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BiographieModifier

Parcours professionnelModifier

Avocat de profession, il est associé avec Olivier Wyssa[1].

En décembre 1999, il a été l'avocat, avec Pierre Schifferli, de l'ancien communiste Roger Garaudy lors d'un de ses procès[2],[3].

Activités associatives et culturellesModifier

Pascal Junod, lors de ses études de droit à l'Université de Genève, est proche du Cercle Culture et Liberté, animé par Daniel Cologne et Georges Gondinet. Le 27 novembre 1976, alors qu'il a seulement 19 ans, il participe, avec Georges Gondinet, à une émission hebdomadaire de la RTS, « L’antenne est à vous », qui avait accordé 15 minutes au CCL[4]. En 1979, il fonde le groupe Forces Nouvelles[5].

Cercle ThuléModifier

En 1983, il fonde le Cercle Thulé, dont l'objectif est de diffuser les travaux du GRECE (« Nouvelle Droite ») en Suisse romande. Junod devient le correspondant pour la Suisse de la revue Nouvelle École[6]. Le Cercle Thulé organise en août 1987 et 1988 la célébration de la Lugnasad (fête du dieu Lug) dans le petit village de Vaulion. Plusieurs centaines de militants, venus de plusieurs pays d'Europe, y participent[7].

L'association étudiante du Cercle ProudhonModifier

En 1984, il crée à l'Université de Genève une association d'étudiants, le Cercle Proudhon[8]. Début 1985, le Cercle Proudhon organise à Genève un meeting sur Le Droit à l’identité: les orateurs sont J-G. Malliarakis, Guillaume Faye, Alain de Benoist, Pierre Vial, Robert Steuckers, l’Italien Marco Tarchi, l’Anglais Michael Walcker, l’Allemand Pierre Krebs[9]. En novembre 1985, il organise une conférence-débat opposant Alain de Benoist et Jean Ziegler[6],[10]. Le Cercle Proudhon restera actif : il invitera notamment Pierre Vial et Roger Garaudy en 1999[3], Dominique Venner en 2001, Gabriele Adinolfi en 2014[11],[12] et Georges Feltin-Tracol (Réfléchir & Agir) en 2019[13],[14].

Librairie ExcaliburModifier

À partir de la fin des années 1980, il commence à faire paraître un catalogue de vente de livres par correspondance, sous le nom de Thulé - Centre national de la pensée européenne, (plusieurs catalogues publiés par année). En décembre 1993, il inaugure la Librairie Excalibur à Genève[7], ouverte uniquement le samedi. À la suite d'une campagne de pression, notamment sur la régie immobilière, organisée par la Conseillère d'État Martine Brunschwig Graf, la librairie devra fermer une année plus tard[5].

Club de la GrammaireModifier

Il anime aussi un Club de la Grammaire, dont l'objectif officiel est « la défense de la langue française »[15]. Le club organise des séminaires consacrés à des auteurs littéraires tels Arthur Koestler, Henri Vincenot ou Pierre Gripari, et invite aussi des personnalités connues de la Droite radicale, telles que Pierre Vial, Robert Steuckers ou le chanteur identitaire Docteur Merlin[16].

Amitiés Robert BrasillachModifier

En 1992[17], il est élu président de l’Association des amis de Robert Brasillach[18]. L'Association a été fondée en 1948 à Genève. Elle édite, depuis 1950, les Cahiers des amis de Robert Brasillach (CARB).

Parcours politiqueModifier

ASINModifier

En 2007, il est président de la section genevoise de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre et président de l’Alliance des citoyens contribuables. La même année, il est élu membre assesseur de la Commission cantonale de recours de la police des étrangers par le Grand Conseil, sur présentation du Mouvement citoyens genevois — nomination dénoncée par l'association des juristes progressistes[19].

Passage à l'UDCModifier

Membre de la section genevoise de l'Union démocratique du centre, il se présente aux élections fédérales en 1999 pour le Conseil national, sans succès[20].

À la suite d'un article publié en septembre 1999 par le journal Blick, qui qualifie ses activités culturelles d'« engagement extrémiste », le secrétaire général de l’UDC Suisse, Martin Baltisser, et son président Ueli Maurer, exigent sa démission[21]. La section genevoise refuse dans un premier temps d’obtempérer mais, devant la menace de révocation de l'ensemble du comité brandie par les dirigeants du parti, Pascal Junod démissionne[22]. Il assure avoir passé un accord de réadmission avec le parti en cas de succès de son dépôt de plainte contre le Blick, une réadmission que refusera Jacques Pagan. Junod accuse alors Pagan d'exercer « un pouvoir quasi dictatorial ». Il dénonce aussi des violations des statuts, un manque de transparence du parti sur le plan financier et une gestion anarchique caractérisée par l'absence d'ordre du jour et de procès verbal[23]. Plus tard, le journal Blick présentera des excuses à Pascal Junod pour avoir utilisé des méthodes diffamatoires, notamment un montage photographique[24].

Notes et référencesModifier

  1. https://www.letemps.ch/suisse/geneve-ludc-avalise-presence-dun-candidat-megretiste.
  2. http://www.cicad.org/brochure/index.php?id=53&tx_ttnews[tt_news]=14&tx_ttnews[backPid]=39&cHash=d27b77fe49
  3. a et b Frédéric Koller, « Genève. L'UDC avalise la présence d'un candidat «mégrétiste» », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  4. « Les non-conformistes des années 70 (entretien avec Daniel Cologne) – Europemaxima », sur www.europemaxima.com (consulté le 28 avril 2019)
  5. a et b Skenderovic, Damir., The radical right in Switzerland : continuity and change, 1945-2000, Berghahn Books, (ISBN 9781845455804 et 1845455800, OCLC 226357750, lire en ligne)
  6. a et b Cantini, Claude,, Les Ultras : extrême droite et droite extrême en Suisse, les mouvements et la presse de 1921 à 1991 (ISBN 2829001354 et 9782829001352, OCLC 27267231, lire en ligne)
  7. a et b Urs Altermatt et Hanspeter Kriesi, L'extrême droite en Suisse - Organisations et radicalisation dans les années 1980 et 90 , Fribourg, Editions universitaires, 1995, 293 p., p. 33-34.
  8. Ne doit pas être confondu avec le Cercle Proudhon fondé par Georges Valois en 1911.
  9. Nicolas Lebourg, Le monde vu de la plus extrême droite : du fascisme au nationalisme-révolutionnaire, Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, coll. « Études », , 260 p. (ISBN 978-2-35412-075-7, lire en ligne), p. 60.
  10. CICAD, « Rapport sur l'antisémitisme en Suisse 1999 (chapitre 2) » (consulté le 20 novembre 2007)
  11. Lakonike Vox, « Gabriele Adinolfi, 14 mars 2014, Genève, cercle Proudhon », (consulté le 28 avril 2019)
  12. (de) « 2014 Archives », sur GRA (consulté le 28 avril 2019)
  13. « Kalvingrad Patriote », sur Kalvingrad Patriote (consulté le 28 avril 2019)
  14. Sébastien Brunschwig, « La droite dure se réunit en Vieille Ville », Le Courrier,‎ (lire en ligne)
  15. « Union des Sociétés Françaises de Genève | Club de la grammaire » (consulté le 28 avril 2019)
  16. « club de la grammaire - CIVITAS », sur civitas.blog.tdg.ch (consulté le 28 avril 2019)
  17. https://www.antifa.ch/association-des-amis-de-robert-brasillach/.
  18. http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/11/01/lecrivain-yann-moix-la-petition-et-les-negationnistes/.
  19. CICAD : Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation
  20. État de Genève, « Résultat officiel des élections » (consulté le 20 novembre 2007)
  21. Eduard Mader, « SVP-Maurer: Wir dulden keinen Rechtsextremismus », Blick,‎
  22. Le Temps, « mil Rahm, l’extrémiste de droite qui ne fait pas peur à l’UDC » (consulté le 20 novembre 2007)
  23. Tribune de Genève, Pascal Junod attaque violemment l'UDC, par Cédric Waelti, 23 avril 2002
  24. Raphael Waldvogel, « «SonntagsBlick» entschuldigt sich für Nazi-Diffamierung », Klein Report,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier