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Micaela Cousino
Description de cette image, également commentée ci-après
La comtesse de Paris à l’occasion des 800 ans de la naissance de saint Louis à Poissy, le 27 avril 2014.

Titre

Épouse du prétendant orléaniste
au trône de France


(19 ans, 7 mois et 2 jours)

Prédécesseur Isabelle d'Orléans-Bragance
Successeur Philomena de Tornos y Steinhart
Biographie
Titulature princesse de Joinville
comtesse douairière de Paris
duchesse de France
Nom de naissance Micaela Ana Maria Cousino
Naissance (81 ans)
Vichy (France)
Père Luis Maximiliano Cousiño y Sébire
Mère Antonia Quiñones de Léon y Bañuelos, marquise de San Carlos, grande d'Espagne
Conjoints Jean-Robert Bœuf
Henri d’Orléans, comte de Paris, duc de France
Enfant Alexis Bœuf

Description de l'image Armes de Micaela d'Orléans, née Micaela Cousino, « comtesse de Paris ».png.

Micaela Cousino (née le à Vichy, Allier) est la seconde épouse d'Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France de 1999 à sa mort en 2019. Elle porte les titres de courtoisie de comtesse de Paris et duchesse de France.

Sommaire

Origines familialesModifier

PatronymeModifier

Le nom de famille Cousiño est dérivé de Couto de Liomil, une récompense donnée par le roi de Portugal, Alphonse Ier, en récompense de services rendus[réf. nécessaire]. Le nom de famille est Coutinho au Portugal et Cousiño en Galice (Espagne)[1]. Les deux branches de cette famille ont le même blason[1]. Les Coutinho ont occupé de hautes fonctions publiques au Portugal, ils étaient comtes de Marialava, de Barba et de Redondo et s'allièrent à la famille royale de Portugal par le mariage de Guiomar Coutinho, comte de Marialava, avec l'infant Ferdinand (pt), fils du roi Emmanuel Ier[1].

ParentsModifier

Famille CousiñoModifier

Originaires d'Espagne, les Cousiño se sont établis au Chili XVIIIe siècle dont ils devinrent l'une des plus riches familles au XVIIIe siècle [6]

Les ancêtres en ligne masculine de Micaela Cousiño
  • Juan Antonio Cousiño, père du précédent. Espagnol, il est le premier de sa famille arrivé au Chili (en 1760)[1], d'où :
    • José Agustín Cousiño, fut l’un des plus grands pionniers du progrès économique du Chili au XIXe siècle[1], d'où :
      • Matías Cousiño (1810-1863), homme d’affaires, député et sénateur du Chili, d'où :
        • Luis Cousiño (1835-1873), homme d'affaires, homme politique et philanthrope, député de la République du Chili. Il épousa Isidora Goyenechea (1836-1897) qui possédait l'une des plus grandes fortunes du monde selon le New York Times et Le Figaro[7], d'où :
          • Luis Alberto Cousiño (1856-1917), dirigeant des mines familiales d'argent de Chañarcillo, d'où :
            • Luis Maximiliano Cousiño y Sébire (1895-1970), père de Micaela Cousiño
 
Armes de la famille Cousiño[8]

ArmoiriesModifier

Les armes de la famille Cousiño sont : De gueules à 5 étoiles d'or posées en sautoir [8].

Néanmoins, certaines sources orléanistes [9] indiquent que Micaela Cousiño porte les armes de sa mère.

Les palais CousiñoModifier

Le trisaïeul de Micaela Cousino, Luis Cousiño Cousiño (1835-1873), fit construire plusieurs palais au Chili : à Copiapó, à Lota (450 km de Santiago), mais le plus connu est le palais de Cousiño construit en 1870 à Santiago sur un terrain de 11 000 m²[6]. Trois générations de la famille Cousiño ont habité ce palais pendant six décennies, jusqu'en 1938.

La construction a été confiée à l'architecte français Paul Lathoud. Il se compose de 12 pièces de styles différents. Pour la décoration et la construction du palais, velours, brocart, porcelaine de Sèvres, de Limoges et de Saxe ont été importés d'Europe à bord des navires de la famille. Des décorations en noyer, acajou, chêne américain, ébène, hêtre allemand y ont été sculptées à la main[6]. Les rideaux ont été brodés à la main en France et en Italie.

C’est la première propriété d’Amérique du Sud à posséder une génératrice électrique, achetée à Thomas Edison, un ami de la famille, et la première à posséder également, grâce à son système de chauffage, de l'eau froide simultanément[6] et l'un des premiers ascenseurs existants au Chili.

Aujourd'hui propriété de la ville de Santiago, il est ouvert en tant que musée depuis 1977[6] et classé monument national. Le gouvernement chilien y a reçu Charles de Gaulle en 1964, le roi Baudoin de Belgique, le premier ministre d'Israël Golda Meir, les présidents Adolfo López Mateos du Mexique, Heinrich Lübke d'Allemagne, Giuseppe Saragat d'Italie, etc.

Coté maternelModifier

  • mère de Micaela Cousiño : Antonia Quiñones de León, marquise de San Carlos, grande d'Espagne (1895-1982),
  • grand-père de Micaela Cousiño : José Quiñones de León y de Francisco Martin, marquis de San Carlos, marquis de Alcedo (1858-1937), diplomate, secrétaire de la Légation espagnole de La Haye
  • arrière-grand-père de Micaela Cousiño : Cayo Quiñones de León y Santalla, marquis de Montevirgen, marquis de San Carlos (1818-1898), ministre plénipotentiaire
  • trisaïeul de Micaela Cousiño : José María Quiñones de León y Abaurrea, marquis de Montevirgen (né en 1788)

Autres ascendantsModifier

Micaela Cousiño a aussi des ancêtres anglais :

  • Philip IV Le Despencer, baron Le Despenser (1365-1424)
  • Robert Tibetot, baron Tibetot (1340-1372)
  • Reginald Grey, baron Grey de Ruthyn (1322-1388)
  • William Deincourt, baron Deincourt (1300-1364)
  • etc.

BiographieModifier

Carrière professionnelleModifier

La future comtesse de Paris fait carrière à la radio en France, puis dans une grande agence de presse, un grand groupe de publicité à Madrid et dans l'édition à Paris. De 1978 à mai 1981, elle devient, au cabinet du ministre du Budget, Raymond Barre, responsable de la communication du ministre ainsi que de celle des hauts directeurs du ministère : législation fiscale européenne, douane, DGI[10]. Elle travaille également comme salariée de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC) durant un an en 1982.

MariagesModifier

Elle épouse civilement à Saint-Cloud le 12 juin 1961 Jean-Robert Bœuf, dont elle eut un fils.

Divorcée, elle épouse civilement en secondes noces à Bordeaux, le 31 octobre 1984, Henri d'Orléans, alors comte de Clermont, fils aîné d'Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France (1940-1999). Elle le rencontre le 21 janvier 1974, grâce à un ami commun, l’écrivain André Couteaux[11]. Le premier mariage religieux du prétendant orléaniste ayant bénéficié d'une reconnaissance canonique de nullité, un mariage religieux a eu lieu le 26 septembre 2009, en l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Uhabia, à Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), petite ville du Pays basque où la comtesse de Paris a passé une partie de son enfance[12]. Henri d'Orléans meurt le 21 janvier 2019 au matin, le jour anniversaire de l'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793[13].

TitulatureModifier

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le « chef de maison ».

Filles de la Révolution américaineModifier

Le Chapitre Rochambeau[17] rejeta sa candidature au titre de l'une des Filles de la Révolution américaine – dont l'objet était, selon Yves-Marie des Hauts de Bellevue, « une reconnaissance de ses titres et prétentions »[18].

Voir aussiModifier

FilmographieModifier

  • Palabras en el silencio, documentaire portrait de Marc-Laurent Turpin, (50 min) – mesure-6 Films, 2009 (EAN 3-770000-653126)
  • Henri VII, Prince de France, Prince de l'Universel, documentaire historique de Marc-Laurent Turpin, (120 min), mesure-6 Films, 2009 (EAN 3-770000-653137)

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Alejandro Meyer, Fortunas chilenas, http://tienendinero.blogspot.com/2007/08/los-cousio.html
  2. Ancêtres de Micaela Cousiño
  3. Ancêtres de Micaela Cousiño
  4. Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, Charenton, Éditions du Chaney, , 478 p. (ISBN 2-9132110-0-3), p. 170 et 202
  5. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 464
  6. a b c d et e Emol, A 50 años del fuego Cómo fue el incendio que arrasó con parte del Palacio Cousiño y los testigos de su época dorada, https://www.emol.com/noticias/Nacional/2018/10/12/923638/A-50-anos-del-fuego-en-el-Cousino.html
  7. Brugmann>El palacio Cousiño Goyenechea, page de Brugmann Restauradores, consultée le 29.06.2015
  8. a et b Julio de Atienza y Navajas (barón de Cobos de Belchite), Nobiliario español: diccionario heráldico de apellidos españoles y de títulos nobiliarios, Aguilar, 1948, page 596
  9. Matthias Beaufort, Blog La Couronne, http://www.la-couronne.org/heraldique/les-armes-des-princesses-de-la-maison-de-france/
  10. Biographie de la « comtesse de Paris », « blog du comte de Paris »
  11. La comtesse de Paris, Le blog du comte de Paris
  12. Henri d'Orléans, 25 ans d'attente pour un mariage à l'église lci.fr
  13. « Le comte de Paris Henri d'Orléans est mort », sur FIGARO, (consulté le 21 janvier 2019)
  14. Selon son beau-père, feu le comte de Paris, le mariage civil de 1984 ne donnait aucun droit à l'épouse d'utiliser les titres et le prédicat de son époux.
  15. L'acte souverain du 31 octobre 1990 n'accorde pas le prédicat d'altesse royale à la princesse de Joinville. Elle reçoit en revanche une concession d'armoiries (qu'elle abandonnera le 19 juin 1999 pour prendre celles des marquis de San Carlos, sa famille maternelle). Source : Le Comte de Paris et sa descendance de Philippe de Montjouvent.
  16. a b et c « Les titres de la princesse Micaëla d’Orléans, comtesse de Paris », sur Le blog de La Couronne, (consulté le 13 avril 2019)
  17. http://www.rochambeau.darfrance.org/index/index.php
  18. Yves-Marie des Hauts de Bellevue (notice BnF no FRBNF14612000), « Le chapitre Rochambeau des Daughters of the American Revolution comprit bien que par son adhésion, c'était une reconnaissance de ses titres et prétentions qui était recherchée. »