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Pierre-Émile Martin

ingénieur
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pierre Martin et Martin.
Pierre-Émile Martin
Pierre Martin (1824-1915).jpg
Fonction
Maire de Sireuil (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
FourchambaultVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pierre-Émile Blaise Martin
Nationalité
Formation
Activités
Père
Fratrie
Constance Martin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Nisida Micheau
Autres informations
Membre de
Cercle des chemins de fer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Médaille d'or de Bessemer (d) ()
Officier de la Légion d'honneur ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre-Émile Martin (né le à Bourges et décédé le au château de La Garenne, Fourchambault) est un ingénieur des Mines de Paris et industriel français.

On lui doit l'application pratique du principe de la récupération des gaz chauds au four à sole pour la fusion de l'acier (1 700 °C environ). Ce procédé avait été inventé par Carl Wilhelm Siemens dont P.-E. Martin avait acquis la licence.

BiographieModifier

Pierre-Émile Martin est le fils d'Émile Martin et le petit-fils de Pierre-Dominique Martin et de Georges Dufaud. Il est marié avec Nisida Micheau.

Il est le maire de la commune de Sireuil (Charente) de 1855 à 1874.

En 1865, sur la base du procédé Siemens, il met en œuvre selon ses recherches le procédé d'élaboration de l'acier sur sole, qui porte son nom, par refusion de déchets d'acier avec addition de fonte pour dilution des impuretés et affinage.

Sa carrière lui mérite les hommages de l'Iron and Steel Institute (Médaille d'or Bessemer en 1884[1]) et de la Nation (chevalier en 1878 puis officier de la Légion d'honneur en 1910).

Acier MartinModifier

On a appelé acier Martin le métal obtenu en utilisant son procédé. Ces aciers contiennent beaucoup moins d'impuretés que ceux qui sont élaborés au convertisseur, et leur composition est beaucoup mieux ajustée.

La mise au point du procédé de Pierre-Émile Martin complète la découverte de Bessemer et de son convertisseur parce qu'il permet d'utiliser les riblons (rebuts) d'acier et de fonte. Il permet de fabriquer de l'acier ayant la réputation d'être de meilleure qualité que l'acier Bessemer. En revanche, son procédé est plus long et les coûts de revient par conséquent plus élevés. Cette invention est testée et mise en œuvre à la fonderie de Sireuil en Charente.

Procédé Martin (ou Procédé Martin-Siemens)Modifier

 
Coupe d'un four Siemens-Martin. Les quatre régénérateurs sont en dessous du four.
Article détaillé : Procédé Martin-Siemens.

Procédé d'affinage de l’acier sur sole, inventé par Pierre-Émile Martin. Il consiste en une fusion d'un mélange de fonte et de ferrailles ou de minerai, puis en un affinage par décarburation, désulfuration et déphosphoration. Cette méthode permet d'élaborer des aciers fins et alliés, par addition d'éléments nobles.

Le convertisseur est un four à réverbère chauffé au gaz, avec récupération de la chaleur des fumées suivant le système Siemens.

Un timbre de 25 f lui rend hommage en mars 1955 (série grands hommes).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

Avec la réussite de son invention, le lycée polyvalent de Bourges a pris son nom, le lycée Pierre-Émile-Martin.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier