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Musée historique de Villèle

musée français
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Musée historique de Villèle
Musée de Villèle, Saint-Paul, La Réunion, 1.JPG
Vue du bâtiment principal du musée de Villèle
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Mobilier et objets du quotidien
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Le musée historique de Villèle est un musée d'histoire de l'île de La Réunion, département d'outre-mer français dans l'océan Indien. Situé dans les hauteurs de Saint-Paul en un lieu-dit appelé Villèle, il est établi dans une grande demeure où vécut Madame Desbassayns, grand propriétaire terrien et esclavagiste de l'histoire de l'île à l'époque où elle s'appelait encore Bourbon et n'était qu'une colonie française. Les collections de cet établissement géré par le Département de La Réunion comprennent le mobilier ainsi que de nombreux objets du quotidien d'autrefois. La visite inclut les bâtiments annexes, répartis dans un domaine de plus de dix hectares, le domaine de Villèle, protégé aux Monuments historiques. Ceci comprend la chapelle Pointue, l'ancien hôpital d'esclaves et l'ancienne cuisine, qui dispose de gigantesques fourneaux.

HistoireModifier

 
Hôpital des esclaves

Le Musée de Villèle est inauguré en 1976 et est le premier musée créé après la départementalisation de l'île[1]. Le musée est entré dans une longue période de travaux à compter de la fin de l'année 2007. Il s'agissait d'améliorer la sécurité du bâtiment et de réduire les actes de vandalisme. Une signalétique améliorant l'itinéraire des visiteurs a été mise en place par la même occasion, et cette dernière concerne aussi l'ancienne usine sucrière que l'on trouve sur le site[2].

En , Jean Barbier est le conservateur du musée[2].

La demeure des Panon-DesbassaynsModifier

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Selon Auguste de Villèle, M. Desbassayns voulait une maison "convenable" et qui protège sa nombreuse famille des risques d'incendies ainsi que des vents cycloniques auxquels les édifices en bois offraient souvent peu de résistance. C'est ce qui explique la présence d'un étage, le grand nombre de pièces et les 82 cm d'épaisseur de certains murs.

La demeure est "malabar" par son style, mais également par sa technique constructive. A l'origine les murs intérieurs et le toit en terrasse étaient enduits à "l'argamaste" , terme qui trouve son origine en Inde.

Mme Desbassayns avait acheté la maison en 1929 (?). La maison n'avait pas encore d'étage ni de veranda.

Ce que nous découvrons ici de l'habitation des Panon-Desbassayns c'est avant tous l'ensemble de bâtiments qui composent leur cour. Diverses annexes, construites en bois, se distribuent pêle-mêle à l'arrière de la grande case. Seule la maison de maître et l'usine sont en maçonnerie.

C'était une usine à sucre de 1825 jusqu'en 1920.

La Chapelle PointueModifier

La Chapelle Pointue fait également partie du domaine, elle domine à l'Est. Elle a été construite avant la mort de madame Desbassayns. Celle-ci crée, par donation testamentaire, une fondation en faveur de la chapelle de Saint-Gilles "pour les esclaves et les pauvres habitants des habitants environs". Offrant une architecture très originale, en forme de rotonde, elle est classée au titre des monuments historiques en 1970.

L'histoire de Madame DesbassaynsModifier

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Sa mère mourut en la mettant au monde, et elle hérita donc de la grande propriété familiale. Elle se maria en 1770 à l'âge de 15 ans avec Henri-Paulin Panon, surnommé Desbassayns,car toutes ses terres étaient situées sur le littoral de Saint-Gilles, où les bassins sont en grand nombre. Le couple fit construire trois propriétés : une à Saint-Gilles les Hauts, une à Saint-Paul et une dernière au Bernica (les hauts de Saint-Paul). Ils lancèrent à La Réunion la culture du coton avec plus de 400 esclaves. Monsieur Desbassayns fut le plus souvent en France pour des obligations familiales, et aussi lors de la Révolution de 1789 où il fut contraint de rester. C'est donc Madame Desbassayns qui faisait tourner les exploitations. Elle commandait d'une main de fer. Dans les hauts de St Paul, à l'endroit nommé La Glacière, elle avait fait creuser de grands puits pour y conserver des blocs de glace amenés par les esclaves depuis la Grande Ravine. Ils étaient donc fouettés par le "chabouk", et si certains osaient se révolter, alors Madame Desbassayns donnait l'ordre de les enterrer vivants. Mais ce n'était pas fini, une fois arrivé à la propriété de son fils, les esclaves qui selon elle n'avaient pas travaillé assez vite étaient enfermés dans un cachot si étroit qu'ils restaient tous debout, ne pouvant s'assoir ou s'allonger, en étant même enchaînés. Le plus horrible est sans doute l'histoire d'une des anciennes cases de Madame Desbassayns qui s'écroula en 1910. Les gens constatèrent avec horreur que les murs étaient rouges, rouge du sang des esclaves qui avait servi de liant pour le mortier. Le quotidien des esclaves de Madame Desbassayns était bel et bien tragique. Elle ne les nourrissait pas, leur coupait une main lorsqu'ils tentaient de voler quelque chose à manger, et un pied lorsqu'ils tentaient de s'enfuir. La légende de Madame Desbassayns veut que son âme soit condamné à être fouettée sans fin par le diable lui-même dans le cratère du volcan. En effet, lorsqu'elle mourut en 1846, deux ans avant la fin de l'esclavage, son corps fut enterré au cimetière de St Paul, mais plus tard fut emmené à la Chapelle Pointue, un lieu béni.

RéférencesModifier

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier