Mohammad Beheshti

ayatollah iranien

Mohammad Beheshti
Illustration.
Fonctions
Membre de l'Assemblée des experts

(3 mois)
Chef du pouvoir judiciaire (Iran)

(2 ans et 25 jours)
Prédécesseur Nasser Yeganeh
Successeur Abdul-Karim Mousavi Ardebili
Secrétaire général du Parti de la république islamique

(2 ans, 4 mois et 11 jours)
Successeur Mohammad Javad Bahonar
Chef du Conseil révolutionnaire d'Iran

(1 an et 23 jours)
Prédécesseur Poste créé
Successeur Abolhassan Bani Sadr
Conseil révolutionnaire d'Iran

(1 an, 6 mois et 10 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ispahan
Date de décès (à 52 ans)
Lieu de décès Téhéran
Nationalité iranien
Parti politique Parti de la république islamique
Profession Ecrivain, Homme politique, Religieux, Théologien, Juge

Mohammad Beheshti

Seyyed Mohammad Hosseini Beheshti (en persan : محمد حسینی بهشتی), né le à Ispahan et mort le à Téhéran, est un juriste, philosophe, religieux et homme politique iranien. Il est considéré comme le deuxième personnage de la hiérarchie politique iranienne après la révolution, comme le principal architecte de la constitution post-révolutionnaire, ainsi que de la structure administrative de la République islamique.

BiographieModifier

FamilleModifier

Mohammad Beheshti est né en 1928 de l'union entre Fazlollah Beheshti et Masoumeh Beygom Khatoun Abadi.

Son père était l'un des membres du clergé d'Ispahan et chef de prière de la mosquée de Lomban. Son grand-père maternel, Haj Mir Mohammad Sadiq Modarres Khatunabadi, était l'un des principaux responsables du droit divin [1].

Beheshti a eu quatre enfants : Ali-Reza Beheshti, Mohammad-Reza Beheshti, Molok Soltan Beheshti et Mahbobe Soltan Beheshti, son unique fille.

ÉtudesModifier

À l'âge de quatre ans, il entre à l'école primaire traditionnelle. Il est si doué qu'il apprit à réciter le Coran, à lire et à écrire en très peu de temps. Après avoir passé l'examen d'entrée, il tente de devenir élève de sixième année à l'école primaire mais, n'étant pas en âge d'étudier à ce niveau, il est inscrit en quatrième année. Néanmoins, il participe aux examens finaux et obtint le deuxième meilleur titre d'étudiant. Voulant terminer ses études, il entre au lycée [2].

Puis, il étudie à l'université de Téhéran et fréquente Allameh Tabatabaei à Qom.

Entre 1965 et 1970, il dirige le Centre islamique de Hambourg où il était responsable du leadership spirituel d'étudiants iraniens religieux en Allemagne et en Europe occidentale[3].

ActivitésModifier

Mohammad Beheshti a exercé la fonction de secrétaire général du parti de la République islamique et a aussi dirigé le système judiciaire iranien. Il a en outre exercé les fonctions de président du Conseil de la révolution islamique et de l'Assemblée des experts.

Beheshti a obtenu son doctorat en philosophie, et parlait couramment l'anglais, l'allemand et l'arabe[3].

Après la Révolution iranienne, il devint un des membres du Conseil de la révolution d'Iran et bientôt devient son président. Dans le premier parlement post-révolution, il dirige le parti républicain islamique avec Ali Akbar Hashemi Rafsanjani. Il prévoyait de se présenter à la première élection présidentielle, mais il se retira après que l'ayatollah Khomeini dit à Rafsandjani et à Khamenei qu'il préférait que des non-religieux soient présidents, ce qui mena au soutien par le parti républicain islamique d'abord de Jalaleddin Farsi, puis inévitablement d'Abolhassan Banisadr.

AssassinatModifier

Beheshti est mort lors de l'attentat à la bombe de Hafte Tir, le , lors de l'explosion d'une bombe lors d'une conférence. La République islamique a d'abord affirmé que la bombe avait été posée par le parti Tudeh, puis par l'Organisation des Moudjahiddines du peuple iranien. Selon la version officielle, l'assassin était Mohammad Reza Kolahi, un agent de cette organisation de résistance au régime iranien. Outre celle de Beheshti, la mort de nombreux religieux, ministres et responsables politiques iraniens est à déplorer. On compte soixante-treize victimes en tout, elles faisaient toutes partie du Parti républicain islamique.

PublicationsModifier

Certaines de ses œuvres ont été traduites en arabe. Certains d'entre eux sont comme suit :

Al Ghavaed Va Al Feghhiyat

Économie islamique

Juste et faute

Pèlerinage dans le Coran

Unité dans le Coran

Le problème de la propriété

Dieu du point de vue du Coran

Lois bancaires t financières en Islam.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

AnnexesModifier

Liens externesModifier