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Natacha Atlas

chanteuse de variétés arabes et world music
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Natacha et Atlas.
Natacha Atlas
Description de cette image, également commentée ci-après
Natacha Atlas en 2006.
Informations générales
Naissance (54 ans)
Schaerbeek (Bruxelles)
Activité principale Auteur-compositrice-interprète
Genre musical Musiques du monde
Années actives Depuis 1991

Natacha Atlas, née à Schaerbeek (Bruxelles) le , est une chanteuse belge d'origine égypto-anglaise[1],[2],[3].

Sommaire

BiographieModifier

Natacha Atlas est la fille d'un médecin juif sepharade égyptien et d'une costumière anglaise juive ashkénaze. Elle grandit notamment à Schaerbeek et Molenbeek, des communes bruxelloises imprégnées de cultures nord-africaines[4]. Après le divorce de ses parents, elle suit sa mère en Grande-Bretagne[5].

Natacha Atlas se fixe pour mission de rapprocher l'Orient et l'Occident sur le plan musical, en mêlant les musiques et les chants orientaux, classiques ou de variété, la chanson française, la pop et le rap. Cet éclectisme stylistique lui vaut d'être classée par l'industrie phonographique dans la catégorie des interprètes de « musiques du monde ».

Elle obtient ses premiers succès en tant que chanteuse de Transglobal Underground à partir de 1993 et sur l'album Rising above Bedlam (1991) de Jah Wobble. Dans les pays francophones, elle reçoit un solide soutien de la diaspora maghrébine à la recherche d'une musique à son image et plus largement d'un public occidental amoureux de sa musique métissée.

Forte de ce public, elle reçoit en France une victoire de la musique pour son interprétation novatrice et l'orchestration orientalisée de la chanson Mon amie la rose (1999) de Cécile Caulier interprétée en 1964 par Françoise Hardy. Natacha Atlas interprète à la télévision ce même titre en duo avec Francis Cabrel.

En 2006, elle se convertit à l’islam. En 2015, elle est toujours attirée par l’ésotérisme du soufisme, mais dit préférer la méditation à la prière : « Je regrette la vision du monde très manichéenne portée par une partie des musulmans. Les religions sont responsables de la plupart des grands conflits… Il faut rester ouvert à d’autres formes de spiritualité[6]. »

En 2013, elle participe avec Samy Bishai à la musique du ballet "les Nuits" d'Angelin Preljocaj inspiré des contes des mille et une nuits, dont la première mondiale a lieu le 29 avril 2013, à Aix-en-Provence, dans le cadre de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture.

Ibrahim Maalouf compose pour elle un album, Myriad Road, sorti en novembre 2015, aux tonalités jazz principalement et chanté en anglais : « Nous nous étions déjà rencontrés, mais nous nous sommes vraiment parlé pour la première fois il y a trois ans lors d’un concert, à Istanbul, du oudiste Smadj, que l’on retrouve sur l’album. Nous sommes tous les deux le produit d’une dualité, à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident, nous avons des goûts communs pour la musique d’Oum Kalsoum, de Fairuz ou des Libanais de Soap Kills[6]. »

CitationsModifier

« C'est difficile de préciser où je veux vivre. Quand je dis Ana Hina, ça veut dire : je suis là avec ma musique pour exprimer mon identité, une dualité - ou plutôt trialité - entre toutes ces cultures. Arabe, et en Angleterre, on est jamais assez british. Lorsque je dis que j'ai des origines orientales et que je chante en arabe, je vois les portes et les visages se fermer aujourd'hui encore. »[7]

DiscographieModifier

AlbumsModifier

VidéosModifier

ParticipationsModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

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