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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guigou.
Paul Guigou
Self Portrait 1869 Paul Guigou.jpg
Paul Guigou, Autoportrait (1869),
Paris, musée d'Orsay.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 37 ans)
Paris 10e
Nationalité
Activités

Paul Camille Guigou, né le à Villars (Vaucluse), et mort à Paris 10e le [1], est un peintre français.

BiographieModifier

Paul Guigou naît en 1834 à Villars (Vaucluse) dans une famille aisée d’agriculteurs et de notaires. Il va au collège à Apt où ses qualités ne passent pas inaperçues de son professeur de dessin.

Paul Guigou est ensuite clerc de notaire à Marseille de 1854 à 1861. La peinture de Gustave Courbet, qu'il découvre à l'occasion de l'Exposition universelle de 1855, l'influence fortement pendant toute sa période marseillaise. Il rencontre également Émile Loubon, qui lui donne accès aux salons qu'il organise dans le cadre de la Société des amis des arts de Marseille.

En 1863, à la mort de Loubon, Paul Guigou quitte définitivement Marseille pour Paris. Il habite au 44 rue de la Tour-d'Auvergne[2]. Il y fréquente le café Guerbois, lieu de réunion de nombreux futurs peintres impressionnistes. Il devient l'ami du peintre méridional Frédéric Bazille, d'Alfred Sisley et de Claude Monet. Cependant, ses peintures restent essentiellement des représentations d'une Haute-Provence calme et paisible qu'il retrouve chaque été. Ses paysages, très lumineux, il les met fréquemment en scène dans des panoramas tout en largeur qui donnent une part importante à un ciel bleu éclatant. Ces sujets de prédilection s'étendent des garrigues du Luberon aux bords de la Durance, du Plan-d'Orgon à Saint-Saturnin-lès-Apt, des collines d’Allauch à l’étang de Berre. Ses peintures sont régulièrement exposées de 1863 à 1870 au Salon de Paris.

Ayant quitté la capitale avant la guerre et la Commune, Paul Guigou y revient, engagé par la baronne de Rothschild comme professeur de dessin, poste qui devait enfin lui assurer un revenu stable. Il meurt subitement le des suites d'une congestion cérébrale. Après sa mort, son œuvre tombe dans l'oubli pendant près de trente ans ; c'est l'Exposition centennale de l'art français de 1900, organisée dans le cadre de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, qui la fera redécouvrir. Au XXIe siècle, quelques expositions, notamment à Paris (musée Marmottan Monet 2004) et à Marseille (musée des Beaux-Arts 2005), permettent de le faire mieux connaître[3].

Ses toiles sont visibles, entre autres, en France au musée d'Orsay et au musée des beaux-arts de Marseille. L'exposition organisée à Paris en 2004 au musée Marmottan-Monet a réuni 118 de ses toiles, aquarelles et dessins.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Archives de Paris, acte de décès n°8691, vue 15 / 31
  2. Galerie Paul Prouté, catalogue 153, novembre 2017, p. 95.
  3. Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, André Alauzen & Laurent Noet, Éditions Jeanne Laffitte, 2006

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Armand Dayot, « Paul Guigou », L'Art et les Artistes, mars 1927, p. 268 disponible sur Gallica.
  • Claude Jeanne Bonnici, Paul Guigou, Edisud, 1989.
  • André Alauzen di Genova, La Merveilleuse Provence des peintres, Aubéron, NAEF, 2001.
  • Paul Guigou (1834-1871), Éditions Jeanne Laffitte, 2004

Liens externesModifier

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