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Institut de recherche pour le développement

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Institut de recherche
pour le développement
upright=Article à illustrer Organisation
Histoire
Fondation
Prédécesseur
Cadre
Type
Domaine d'activité
Siège social
Pays
Organisation
Effectif
2 050 TotalVoir et modifier les données sur Wikidata
Chercheurs
830
Président
Organisation mère
Affiliation
Budget
221 570 000 euro ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
SIREN

L'Institut de recherche pour le développement (IRD) est un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) français sous la tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Coopération, remplaçant l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM).

Cet organisme participe à des recherches scientifiques et techniques par le biais d'accords signés entre la France et certains pays en développement.

Ces programmes de recherche destinés à apporter une aide au développement des pays du Sud s'orientent autour des sciences humaines et sociales (géographie, sociologie…), des sciences de la santé (maladies infectieuses, grandes endémies, nutrition, environnement) et des sciences de la nature (hydrologie, pédologie, géophysique, ichtyologie…).

Le siège de l'IRD est situé à MarseilleParis jusqu'en septembre 2008).

Sommaire

HistoriqueModifier

L’idée de créer un organisme capable de promouvoir la recherche dans les colonies françaises fut exprimée pour la première fois, en 1937, sous le gouvernement de Léon Blum et après la prise de conscience au sujet des effets nocifs de la production intensive d'arachides au Sénégal, en particulier l'usure des sols, les déplacements de population, et la question des cultures vivrières, sur fond de montée des revendications pour la décolonisation.

Il faudra pourtant attendre la création, par la loi no 550 du , de l’Office de la recherche scientifique coloniale (ORSC). En 1944, le gouvernement provisoire de la République française, soucieux de disposer des atouts nécessaires à la cohésion et au renouveau d’un empire colonial ébranlé par la guerre, confirme par une ordonnance du la création de l’Office, d'abord sous le nom d'Office de recherche scientifique d'outre-mer (ORSOM) puis en 1953 sous celui d'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM). C’est ainsi pour contribuer à donner un nouvel essor à la politique coloniale qu’a été créé puis transformé et pérennisé un « office conçu pour la seule recherche scientifique coloniale ». Le nouvel institut connaîtra, au cours de son évolution, de grandes mutations :

  • la première a lieu en 1953 à la suite des difficultés financières liées à la création d’un fonds commun,
  • la deuxième porte, en 1960, sur la scission de la recherche agronomique et la lutte contre le démantèlement pour un statut national,
  • la troisième survient en 1984, avec le décret du 5 juin, portant réorganisation et fonctionnement, de l’office car les relations entre la métropole et les colonies s’étaient muées en coopération bilatérale ou multilatérale qui deviendra essentielle dans les relations Nord-Sud. Ce décret traduisait une mise à jour et une continuité puisque l’Office devenait Institut français de recherche scientifique pour le développement en Coopération, tout en gardant le sigle Orstom. Il acquiert le statut d'Établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST).

Le , l’institut, à la suite de réelles évolutions, a changé de nom et de sigle pour devenir l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Quelques membresModifier

Organisation actuelleModifier

Présidents du Conseil d'administrationModifier

DépartementsModifier

L’IRD est organisé en cinq départements scientifiques :

Présence dans le mondeModifier

Outre le siège de Marseille, en 2017, le réseau s’est déployé vers une dizaine de nouveaux pays. L’IRD dispose ainsi, fin 2017, d’un réseau différencié avec des représentants dans 40 pays en particulier en Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Niger, Mali, Sénégal, Guinée, Ghana, etc.), mais aussi en Afrique du Nord (Égypte, Maroc, Tunisie, etc.), en Asie (Cambodge, Vietnam, Indonésie, Thaïlande, Laos, etc.), en Amérique latine (Bolivie, Brésil, Chili, Pérou, Équateur, Mexique, Colombie, Argentine). En France métropolitaine, il dispose de quatre délégations régionales - DR Sud-Est à Marseille, DR Occitanie à Montpellier, DR Île-de-France à Bondy et DR Ouest à Brest - et est présent dans l'Outremer français à La Réunion, en Guyane Française, en Martinique, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.

En 2017, l'IRD se compose de 2 013 agents, dont 833 chercheurs et 1 180 ingénieurs et techniciens[1], 66 unités de recherche[2]; 40 représentations à l’étranger et en Outre-mer[1]. Au cours de l'année 2017, l'IRD compte 69 familles de brevet actives, a accompagné plus d'une centaine de créations d'entreprise[3], réalisé 3 nouvelles expositions, produit ou co-produit 30 films[4], édité ou co-édité 15 ouvrages et participé à 295 manifestations de culture scientifique[5] . En 2017, ses chercheurs ont signé 4 449 publications scientifiques. C'est encore l'herbier de Nouvelle-Calédonie (85 000 planches)[6] et celui de Guyane (200 000 spécimens)[7]. Ce sont enfin plusieurs bases de données (scientifiques, temporelles, photographiques), dont la base documentaire Horizon-plein texte qui propose 90 000 documents issus des recherches de l'IRD, dont 66 000 fichiers téléchargeables en accès libre[8] et la photothèque Indigo (plus de 60 000 photographies)[9].

Publications et recherchesModifier

L'institut de recherche et développement IRD, en partenariat avec les universités de Côte d'Azur et de Californie à Los Angeles, publie en 2019 une étude remettant en cause les modèles de la sismologie en vigueur, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l'anticipation des catastrophes. L'utilisation de l'intelligence artificielle et la création d'un système d'apprentissage automatique (machine learning) permettrait notamment de trouver les signes d'activité future[10].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Rapport IRD 2017 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  2. eZ Systems, « Liste des unités de recherche - Institut de recherche pour le développement (IRD) », sur www.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  3. « Partenariat | innovation | Rapport IRD 2017 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  4. « Partenariats | Rapport IRD 2017 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  5. « Partage des savoirs | Rapport IRD 2017 », sur rapport.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  6. Pl@ntnet - Julien Barbe - AMAP, « [[Pl@ntNet]] - Herbarium of IRD Nouméa (NOU) », sur herbier-noumea.plantnet-project.org (consulté le 29 août 2016)
  7. « CAY - Pl@ntnet », sur publish.plantnet-project.org (consulté le 29 août 2016)
  8. « IRD - Portail documentaire », sur horizon.documentation.ird.fr (consulté le 29 août 2016)
  9. « IRD » (consulté le 29 août 2016)
  10. Paul Molga, « De nouvelles découvertes secouent la sismologie », Les Echos, (consulté le 4 avril 2019)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • C. Bonneuil et P. Petitjean, « Les chemins de la création de l'ORSTOM, du Front populaire à la Libération en passant par Vichy, 1936-1945 : recherche scientifique et politique coloniale », dans Roland Waast et Patrick Petitjean (dir.), Les Sciences hors d'Occident au XXe siècle, Paris, ORSTOM, 1996, p. 113-161
  • Ndiaye, Ch.- Étude du dispositif documentaire de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) : cas de la Représentation au Sénégal. (Mémoire de fin d’études au Diplôme supérieur en sciences de l’information et de la communication (DSSIC) ; sous la dir. de M. O. SAGNA). – Dakar : EBAD ; 2006.- 97 p. + annex. http://memsic.ccsd.cnrs.fr

Articles connexesModifier

Liens externesModifier