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Onomarchos
Fonction
Stratège
Biographie
Naissance
Elátia (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Thessalie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Philomelos of Phocis (en)
Phayllus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Troisième guerre sacrée (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Onomarchos de Phocis (en grec ancien Ονόμαρχος / Onómarkhos) est un militaire ayant vécu en Grèce antique au IVe siècle av. J.-C. et connu pour son rôle en tant que général des troupes de Phocide au cours de la troisième guerre sacrée (356-).

Plusieurs sources antiques[1] le présentent comme le fils d'un nommé Théotime et indiquent qu'il avait un frère nommé Philomélos. Selon d'autres sources, il avait un autre frère, Phayllos, lui aussi militaire.

Dans la campagne contre la cité de Tithorée, il commandait une division de l'armée phocidienne sous les ordres de Philomélos, qui périt dans l'affaire. Après la bataille, Onomarchos rassembla le reste des troupes phocidiennes et se retira vers Delphes. Une assemblée du peuple eut lieu, au cours de laquelle Onomarchos soutint énergiquement la poursuite de la guerre, en s'opposant aux conseils du parti plus modéré, et réussit à obtenir sa propre nomination au commandement suprême en remplacement de Philomélos, en 353 avant notre ère.

Onomarchos fut loin, cependant, d'imiter la modération de son prédécesseur : il confisqua sans scrupules les biens de tous ceux qui s'opposaient à lui et les trésors sacrés du sanctuaire de Delphes. Grâce à cela, il réussit à rassembler et à entretenir un grand corps de mercenaires et en outre à corrompre de nombreux États hostiles ; c'est ainsi qu'il put influencer les Thessaliens qui abandonnèrent leurs alliés et adoptèrent une position neutre.

Ainsi libéré de ses adversaires les plus à craindre, il était plus redoutable pour les ennemis qui lui restaient. Il envahit la Locride, prit la ville de Thronion, contraignit Amphissa à se soumettre, ravagea la Tétrapolis dorienne, et enfin tourna ses armes contre la Béotie, où il prit Orchomène et assiégea Chéronée, mais fut contraint de battre en retraite sans avoir pu faire davantage.

Après le siège de Chéronée, il reçut une demande d'aide de la part de Lycophron, tyran de Phères, qui avait été attaqué par Philippe II de Macédoine. Il commença par envoyer en Thessalie son frère Phayllos avec une armée de 7 000 hommes qui fut vaincue par les armées de Philippe. Onomarchos marcha alors avec toutes ses forces au secours de Lycophron, défit Philippe dans deux batailles successives, et le chassa de Thessalie.

En 352 avant notre ère, Onomarchos revint en Béotie, la vainquit en une bataille, et prit la ville de Coronée. Il fut ensuite rappelé une nouvelle fois à l'aide par Lycophron, car Philippe était revenu en Thessalie. Onomarchos s'empressa de soutenir son allié avec une armée de 20 000 fantassins et 500 chevaux, mais Philippe disposait de troupes plus nombreuses et, dans la bataille rangée qui suivit, la supériorité de la cavalerie thessalienne décida de la victoire en faveur de Philippe.

Onomarchos et de nombreux fuyards se jetèrent à la mer dans l'espoir de nager jusqu'aux navires d'Athènes qui, sous les ordres de Charès, se trouvaient au large des côtes, mais il périt dans les flots ou, selon Pausanias, sous les traits de ses propres soldats. Son corps tomba entre les mains de Philippe, qui le fit crucifier pour châtier son sacrilège à Delphes.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • (en) William Smith (éd.), Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, 1867, article « Onomarchus » [lire en ligne].