Orry-Kelly

Orry-Kelly
Nom de naissance John Orry Kelly
Naissance
Kiama, Nouvelle-Galles du Sud (Australie)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 66 ans)
Hollywood, Californie (États-Unis)
Profession Créateur de costumes
Films notables L'Insoumise
La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre
Le Faucon maltais
La Vipère
Casablanca
Certains l'aiment chaud

Orry-Kelly ou John Orry Kelly, né Jack Kelly le à Kiama en Australie et mort le à Hollywood aux États-Unis, est un des costumiers les plus prolifiques d'Hollywood, plusieurs fois oscarisé.

BiographieModifier

Orry-Kelly grandit et étudie à Kiama, une petite bourgade sur le littoral de la mer de Tasman, où il est connu sous le nom de Jack Kelly[1]. Sa mère est Florence Purdue, née à Sydney[2]. Son père, William Kelly, qui est né sur l'île de Man en mer d'Irlande, est drapier et tailleur à Kiama[3],[2]. Orry devient apprenti tailleur et étalagiste à Sydney.

Afin de poursuivre une carrière d'acteur, il quitte le continent australien et part pour New York aux États-Unis, où il partage une chambre avec l'artiste australien de music-hall Charlie Spangles et le tout jeune comédien britannique d'alors Cary Grant (à l'époque encore nommé Archibald Leach) qui restera dans le logement cinq années durant ; ce dernier vend même des cravates peintes par Orry-Kelly dans la rue[4],[2],[5]. Alors peintre mural dans une discothèque, Orry-Kelly est engagé par les Fox East Coast studios pour illustrer des génériques. Il conçoit les costumes et décors pour les spectacles de la famille Shubert à Broadway et les George White's Scandals.

Orry-Kelly s'installe à Hollywood en 1932, et travaille pour toutes les majors (Universal, RKO, 20th Century Fox, et MGM). Il y crée les costumes pour les actrices les plus renommées du moment, comme Bette Davis, Olivia de Havilland, Katharine Hepburn, Ava Gardner, Ann Sheridan, Barbara Stanwyck, Marilyn Monroe ou Merle Oberon, pour des films devenus des classiques de l'Âge d'or du cinéma comme 42e Rue, Le Faucon maltais, Casablanca, Arsenic et vieilles dentelles, Harvey, Oklahoma!, Ma tante, et Certains l'aiment chaud.

Orry-Kelly a gagné trois Oscars de la meilleure création de costumes (pour Un Américain à Paris, Les Girls, et Certains l'aiment chaud) et a reçu une nomination pour un quatrième : Gypsy, Vénus de Broadway.

Au cours des dix dernières années de sa vie, il écrit ses mémoires intitulé humoristiquement Women I've Undressed mais bien que les éditeurs aient apprécié le livre, il n'a jamais pu être imprimé, prétendument à cause de problèmes juridiques - à moins que ses confidences aient été trop gênantes[1],[2].

Alcoolique de longue date, Orry-Kelly est mort d'un cancer du foie à Hollywood, en 1964. Aux obsèques, Cary Grant, Tony Curtis, George Cukor et Billy Wilder portent son cercueil ; son éloge funèbre est prononcé par le magnat du cinéma et ami, Jack Warner[2],[1].

Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park de Hollywood Hills.

FilmographieModifier

GalerieModifier

  • Quelques acteurs et actrices habillés par Orry-Kelly.

RéférencesModifier

  1. a b et c (en) Garry Maddox, « Unravelling secrets of man who dressed the stars », sur The Sydney Morning Herald, (consulté le 31 décembre 2020)
  2. a b c d et e (en) Michael Burge, « Orry-Kerry – the costume king from Kiama », sur Michael Burge Media, (consulté le 31 décembre 2020)
  3. (en) « reviews_and_ramblings | Cary Grant & Randolph Scott », sur reviews-and-ramblings.dreamwidth.org, (consulté le 31 décembre 2020)
  4. (en) Jay Jorgensen, Donald L. Scoggins et Turner Classic Movies, Creating the Illusion: A Fashionable History of Hollywood Costume Designers, Running Press, (ISBN 978-0-7624-5807-3, lire en ligne)
  5. (en) Marc Eliot, Cary Grant: A Biography, Crown, (ISBN 978-0-307-55497-0, lire en ligne)
  • (en) William J. Mann, Behind the Screen : How Gays and Lesbians Shaped Hollywood, 1910-1969, New York, Penguin Books, , 422 p. (ISBN 0-14-200114-7)

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