Chéronée

village, ancienne cité et ancien dème de Béotie en Grèce
Chéronée
Image dans Infobox.
Lion de Chéronée : monument thébain, en souvenir de la bataille de Chéronée, en 338 av. J.-C..
Noms locaux
(grc) Χαιρώνεια, (el) Κάπραινα, (el) ΧαιρώνειαVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Nome
Périphérie
Dème
Altitude
130 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
556 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Patrimonialité
Site archéologique de Grèce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Remplace
Chaeronea (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Identifiants
TGN

Chéronée (en grec ancien : Χαιρώνεια / Khairốneia, moderne : Cherónia) est une cité grecque de Béotie située entre la Phocide et l'Attique, non loin du fleuve Céphise, patrie de Plutarque.

HistoireModifier

Chéronée est d'abord connue sous le nom d'Arné[1] ; mentionnée dans le Catalogue des vaisseaux[2], où elle est caractérisée par ses « vignes plantureuses », elle est la patrie de Ménesthios, fils du roi Aréithoos, combattant achéen pendant la guerre de Troie[3], et de Phyloméduse. À l'époque classique, Chéronée se trouve dans la sphère d'influence d'Orchomène, à qui elle paie tribut[4]. Elle devient ensuite un district de Béotie. Au IVe siècle av. J.-C., elle regagne son autonomie au sein du koinon des Béotiens. L'Empire romain la reconnaît ensuite comme une cité libre.

En raison de sa position stratégique, Chéronée est le théâtre de nombreuses batailles. En 447, Athènes prend la cité avant d'être vaincue par Thèbes à Coronée. Le av. J.-C., Philippe II de Macédoine y remporte la victoire sur une coalition de cités grecques comprenant Athènes et Thèbes. En 245, la Ligue étolienne y affronte le koinon des Béotiens. Enfin, en 86 av. J.-C., le Romain Sylla y défait les armées de Mithridate VI, roi du Pont.

BibliographieModifier

  • Édouard Will, Claude Mossé et Paul Goukowsky, Le Monde grec et l’Orient : Le IVe siècle et l’époque hellénistique, Presses Universitaires de France, , 678 p., p. 60 à 64.
  • Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1248 p. (ISBN 978-2-221-10902-1)

NotesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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