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Nikolaj Arcel

scénariste et réalisateur danois
Nikolaj Arcel
Naissance (46 ans)
Copenhague (Danemark)
Nationalité Drapeau du Danemark Danois
Profession Réalisateur
Scénariste
Films notables L’île aux sorciers
Royal Affair
Site internet nikolajarcel.com

Nikolaj Arcel est un scénariste et réalisateur danois, né le [1] à Copenhague (Danemark)[2].

Ayant commencé sa carrière de réalisateur dans les années 2000, Nikolaj Arcel a connu plusieurs succès au niveau national, mais le film Royal Affair, qu’il produit en 2012, lui attire une audience internationale et plusieurs récompenses : deux Ours d’argent à de la 62e édition du festival du film de Berlin et le Satellite Award des meilleurs costumes (2012).

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Nikolaj Arcel est le fils de l’architecte Anne Ancel et du psychologue Libby Arcel[2]. Il est le frère cadet de l’actrice Nastja Arcel, avec laquelle il a eu l’occasion de travailler au début de sa carrière sur les plateaux de tournage, notamment pour Klatretøsen (2002) et Kongekabale (2004)[3]. Par ailleurs, depuis 2009[4], le réalisateur et scénariste entretient une relation avec l’actrice danoise Rosalinde Mynster (1988)[2], qui est aussi à l’affiche dans son film Royal Affair (2012).

Jeunesse et étudesModifier

Enfant, Nikolaj Arcel est d’un tempérament introverti et pensif, si bien que ses premières réflexions cinématographiques portent sur Star Wars ; il réalise seul ses premières scènes caméra en main en reprenant les personnages de la saga sur une étagère de sa bibliothèque[4]. Sorti en 1982 alors qu’il n’a que 10 ans, le film E.T. l’extra-terrestre marque pour lui la prise de conscience de sa vocation : le cinéma[4]. Il commence à écrire des romans et des nouvelles à partir de l’âge de 12 ans. Au gymnase, Arcel réalise avec ses camarades un long métrage tourné d’après La Cité de verre, premier opus de Trilogie new-yorkaise de Paul Auster[4]. L’Américain John Irving devient à l’époque une de ses lectures favorites, et le jeune Ancel rêve déjà d’une collaboration avec l’auteur[4].

Après le gymnase, qui correspond à la fin de l’enseignement secondaire dans le système éducatif danois, Nikolaj Arcel s’offre une année sabbatique. L’industrie du cinéma l’intimide alors et il semble que la profession soit peu ouverte aux plus jeunes talents. En effet, le cinéma danois est dans les années 1990 un « pays fermé », et ce depuis Bille August[4].

Nikolaj Arcel poursuit ses études à l'École nationale de cinéma du Danemark, mais aussi au Collège européen du film à Ebeltoft, dans le Jutland. Il s’y fait un cercle de relation, et tisse notamment des liens avec un scénariste avec lequel il travaille dans plusieurs de ses films, Rasmus Heisterberg. Alors que Woyzecks sidste symfoni, un court métrage qui est en réalité son film de thèse, est présenté en 2001 pour la DDF, Nikolaj Arcel reçoit la même année son diplôme[1],[4]. Le film reçoit en 2002 le grand-prix du Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand[5].

CarrièreModifier

Les années 2000 marquent le début de sa carrière. Le premier film qu’il réalise en 2004 est le long métrage Kongekabale. Le succès de ce film à la fois au Danemark et dans le monde anglo-saxon l’encourage à réaliser un film fantastique en hommage à Spielberg et au film E.T., qui a marqué toute sa génération[4]. Il passe les trois années suivantes à réaliser le film fantastique, L’île aux sorciers, qui connaît lui aussi une petite reconnaissance internationale. En 2010, il réalise Sandheden om mænd ou Truth about Men à l’international.

En 2012, le film Royal Affair reçoit un véritable succès auprès du public. Pour son quatrième long métrage, Nikolaj Arcel retrace une periode de l’histoire du Danemark qui se déroule dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le film à la fois historique et dramatique relate la relation amoureuse du médecin du « roi fou » Christian VII, Johann Friedrich Struensee et de la reine Caroline-Mathilde, couple politique qui, à la tête de l’État danois, mit en pratique les idées des Lumières. Récompensé à la Berlinale de 2012, le film est aussi nominé en 2013 à la 85e cérémonie des Oscars (meilleur film en langue étrangère).

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

FilmsModifier

ScénaristeModifier

FilmsModifier

Séries téléviséesModifier

Nominations et récompensesModifier

Année Récompense Catégorie Récipiendaire
2002 Grand-prix du Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand Compétition internationale Woyzecks sidste symfoni[N 1]
2003 Prix Robert Scénario original de l’année Klatretøsen
2004 Prix du public du Festival international du film de Copenhague Kongekabele
2005 Prix Bodil Film danois de l’année Kongekabele
Réalisateur de l’année Nikolaj Arcel pour Kongekabele
Meilleure adaptation Kongekabele
2008 Prix Robert Film familial de l’année De fortabte sjæles ø
2012 Ours d’argent Festival du film de Berlin Meilleur scénario Nikolaj Arcel et Rasmus Heisterberg
pour A Royal Affair
2012 Women Film Critics Circle Awards Meilleur film et Karen Morley Award Nikolaj Arcel
pour A Royal Affair

Notes et référencesModifier

SourcesModifier

NotesModifier

  1. a b et c Présenté dans plusieurs festivals européens, le film est aussi connu sous le titre de Woyzeck’s Last Symphony.
  2. a et b De fortabte sjæles ø pour la version originale.
  3. a et b En version internationale, Truth about Men.
  4. a et b En kongelig affære pour la version originale et Liaison royale pour la version canadienne francophone.
  5. Catch That Kid en version internationale et Mission sans permission pour le Canada francophone.
  6. Combattre pour survivre au Canada francophone.
  7. Sorti au Danemark sous le titre de Män som hatar kvinnor, le film est aussi intitulé en France Millénium, les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
  8. Ronal barbaren en version originale.

RéférencesModifier

  1. a et b [PDF] (en) « Nikolaj Arcel », sur aroyalaffairthemovie.com (consulté le 12 janvier 2013)
  2. a b et c (da) « Nikolaj Arcel », sur danskefilm.dk (consulté le 12 janvier 2013)
  3. (en) « Fiche IMDb de Nastja Arcel », sur akas.imdb.com (consulté le 12 janvier 2013)
  4. a b c d e f g et h (da) Lotte Thorsen, « Filminstruktør: Livet skylder mig en ny ungdom hvert tredje år », Politiken.dk,‎ (lire en ligne)
  5. « Woyzeck’s Last Symphony », sur clermont-filmfest.com (consulté le 12 janvier 2013)

Liens externesModifier