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Parti communiste luxembourgeois

parti politique luxembourgeois

Parti communiste luxembourgeois
(lb) Kommunistesch Partei Lëtzebuerg
(de) Kommunistische Partei Luxemburgs
Image illustrative de l’article Parti communiste luxembourgeois
Logotype officiel.
Présentation
Président Ali Ruckert
Fondation
Scission de Parti socialiste
Siège 3, rue Zénon Bernard
Esch-sur-Alzette
Journal Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek
Positionnement Extrême gauche
Idéologie Communisme
Marxisme-léninisme
Euroscepticisme
Affiliation internationale Conférences internationales des partis communistes et ouvriers
Séminaire communiste international
Couleurs Rouge
Site web www.kp-l.org
Représentation
Députés
0 / 60
Députés européens
0 / 6
Bourgmestres
0 / 102
Conseillers communaux[1]
2 / 600

Le Parti communiste luxembourgeois (en luxembourgeois : Kommunistesch Partei Lëtzebuerg et en allemand : Kommunistische Partei Luxemburgs), abrégé respectivement en PCL et en KPL, est un parti politique luxembourgeois.

Ali Ruckert est l'actuel président du parti.

Sommaire

HistoireModifier

Fondé le à Niederkorn par scission du Parti socialiste (l'actuel LSAP), le KPL est un des plus anciens partis politiques au Luxembourg. Il est au cœur du référendum de 1937 puisque ce dernier portait sur le vote de la Loi muselière qui consistait à interdire le parti communiste et où les citoyens votèrent « NON ».

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le parti est une composante du gouvernement d’Union nationale (1945-1947). Son Premier ministre était Charles Marx. Après la mort de Marx dans un accident de voiture en 1946, il a été remplacé par Dominique Urbany. Toutefois, après la mort du chef du Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP), la coalition s'est effondrée. Avec le principe d'un gouvernement tout-inclus parti, le KPL a été exclu du gouvernement suivant, et ne revint jamais au gouvernement.

En 1964, le Département d'État des États-Unis estime les membres du parti à environ 500[2]. Aux élections législatives luxembourgeoises qui se sont tenues la même année, le parti a enregistré 12,4 % des voix, et a remporté cinq sièges à la Chambre des députés, sur 56 sièges. La représentation du parti à la Chambre a culminé suite de l'élection législative de 1968, avec six députés, mais a diminué depuis et a perdu son dernier député aux élections législatives luxembourgeoises de 1994.

La chute du mur de Berlin en 1989 a accentué les querelles au sein du parti, qui voit des dissidents trotskystes et marxistes fonder un nouveau mouvement en 1993, la Nouvelle Gauche[3].

En 1999, de nombreux membres du parti ont été cofondateurs de « La Gauche » (en luxembourgeois : Déi Lenk), né sur les bases de la Nouvelle Gauche[3]. En conséquence des membres du KPL étaient nommés sur les listes de La Gauche aux élections législatives luxembourgeoises de 1999 et aux élections de 2000 et aucune liste distincte du KPL n'a existé[3]. Après les différends entre les principaux membres du KPL et une majorité au sein de La Gauche, peu avant les élections législatives luxembourgeoises de 2004, le parti a à nouveau formé des listes séparées[3].

Un certain nombre de membres de La Gauche ont ensuite été expulsés du Parti communiste, dont le poids au sein de la Gauche radicale luxembourgeoise a été réduit par les succès électoraux de La Gauche, qui réussit à obtenir des députés là où le parti communiste n'y arrive plus depuis les années 1990[3].

Résultats électorauxModifier

Élections législativesModifier

Année Voix % Rang Sièges
1922 6 976 1,0 7e
0 / 48
1931 6 264 0,7 9e
0 / 54
1934 70 940 5,2 5e
1 / 54
1945 295 701 13,5 4e
5 / 51
1948 195 956 16,9 4e
5 / 51
1951 35 662 3,4 4e
4 / 52
1954 211 121 8,9 4e
3 / 52
1959 220 425 9,1 4e
3 / 52
1964 330 909 12,5 4e
5 / 56
1968 402 610 15,5 4e
6 / 56
1974 314 635 10,5 4e
5 / 59
1979 177 286 5,8 5e
2 / 59
1984 165 960 5,0 5e
2 / 64
1989 157 608 5,1 7e
1 / 60
1994 57 646 1,9 9e
0 / 60
2004 35 524 1,2 7e
0 / 60
2009 49 108 1,5 7e
0 / 60
2013 53 669 1,6 8e
0 / 60
2018 44 916 1,3 8e
0 / 60

Élections européennesModifier

Année Voix % Sièges Rang Tête de liste Groupe
1979 48 813 5,0
0 / 6
5e
1984 40 395 4,1
0 / 6
7e
1989 46 785 4,7
0 / 6
5e
1994 16 559 1,6
0 / 6
9e
2004 12 761 1,2
0 / 6
7e
2009 17 299 1,5
0 / 6
7e
2014 17 506 1,5
0 / 6
9e Ali Ruckert
2019 14 334 1,14
0 / 6
9e

Élections communalesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Communes de plus de 3 000 habitants uniquement, où l'élection au scrutin de liste avec représentation proportionnelle est employé.
  2. Roger W. Benjamin et Kautsky, John H., « Communism and Economic Development », American Political Science Review, vol. 62, no 1,‎ , p. 110–123 (DOI 10.2307/1953329, JSTOR 1953329).
  3. a b c d et e Laurent Moyse, « Déi Lénk, de l’émancipation à la visibilité », sur https://paperjam.lu, (consulté le 10 juin 2019)

Voir aussiModifier

Lien externeModifier