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Max Dévé
Capitaine Max Deve 1932.jpg
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Max Eugène Dévé, né 30 septembre 1893 à Paris et mort le à Saint-Mandé (Val-de-Marne), était le navigateur et second pilote de l'équipage du Couzinet 33 Biarritz qui effectua en 1932 la première liaison aérienne Paris Nouméa. Il était le fils aîné de Charles Dévé et Alexandrine Bercioux.

BiographieModifier

En 1914 il est admissible à l’École Navale. Pendant la Première Guerre mondiale, il est d’abord officier d’artillerie, puis en 1916 lieutenant observateur en avion. En 1917 il est envoyé sur le front russe en Galicie Podolie, il rencontre Charles de Verneilh Puyrazeau, qui est pilote dans son escadrille. Fin 1917 ils assistent à la révolution bolchévique. Il parvient à revenir en France et est affecté au front en Alsace.

En 1919 il intègre Le Service Technique de l'Aéronautique. Il est breveté pilote militaire en 1921. De 1922 à 1925 il est au ministère de la Guerre . En 1926 il participe à un stage de navigation à l'Ecole Navale à Brest et obtient son brevet de navigation puis le brevet supérieur de navigation, il enseigne cette discipline à l’École d’Application de l’Aéronautique Militaire de Versailles de 1927 à 1934; Pendant cette période il participe à l'adaptation de la navigation maritime à la navigation aérienne.

Il est l'auteur du premier manuel de navigation aérienne en 1928 et est nommé chef de Travaux à l' Ecole Supérieure de l' Aéronautique.

C’est pendant cette période qu’il effectue les raids suivants :

  • en avril-mai 1927 avec l'adjudant Maurice Rossi, premières liaisons sans escale Paris-Oran et Casablanca-Paris, sur Potez 25 à moteur Lorraine de 450 chevaux ;
  • en 1930 avec Charles de Verneilh Puyrazeau, pilote privé, et Dronne, mécanicien sur Farman 190, le tour de la Méditerranée orientale, soit un raid de quelque 9 000 kilomètres en cinq jours ;
  • en 1932 capitaine d’active, il obtient un congé spécial de 4 mois pour mettre en pratique ses enseignements : première liaison Paris Nouméa sur trimoteur Couzinet 33 Biarritz, comme navigateur, radio et second pilote, avec Charles de Verneilh pilote et Émile Munch mécanicien, soit quelque 24 000 kilomètres en vingt-huit jours, 133 heures de vol et 20 étapes.; Un des plus longs raids jamais réalisés.
 
Max Dévé à bord du Biarritz en 1932

À la suite de ce raid il visite La Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles Hébrides et la Polynésie Française et à son initiative, rédige une étude sur les Intérêts et Possibilités de l'Aviation Françaises dans les Possessions Françaises du Pacifiquue Sud..

En 1933, il est désigné navigateur en chef de la « Croisière noire aérienne », escadre de 28 Potez 25 TOE commandée par le général Joseph Vuillemin.

En 1934 il accède au grade de commandant et est nommé chef de cabinet du Général Denain ministre de l'Air.

1934 est l'année où l'Armée de l'Air est devenue une arme à part entière.

Profondément marqué par son raid vers la Nouvelle-Calédonie, Max Dévé met en place, dès 1935 les arguments en faveur du développement de l'aviation dans le Pacifique, en particulier en Nouvelle-Calédonie : position géographique stratégique sur les grandes lignes commerciales e insiste ardemment pour l'installation d'une aviation militaire.

De 1935 à 1939 il commande l’hydrobase aérienne (hydravions torpilleurs Farman Goliath) de Bizerte El-Aouina en Tunisie. Ce fut la seule hydrobase créée par l'Armée de l'Air.

En 1939, il est nommé lieutenant-colonel à l' Inspection du bombardement, il prend le commandement de la 31e escadre de bombardement en Champagne ( Bombardiers lourds Bloch M.B 200 ). L'escadre est transférée à Lézignan-Corbières en mars 1940.

De 1940 à 1942 il est commandant de groupement et de bases aériennes ( dont Toulouse Francazal et Salon de Provence)

En 1941/ 46 il fonde, organise et dirige le Service d'Information Aéronautique (SIA)

En 1944 il est nommé colonel..

Il prend sa retraite de l’Armée de l’Air en 1946 comme colonel en congé du personnel navigant.

En 1946, Il entre au Secrétariat Général à l’Aviation Civile et Commerciale (SGACC) comme agent contractuel et devient Attaché à la direction de la Navigation et des Transports Aériens.

En 1948, toujours convaincu de la nécessité d'un engagement aéronautique de la France dans le Pacifique, il rédige une lettre à titre personnel au Ministre de la France d'Outre-Mer, aucun vol de Paris à Nouméa n'ayant été réalisé depuis 1932, il demande avec insistance qu'un avion de la TAI, de l'Armée de l'Air ou d'Air France soit envoyé en Nouvelle-Calédonie, depuis Paris. L'exploitation régulière commencera en 1949 avec Air-France, puis en 1956 avec la TAI.

En 1951 il est nommé, compte tenu de son expérience, au service des Organisations Aéronautiques Internationales, et prend part à différentes réunions de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (O.A.C.I.) il préside plusieurs d'entre elles notamment celle de la Division de l'Information Aéronautique (Montréal 1952) et celle de l'Information et des Cartes Aéronautiques ( Montréal 1959) La même année 1959 il est chef de la délégation française à la réunion régionale de l'O.A.C.I.pour le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-Est. .

Il prend sa retraite de l’aviation civile fin 1959 et décède le 16 février 1976 à l’hôpital militaire de Saint-Mandé.

FamilleModifier

Il épouse en juillet 1935 Odette Dufresne dont il a six enfants.

Récompenses et distinctions.Modifier

Commandeur de la Légion d'honneur (1947)

Croix de Guerre avec palmes

Médaille de l'Aéronautique.

Décorations étrangères et coloniales.

Grande Médaille d'Argent de l'Aéro-Club de France.

Médailles de Sociétés étrangères et coloniales.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Cours de Navigation Aérienne, École Militaire et d’Application de l’Aéronautique, par le Capitaine Max Dévé, 1928
  • Navigation Aérienne Astronomique ( Gauthier-Villars Max Dévé et Raymond Faure 1952 )
  • L'Aviation nouvelle de Camille Rougeron, Ed. Librairie Larousse 1957, chapitre La Géographie aérienne, p. 297-601, par Max Dévé, Colonel (ER) de l'Armée de l'Air.
  • Annuaire des rues de Nouméa : notice sur la rue Max Dévé, Société d’Études historiques de la Nouvelle-Calédonie.
  • Revue du Secrétariat Général à l’Aviation Civile, Ministère des Transports no 145 du 15 septembre 1972 1re liaison aérienne France Nouvelle-Calédonie, par Max Dévé.
  • Aviation Magazine International no 836 du 15 au 31 Oct 1982 : Il y a 50 ans le premier ParisNouméa, par Bertrand Dévé.
  • Icare no 190/191, 2004 édité par le SNPL : 1re liaison aérienne France Nouvelle-Calédonie, par Max Dévé.
  • Toute l' Aviation par Edmond Blanc Société Parisienne d' Edition.
  • Deux Pilotes par Suzanne de Verneilh. Editions Joseph Foret ; Avril 1848.
  • Les Ailes du Désert, Service Historique de l’Armée de l’Air. L’aéronautique militaire française entre Méditerranée et Niger, 1911-1939. Service historique de l'armée de l' air. Juin 2001.
  • Aventures Aériennes en Nouvelle-Calédonie Textes du Colonel Antoine Sadoux Aquarelles de Tiennick Kérével peintre officiel de l'Air. 2015
  • Thèse de doctorat en mathématiques par Marie-Cécile Kasprzyk-Istin :" De la navigation maritime à la navigation aérienne : transferts de méthodes mathématiques et de connaissances en France dans la première moitié du xxème siècle" 2018.
  • Résumé de Navigation Aérienne Elémentaire . Capitaine M. Dévé Oct 1931; Ecole Militaire et d'Application de l' Armée de l' Air
  • Intérêts et Possibilités de l' Aviation dans les Possessions Françaises du Pacifique. Capitaine M. Dévé 1933 Ecole Militaire et d' Application de l' Armée de l' Air
  • Le Service de la Navigation dans l' Escadre de la Croisière en Afrique. Capitaine M.Dévé 1934 Ecole Militaire et d' Application de l' Armé de l' Air
  • Les Unités de Longueur en Navigation Aérienne. Colonel M. Dévé Extraits de " Forces Aériennes Françaises" n°81 Juin 1953

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier