position, il passe par arrêté du capitaine général du dans l'île Saint-Martin avec la même qualité. Non compris dans la nouvelle organisation militaire de la Guadeloupe, il est autorisé le suivant à se rendre en France. Pris par les Anglais pendant la traversée, il arrive à Morlaix le à bord du cartel l'Espérance, et des lettres de service du l'attachent à l'état-major du camp de Montreuil, où il reçoit le la décoration de la Légion d'honneur.

Grande Armée et campagne d'EspagneModifier

Quand les troupes qui composent le camp forment, en 1805, le 6e corps de la Grande Armée, Arnauld fait avec ce corps la campagne d'Autriche. À Elchingen, il a un cheval tué sous lui, et après la prise d'Ulm, à laquelle il assiste, il a la mission de diriger sur Salzbourg les officiers qui font partie des garnisons d'Ulm et de Laybach, et qui ont obtenu la permission de retourner en Autriche et d'assurer leur subsistance pendant leur marche.

Employé au grand quartier-général de l'armée au commencement de la campagne de Prusse (1806), il passe de nouveau le à l'état-major du 6e corps, et prend le le commandement des compagnies de grenadiers et de voltigeurs placées à l'avant-garde. C'est à la tête de ces troupes qu'il se fait particulièrement remarquer à la bataille d'Iéna.

Il va ensuite prendre sa part de gloire au siège de Dantzig. À Friedland, il reçoit une contusion à la cuisse gauche et une balle à la partie supérieure du coronal, et l'Empereur le nomme adjudant-commandant le . Le suivant, il passe au 1er corps d'observation de la Gironde, devenu successivement armée de Portugal, 8e corps de l'armée d'Espagne et 2e de l'armée de Portugal. Il assiste le au combat de Roliça, où il reçoit un coup de feu à la cuisse droite, aux affaires de Zambujeira dos Carros, de Caza, de Prega, de São João, au combat de Vimeiro le , et à la prise de Lisbonne.

Général de brigade le suivant, il est désigné pour faire partie de la 4e division du 2e corps de l'armée d'Espagne. Le , il assure les communications de la division Heudelet entre Tolède, Consuegra et la Manche, et coopére le à la prise de la Corogne. Il reçoit la croix d'officier de la Légion d'honneur le de la même année.

Employé à l'armée du duc de Dalmatie, il se trouve aux affaires qui précédent l'entrée de ce maréchal en Portugal, au siège et à la prise d'Oporto, au combat d'Amarante, à l'évacuation d'Oporto el a la retraite de l'armée sur la Galice. Resté à Tolède en pour y rétablir sa santé, le maréchal Soult lui ordonne de prendre le commandement supérieur de cette place. À la bataille des Arapiles, il a un cheval tué sous lui et est fait prisonnier le . Il parvient à s'évader dans la nuit et à rejoindre l'armée française. L'Empereur le nomme commandant de la Légion d'honneur le .

Napoléon l'emploie le suivant au corps d'observation de l'armée d'Italie. Le , il est en marche sur Roveredo di Guà avec sa brigade lorsqu'il rencontre l'ennemi à Ossenigo. Après avoir attaqué et enlevé ses positions retranchées, il le poursuit l'épée dans les reins et lui fait éprouver de grandes pertes ; il prend une part brillante au combat de Caldiero le 15, et à celui de Saint-Michel le 19.

Il se distingue à la bataille du Mincio le . Il commande ensuite l'avant-garde au passage du Taro le , et à l'attaque de Parme dans la même journée.

Restauration françaiseModifier

Après la première abdication de Napoléon Ier, le général d'Arnaud rentre en France avec sa brigade. Nommé chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer le , Louis XVIII l'autorise le suivant à porter cette décoration et le fait chevalier de Saint-Louis le de la même année.

Le , L'Empereur, de retour de l'île d'Elbe, l'appel au commandement supérieur de la place de Dunkerque, et le à celui de Saint-Omer, qu'il conserve jusqu'au second retour des Bourbons.

Le , le roi le confirme dans le titre de baron et le comprend comme disponible, le , dans le cadre de l'état-major général de l'armée.

Grand officier de la Légion d'honneur le , il reçoit le , le commandement de la 2e subdivision de la 9e division militaire, et le suivant le titre de vicomte. Le , il passe au commandement du département des Pyrénées-Orientales (Perpignan), où il reste jusqu'au , époque à laquelle il est mis en disponibilité. Compris dans le cadre d'activité de l'état-major général le 22 du même mois, le ministre de la Guerre lui donne le suivant le commandement du département de l'Aude.

Il est mort à Carcassonne le , atteint par une pierre lancée lors d'une manifestation populaire sur le Jardin royal de Carcassonne.

TitresModifier

DécorationsModifier

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
Armes du baron d'Arnauld et de l'Empire

D'azur, à trois grenades enflammées d'or, au comble d'argent chargé de deux étoiles d'azur ; au franc quartier des barons tirés de l'armée.[1]

Livrées : bleu, jaune, rouge[1].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 4, Bureau de l'administration, (lire en ligne) ;

Notes et référencesModifier

  1. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier