Pierre-Maximilien Delafontaine

peintre et bronzier-ciseleur-doreur français
Pierre-Maximilien Delafontaine
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Pierre-Maximilien Delafontaine, né à Paris en 1774 et mort le dans le 6e arrondissement de Paris[1], est un peintre portraitiste et bronzier français.

BiographieModifier

Fils de Jean-Baptiste-Maximilien Delafontaine, syndic de la corporation des fondeurs-doreurs-graveurs parisiens, et de Marie-Louise de La Brière, il épouse le Émelie Claudine Herbillon, originaire de Rouvray-Saint-Florentin[2]. Il est l'élève de Jacques-Louis David. D'après les livrets des Salons, on sait qu'il résidait 123 rue Saint-Honoré, en l'Hôtel d'Aligre. Il expose aux Salons de 1798 à 1802.

Après une longue maladie, il succède à son père comme bronzier. Il est chargé de travaux d'ornementation dans les palais royaux. Certaines entrées de serrures du Palais du Louvre sont de sa confection. Son atelier est dispersé en vente publique à Paris le . Son fils Auguste-Maximilien Delafontaine est également artiste fabricant de bronzes.

En 1820, sa fille Louise Christine devient l'épouse de Constant Fénelon Le Tellier, fils de l'homme de lettres Charles-Constant Le Tellier[3]. Sa seconde fille, Louise Emélie, épouse en 1832 l'artiste peintre Merry-Joseph Blondel.

ŒuvresModifier

  • Paris, Hôtel de la Monnaie, Portrait du graveur Bertrand Andrieu en patineur, 1798
  • Versailles, Musée national du château de Versailles et de Trianon
    • Portrait de Marie-François-Xavier Bichat, médecin et anatomiste (1771-1802) près du buste à l'antique du chirurgien anatomiste De Sault [1]
    • Portrait d'Alexandre Lenoir, conservateur du Musée des Monuments français (1761-1839), il tient l'urne des cendres de Molière devant le tombeau de François Ier remonté au musée [2].
  • Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin :
    • Autoportrait, 1797, huile sur bois, 51 x 46 cm, dépôt du musée des Arts Décoratifs ;
    • Portrait du bourgmestre Nicolas Rockox, 1797, huile sur bois, 102 x 53 cm ;
    • Le déluge, d'après un poème de Gessner, 1798, huile sur toile, 276 x 183 cm ;
    • La musique, bronze d'édition, 52 x 23 x 12 cm ;
    • La Paix, assise, couronnée de fruits un rameau d'olivier à la main, bronze d'édition, 39 x 21 x 20 cm ;
    • Flambeau à deux lumières surmonté d'une statuette de baigneuse nue, bronze, 34 x 25 x 12 cm.

SourcesModifier

  • Correspondance de James Pradier, tome 1, Droz, 1984, p. 343.

NotesModifier

  1. Mairie de Paris (Archives numérisées de Paris), Pierre-Maximilien Delafontaine : Acte de décès, Cote du fichier : V4E 639 (Registres d'actes d'état civil (1860-1902)), Paris 6e, Mairie de Paris 6e, (lire en ligne), acte 2445 (vue 18/31 page de droite). Il meurt à son domicile situé au n°5 de la rue Taranne. .
  2. Archives départementales d'Eure-et-Loir, BMS Rouvray-St-Florentin 1759-1792, cote 3E320/002, vue 112/212, 16 mars 1777 : acte de naissance d'Emelie Claudine Herbillon, née le 15, fille de Claude Toussaint Herbillon, lieutenant de la justice du marquisat de Réverseaux et notaire de Rouvray-Saint-Florentin. En 1778, celui-ci devient archiviste de Xavier de Saxe, comte de Lusace, seigneur de Pont-sur-Seine, et régisseur de ses terres.
  3. Familyseach, Paris, Reconstitution chronologique des actes de mariage, vue 374/2196, acte du 26 octobre 1820 : mariage entre Constant Fénelon Tellier, libraire, né à Paris le 15 décembre 1799, fils de Charles Marie Constant Tellier, homme de lettres et de Louise Madeleine Victoire Ganeau, et Louise Christine Emilie Léonide Delafontaine, née à Paris le 19 décembre 1802, fille de Pierre Maximilien Delafontaine, fabricant de bronze et d'Emélie Claudine Herbillon. Parmi les témoins : Jean Gratiot, imprimeur, chevalier de l'ordre de l'Eperon d'Or; Pierre François Léonard Fontaine, architecte du roi et membre de l'Institut; Joseph Maximilien Heurtault, architecte du Palais de Fontainebleau et membre de l'Institut.

Liens externesModifier