Ouvrir le menu principal

Philipp Etter

personnalité politique suisse
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Etter.

Philipp Etter
Illustration.
Photo officielle de Philipp Etter
Fonctions
55e conseiller fédéral

(25 ans, 7 mois et 30 jours)
Élection
Réélection




Prédécesseur Jean-Marie Musy
Successeur Jean Bourgknecht
Chef du Département de l'Intérieur

(25 ans, 7 mois et 30 jours)
Prédécesseur Albert Meyer
Successeur Hans Peter Tschudi
Président de la Confédération suisse

(un an)
Réélection
Vice-président Rodolphe Rubattel
Prédécesseur Karl Kobelt
Successeur Rodolphe Rubattel

(un an)
Réélection
Vice-président Enrico Celio
Prédécesseur Karl Kobelt
Successeur Enrico Celio

(un an)
Réélection
Vice-président Enrico Celio
Prédécesseur Ernst Wetter
Successeur Enrico Celio

(un an)
Élection
Vice-président Marcel Pilet-Golaz
Prédécesseur Johannes Baumann
Successeur Marcel Pilet-Golaz
Conseiller aux États

(3 ans, 4 mois et 29 jours)
Législature 28e (1928-1931)
29e (1931-1935)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Menzingen (Suisse)
Origine Canton de Zoug
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Berne (Suisse)
Parti politique Parti conservateur populaire
Diplômé de Université de Zürich
Profession Avocat

Philipp Etter
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Philipp Etter, né le à Menzingen, mort le à Berne, est un homme politique suisse. Membre du Parti conservateur populaire, il est conseiller fédéral de 1934 à 1959.

Sommaire

BiographieModifier

Origine et parcours professionnelModifier

Philipp Etter est né le à Menzingen. Il étudia à l'école cantonale de Zoug puis au couvent d'Einsiedeln. En 1917 il achève sa licence de droit à l'Université de Zürich. Il est docteur ès sciences politiques et sociales, honoris causa. En 1912 il devient rédacteur en chef des Zuger Nachrichten. En 1918 il épouse Maria Hegglin (1893-1972) qui lui donnera dix enfants.

Parcours politiqueModifier

Membre du Parti conservateur populaire, il commença sa carrière politique à l'âge de 26 ans, en étant élu Juge d'Instruction par le Conseil d'État Zougois. En 1918, il est élu au Grand Conseil du canton de Zoug puis en 1922 il est élu conseiller d'État responsable du département de l'Instruction et Militaire. En 1930 il est élu au Conseil des États où il siègera de 1930 à 1934.

Ministre de l'intérieurModifier

Philipp Etter est élu au Conseil fédéral le dès le premier tour avec 115 voix, il succède à Albert Meyer à la tête du Département de l'Intérieur le . Durant la première partie de son mandat, il se consacre principalement à la défense nationale spirituelle, symbolisée par la création de la fondation Pro Helvetia, à la reconnaissance du romanche comme quatrième langue nationale en votation populaire le , et à l’Exposition nationale de 1939[1]. Il est élu vice-président pour l'année 1938 et président de la Confédération pour l'année 1939.

La deuxième partie de son mandat a lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il adopte face au IIIème Reich une attitude prudente et rejoint les idées du conseiller fédéral Pilet-Golaz. En 1942, alors qu'il est président de la Confédération, il refuse de dénoncer publiquement l'extermination des juifs en Allemagne, afin selon lui de protéger la Croix Rouge suisse.

La troisième partie de son mandat représente la réorganisation économique et sociale d'après-guerre. L'extension de l'École Polytechnique Fédérale, la création du Fonds national suisse de la recherche scientifique, et l'extension du réseau des routes nationales (autoroutes). En 1954 l'Office fédéral des assurances sociales est rattachée au département de l’Intérieur. Sous la direction du conseiller fédéral, l'AVS est étendue et l'Assurance Invalidité (AI) est créée. Il est président de la Confédération en 1947 et en 1953; en 1957 la fonction lui est également offerte, mais il la refuse en annonçant son retrait prochain. Sa longue présence au sein du Conseil fédéral, 25 ans, lui vaut de se voir décerner par le carnaval de Bâle le surnom d’Éternel.

DécèsModifier

Après son retrait du Conseil fédéral, il continua à résider à Berne, il décède le des suites d'une brève maladie.

Notes et référencesModifier

  1. « Propagande d'Etat : mode d'emploi suisse - Helvetia Historica », Helvetia Historica,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2018)

Liens externesModifier