Dans la mythologie celtique irlandaise, le dieu Nuada est surnommé « Airgetlam », Airgeadlámh signifiant « au Bras d’Argent » ; il est le roi des dieux, mais avant tout, conformément aux épisodes mythologiques qui le présentent, un roi déclinant qui ne retrouve ses droits que grâce à l'aide de Lug. Le prototype originel de Nuada serait un dieu ciel-diurne déclinant, analogue au dieu latin Vedius[2].

L’« Idole de Tandragee (en) », supposée représenter Nuada[1].

MythologieModifier

Hiérarchie des Tuatha Dé DanannModifier

Les fonctions des Tuatha Dé Danann sont classées de la façon suivante[3].

Hors classe :

  • Lug Samildanach (dieu polytechnicien)

Fonction sacerdotale :

Fonction guerrière :

  • Ogme (dieu de la magie guerrière)
  • Nuada (royauté)

Fonction artisanale :

Participant aux trois fonctions :

Déesse féminine unique connue sous les formes :

  • Brigit (déesse des poètes, des forgerons et des médecins)
  • Étain ou Eithne (reine d’Irlande, mère de tous les dieux)
  • Boand (autre nom de Brigit, déesse éponyme de la Boyne)
  • Mórrígan (déesse guerrière, ou bien de la souveraineté)

NuadaModifier

Nuada est un roi mythique des Tuatha Dé Danann (les Gens de la déesse Dana) et relève de la deuxième classe guerrière : sa fonction est d’assumer la royauté et d’assurer la redistribution des richesses. Il correspond au dieu védique Indra (Voir Georges Dumézil et l'idéologie tripartite des Indo-européens).

Lors de la « Première bataille de Mag Tuireadh » contre les Fir Bolg il a le bras droit coupé, infirmité discriminatoire pour l’exercice de la royauté. Il doit laisser la place à Bres, du peuple des Fomoires, dont le règne sera de courte durée. Diancecht, le dieu médecin lui fabrique une prothèse en argent, ce qui lui permet de recouvrer la souveraineté. Par la suite, Miach, fils de Diancecht, lui greffera le bras coupé. Il trouve la mort lors de la « Deuxième bataille de Mag Tuireadh ». Dans certaines versions de la mythologie, il est l’époux d'Ethniu (ou Ethnée), fille de Delbáeth.

Au pays de Galles, il s’appelle Nudd (ou Llud) et en Gaule Nodens.

RéférencesModifier

  1. (en) Dáithí Ó hÓgáin, Legend and Romance : An encyclopaedia of the Irish folk tradition, Upper Saddle River, Prentice Hall Press, , 453 p. (ISBN 978-0-13-275959-5), p. 326-327
  2. Philippe Jouët, L’Aurore celtique dans la mythologie, l'épopée et les traditions, Yoran embanner, Fouesnant, 2007, p. 36 (ISBN 978-2-914855-33-4)
  3. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, page 422.

Sources et bibliographieModifier