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Nicolas Chambon

médecin français
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Nicolas Chambon
Illustration.
Portait de Pajou (appartenant à M. Froussard)
Fonctions
Maire de Paris

(2 mois et 1 jour)
Prédécesseur Henri Lefèvre d'Ormesson
Successeur Jean-Nicolas Pache
Biographie
Nom de naissance Nicolas Chambon de Montaux
Date de naissance
Lieu de naissance Breuvannes-en-Bassigny
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Profession homme politique

Docteur Nicolas Chambon de Montaux (alias Joseph Chambon, dit Nicolas Chambon), né à Breuvannes-en-Bassigny (Haute-marne)[1],[2], le et mort à Paris, le , fut maire de Paris entre décembre 1792 et février 1793.

BiographieModifier

Héritier de la Famille Chambon ou Maison de Chambon, dont la devise est 'N'Abandonne ja mais' en ancien français, qui porte des origines suisses, du massif central et de la marne, Nicolas Chambon de Montaux naît dans un contexte familial très privilégié: châteaux, demeures, hectares de terre sur plusieurs communes de Chambon...

Né le 21 septembre 1748 de Jean-Baptiste Chambon, chirurgien gradé à Langres et de Marie-Marguerite Froussard, descendante d'Étienne de Montaux, capitaine au régiment de Vaubrun et anobli par Louis XIV pour avoir pris à l'ennemi plusieurs drapeaux.[1]

Nicolas Chambon se décida de bonne heure à embrasser la profession médicale ; à peine sorti du collège de Chaumont, il débuta dans la carrière en suivant son père dans ses visites, comme c'était alors l"usage. Il commence dès ce moment à recueillir des notes et des observations qu'on retrouve éparses dans ses manuscrits.[1]

Avant la RévolutionModifier

Il fut envoyé à Paris pour compléter ses études ; puis une fois docteur il revint à Langres.

Médecin en chef de la Salpêtrière, nommé en 1786, premier médecin des armées, inspecteur des hôpitaux militaires, membre de la Société royale de médecine, auteur de nombreux ouvrages, Nicolas Chambon s'engage dans la politique en 1789.

Sous la RévolutionModifier

En 1789, il est commissaire pour la proclamation des curés constitutionnels de Paris, administrateur des impositions et des finances de la ville en 1790, membre de la société des Jacobins. Médecin de Jacques Pierre Brissot.

Il est élu maire de Paris le , succédant à Jérôme Pétion de Villeneuve.

N'ayant accepté cette tâche qu'à contre-cœur, il consacre cette mission avec énormément d'énergie. Honnête et convaincu par l'idéal social, il met en oeuvre de une politique sociale de soin de parisien grâce à ses amis médecins.

Il est rapidement débordé par les évènements et accusé de modérantisme. Il donne sa démission le à la suite des protestations suscitées par l'interdiction de L'Ami des lois, pièce de Jean-Louis Laya. Nicolas Chambon n'avait pas le caractère de ceux qui ne voient dans la politique qu'une occasion de se procurer des avantages honorifiques ou matériels. Il avait confiance dans un meilleur avenir social pour son pays, il avait tout sacrifié à cet idéal, et ne se découragea jamais, fidèle à la devise de sa famille et se consacra alors à l'écriture "il y a peut-être en cela quelque mérite" juge-t-il lui-même.[1]

Il se retire à Blois et s'y fait oublier.

ŒuvresModifier

AnecdoteModifier

Sa femme, Augustine Chambon de Montaux, institutrice, laissera son prénom à l'invention des chaufferettes à eau bouillante, appelées augustines[3].

Sa descendance est répertoriée dans les registres des états civils dans l'Aube et la Seine-et-Marne, ayant fuit Paris après sa démission. Son fils notamment a fait affaire dans les chemins de fer en Angleterre au début des années 1800 et s'est marié avec Émily Millicent. Revenant par la suite en France, ses enfants ont porté le double nom Chambon-de-Montaux Millicent. Son père, désormais grand-père, ayant lui-même écrit des lettres signées Chambon-Millicent en hommage à ses petits-enfants.

Son fils, de retour en France, travailla dans les chemins de fer, il est inscrit au registre du personnel de la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

Adolphe Thiers le cite avec maladresse dans une de ses ouvres en faisant une confusion avec le député de Lozère qui fut tué en 1793.

Cité par l'académicien Hippolyte Taine dans un de ses ouvrages sur l'histoire de Paris.

Il est l'arrière-grand-oncle de Victor Froussard à l'origine de plusieurs de recueil de poésies.

Il est un aïeul de Louis Jourdan.

RéférencesModifier

  1. a b c et d Joseph Génévrier, La vie et les oeuvres de Nicolas Chambon de Montaux (1748-1826) : aperçu sur la vie et les idées médicales au temps de la Révolution, Paris : G. Steinheil, (lire en ligne)
  2. Victor Froussard, Notice sur le Dr Chambon de Montaux, Arcis-sur-Aube,
  3. Archives des découvertes et des inventions nouvelles : faites dans les sciences, les arts et les manufactures, tant en France que dans les pays étrangers, pendant l'année, Treuttel et Würtz, (lire en ligne), page 199.