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Paul-Victor de Seze

personnalité politique française
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Paul-Victor de Seze ou Paul-Victor de Sèze[1], né le à Saint-Émilion (Gironde) et mort le à Saint-Médard-d'Eyrans (Gironde), est un médecin, député, et recteur français. Il fut le premier recteur de l'Académie de Bordeaux, en 1809.

Il est le frère de l'avocat Raymond de Sèze, et le père d'Aurélien de Seze, amant de George Sand

Sommaire

BiographieModifier

Né à Saint-Émilion le , il fait ses études de médecine à Montpellier et publie en 1774, à l'âge de 23 ans, sa dissertation inaugurale.

Agrégé au Collège de la faculté de Bordeaux en 1783, il entre la même année à l'Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, puis au musée de Bordeaux, société littéraire émanation de la franc-maçonnerie, dont il faisait partie. Il publie en 1789 les Vœux d'un Citoyen dans lequel il plaide pour une monarchie constitutionnelle.

Élu le comme représentant de la sénéchaussée de Guyenne aux États généraux, il prête le serment du Jeu de paume. Il s'oppose à la loi sur les émigrés et à la constitution civile du clergé, mais se fait remarquer pour ses interventions en faveur des hôpitaux, de la salubrité urbaine, de l'éducation publique et surtout de la reconnaissance de la citoyenneté des Juifs et des Noirs. À la dissolution de la Constituante le , il rentre à Bordeaux et échappe au mandat d'amener qui fut lancé contre lui durant la Terreur.

Fondateur de la Société clinique de santé en 1796, il se voit confier les cours de la matière médicale à l'école pratique de Saint-André à Bordeaux. En 1801, il est appelé à la Commission consultative de la préfecture.

Porté à la présidence de la Société de médecine de Bordeaux en 1803, il préside également la première assemblée du Collège électoral de l'arrondissement de Bordeaux du 17 germinal an XI. Il fut le premier recteur de l'Académie de Bordeaux, nommé le . Il prend le parti du retour de la royauté le et fait partie du conseil du duc d'Angoulème lors de la première restauration.

Démissionnaire pendant les Cent-Jours, il est réintégré au rectorat à la chute de Napoléon. Administrateur de l'école des sourds-muets, associé non résident de l'Académie royale de médecine de Paris, membre de la Société de médecine dès 1821, il est porté au rang d’officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur en 1824. Il décède dans son château d'Eyran, à Saint-Médard-d'Eyrans (Gironde), le .

BibliographieModifier

  • « Paul-Victor de Seze », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Les vœux d'un citoyen, 1789
  • "Recherches physiologiques et philosophiques sur la sensibilité ou la vie animale" 1786
  • "Dissertation medica de affectibus soporisis" 1774

Notes et référencesModifier

  1. Le Défenseur du roi : Raymond de Seze (1748-1728) par André Sevin - p.1, ndbp 1, à propos des de Sèze : « Nous écrivons ce nom sans accent parce que le défenseur de Louis XVI l'écrivait ainsi. Il attachait même une telle importance à cette graphie que nous le voyons, en 1827, demander au procureur général de « "s'occuper ... au corps municipal des moyens de réparer le vice de l'étiquette de son nom dans la rue de Seze, et du retranchement à faire de l'accent qu'on a mis mal à propos sur le premier e qui en dénature absolument la prononciation » (R. de S.). M. le comte de Sèze, héritier direct du nom, maintient néanmoins l'accent parce que celui-ci figure sur les lettres d'anoblissement données par Louis XVIII à son illustre aïeul ». Cependant, rien ne permet d'établir que cette volonté soit répercutée sur l'état-civil. La rue se nomme toujours rue de Sèze, et les deux orthographes se rencontrent parmi ses descendants.

Voir aussiModifier