Montrouge (acteur)

acteur et directeur de théâtre français
Montrouge
Montrouge photographié par l'atelier Nadar,
Paris, BnF.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Louis Émile HesnardVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
MontrougeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
Tessiture
Distinction

Montrouge (né Louis Émile Hesnard le à Paris[1] et mort le à Argenteuil) est un acteur et directeur de théâtre français.

Biographie modifier

Après avoir fait des études d’architecture à l'École des beaux-arts de Paris, Montrouge joue d’abord en banlieue parisienne[2] dans une représentation privée : l’Ouvrier de Paris. Un an plus tard, il entre au théâtre Montparnasse avant de retourner à ses activités d’architecte.

C’est en 1855 que commence réellement sa carrière artistique avec son entrée au théâtre des Batignolles où il aura également des fonctions managériale[3] et au théâtre Montmartre avec le Roman chez la portière, le Caporal et la Payse, etc. Il passe ensuite aux Délassements-Comiques, où il invente le personnage du « compère de revues[4] » qui le rend célèbre. Après une tournée en Italie, il entre aux Folies-Dramatiques, puis aux Variétés, à la Porte-Saint-Martin. Il se produit ensuite à Bruxelles[2] où le naturel de son jeu comique est très applaudi.

En 1864, il succède à Eugène Moniot comme directeur des Folies-Marigny[2] où il engage l’actrice Marguerite Macé[3] qui contribue grandement à son succès. L’ayant épousée le à Paris 17e[5], tous deux quittent, lorsque Montaubry en prend la direction, les Folies-Marigny en 1869 avec pour lui un bénéfice de 500 000 francs[6], après y avoir créé, entre autres, les Ondines au champagne de Lecocq, le .

Il passe aux Bouffes-Parisiens, où il crée le rôle du Grand Khan dans Boule-de-Neige d’Offenbach le et le rôle de Capoulade dans le Testament de Monsieur Crac de Lecocq le . Entré au Palais-Royal, il devient co-directeur du Châtelet en 1873. En 1874, il se rend avec sa femme au Caire où, pendant trois saisons, celle-ci joue l’opérette et le vaudeville. En 1876, il prend la direction de l’Athénée-Comique où sa femme l’assiste avec esprit et bonne humeur. Il y crée Bric-à-brac de Savard et Montréal le , le Cabinet Piperlin le (Hippolyte Raymond et Burani), Lequel ?, etc. Il a également créé l’opérette le Droit du seigneur de Léon Vasseur aux Fantaisies-Parisiennes : le . Ensuite, il passe aux Folies-Dramatiques, où il crée François les bas-bleus (Pontcornet) de Bernicat et Messager le  ; Naufrage de M. Godet (Godet) en 1885[7] ; compère dans la revue Les Potins de Paris aux Variétés ; Commissaire Trousselet dans Fiacre 117 en 1886[8] ; Doyenné in Coup de foudre (1887)[9] ; Surcouf de Planquette le  ; etc., puis crée diverses pièces à la Gaîté, à la Renaissance, aux Bouffes-Parisiens : Mam’zelle Crénom de Léon Vasseur le , le Valet de cœur de Raoul Pugno le , Oscarine (Pavillon) de Victor Roger le , le Mari de la reine[3] (Patouillard) d’André Messager le et plusieurs reprises, dont celle du Baron dans le Droit du seigneur, Laurent XVII dans la Mascotte, et Alfred Pharaon dans Joséphine vendue par ses sœurs en 1889[10], Miss Helyett (Smithson) d’Edmond Audran le et divers théâtres. Finalement, il passe en 1892 aux Menus-Plaisirs où il crée Tararaboum-revue le .

Il quitte le théâtre peu après. En 1895, il était officier d’Académie.

Décorations françaises modifier

Notes et références modifier

  1. Paris, État civil reconstitué, vue 30/51.
  2. a b et c Jules Martin, Nos artistes des théâtres et concerts, Paris, Paul Ollendorff, 1895.
  3. a b et c Marguerite K. Gänzl, « Macé-Montrouge », The Encyclopaedia of the Musical Theatre, Blackwell, Oxford, 1994.
  4. Cnrtl.fr, l’un des deux personnages d’une revue de music-hall, qui avec la commère, anime le spectacle, présente les personnages, assure l’enchainement des scènes, etc.
  5. Acte de mariage (avec dates et lieux de naissance) à Paris 17e, n° 210, vue 17/30.
  6. (en) Marguerite K. Gänzl, « Macé-Montrouge », The Encyclopaedia of the Musical Theatre, Oxford, Blackwell, 1994.
  7. Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les Annales du théâtre et de la musique, 11e édition, 1885, G Charpentier et Cie, Paris, 1886.
  8. Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les Annales du théâtre et de la musique, 12e édition, 1886, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1887.
  9. Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les Annales du théâtre et de la musique, 13e édition, 1887, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1888.
  10. Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les Annales du théâtre et de la musique, 15e édition, 1889, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1890.

Sources modifier

  • Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1er supplément, 1878.
  • Georges Moreau, Revue universelle : recueil documentaire universel et illustré, vol. 13, Paris, Larousse, 1903, p. 81.
  • Le Figaro, Paris, , no 358.

Liens externes modifier