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MasterCard

Société de carte de crédit américaine

MasterCard Inc.
logo de MasterCard

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 1966
Personnages clés Robert W. Selander
Forme juridique Société anonyme
Action New York Stock Exchange (MA)Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas. Pour tout le reste il y a MasterCard.
Siège social Purchase, New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Ajaypal Singh Banga (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Services financiers
Produits Système de paiement
Filiales Mastercard (Belgium) (d) et Mastercard (United Kingdom) (d)
Effectif 8 600
Site web mastercard.com

Chiffre d'affaires 12,5 milliards USD (année fiscale 2017)
Carte de crédit Mastercard
Carte de crédit Mastercard

MasterCard Worldwide (NYSE : MA) est une entreprise américaine de système de paiement/retrait dont le siège est à Purchase, New York. Jusqu'en 2006, c'était une société coopérative détenue par plus de 25 000 institutions financières. Depuis, elle est une société cotée en Bourse.

MasterCard propose les cartes (crédit ou débit) des marques MasterCard, Maestro et Cirrus. Actuellement, plus de 33 millions de commerces dans le monde affichent la marque d'acceptation MasterCard[1]. Elle est, après VISA (deuxième réseau mondial au nombre de titulaires, après le réseau UnionPay, qui dispose de près de 7 milliards de détenteurs) , détenue par plus de 2,1 milliards de personnes à la fin de l'année 2018 .

Sommaire

HistoireModifier

Cette société est créée par United California Bank (devenue plus tard la First Interstate Bank, qui fusionnera avec la Wells Fargo Bank), Wells Fargo, Crocker National Bank (qui fusionnera aussi avec Wells Fargo Bank) et Bank of California (qui fusionnera avec Union Bank of California) dans le but de faire concurrence à la carte de crédit BankAmericard, émise par Bank of America.

En 1966, ces banques, avec Marine Midland Bank, créent ainsi l'Interbank Card Association. En 1968, le réseau s'allie avec Eurocard. En 1969, First National City Bank rejoint cette association en intégrant ses actifs de sa Everything Card.

Au début des années 1990, MasterCard acquiert Access card, une société britannique.

En 2002, MasterCard fusionne avec Europay International, société utilisant l'Eurocard. En 2006, MasterCard est introduit en bourse.

En 2010, MasterCard acquiert DataCash, entreprise britannique spécialisée dans le paiement en ligne et la lutte anti-fraude.

En 2015, MasterCard lance un nouveau projet d'authentification pour les paiements en ligne grâce au selfie[2].

En juillet 2016, MasterCard acquiert 92,4 % de VocaLink, une entreprise britannique, pour 920 millions de dollars[3].

En août 2019, MasterCard annonce lancer une offre d'acquisition sur une partie de l'activité de Nets, une entreprise scandinave, pour 2,85 milliards d'euros[4].

Carte de crédit ou de débitModifier

La carte de crédit ou de débit, nommé Mastercard, est disponible en plusieurs variantes ou dénomination (prepay, argent, gold, platinum entre autres). Chaque variante possède différents services, prestations ou assurances à la clé selon l'émetteur de la carte. Ce dernier peut imposer des critères d'octroi, notamment des conditions de fortune ou de revenus, ainsi que des éventuels frais à appliquer pour l'utilisation de la carte.

Carte de débit à autorisation systématique MAESTROModifier

Maestro est une carte de débit à autorisation systématique. Elle nécessite un crédit suffisant sur le compte bancaire au moment de la transaction pour que cette dernière soit validée. Maestro revendique 300 millions de titulaires en Europe et 695 millions dans le monde entier[5].

 
Logo de Maestro

En FranceModifier

La carte Maestro est une carte de paiement d'entrée de gamme en France par exemple. Il s'agit d'une carte destinée aux populations à risque de défaut bancaire.[réf. souhaitée], typiquement proposée comme carte de paiement pour les comptes jeunes. Elle a la particularité de déclencher une demande d'autorisation à chaque usage, quel que soit le montant de la transaction. Elle ne dispose pas d'embossage (numéro en relief) et ne peut être utilisée que dans les terminaux de paiement électronique capables d'effectuer des demandes d'autorisation.

Son tarif est généralement moins élevé que celui de la Mastercard classique, bien que son utilisation soit plus coûteuse pour les banques et commerçants (à cause de l'autorisation systématique). Selon les banques, elles peuvent bénéficier des mêmes assurances et assistances que les Mastercard classiques, ou bien être commercialisées sans assurance ni assistance. Dans un tel cas, la cotisation devient alors très attrayante (parfois moins de 15 €).

Les plafonds de retrait et de paiement, calculés sur 7 jours ou 30 jours glissant, sont en général peu élevés mais il est toujours possible de négocier les plafonds avec la banque émettrice.

En Suisse, en Allemagne et en BelgiqueModifier

En Suisse, en Allemagne,en Belgique, ainsi que dans les pays germanophones, la carte Maestro est la carte de paiement classique des établissements bancaires.

En Suisse, à l'exception de Postfinance avec sa Postfinance Card (anciennement Postcard), tous les établissements bancaires proposent une Maestro. La carte peut être délivrée moyennant le paiement d'un prix annuel qui peut être inclus dans les frais de tenue du compte bancaire. Avec 5,6 millions de titulaires (pour une population de 7,5 millions d'habitants)[6], la pénétration de la carte Maestro est forte et communément acceptée par les commerçants. Le paiement n'engendre aucuns frais pour l'utilisateur. En revanche, le retrait d'argent, notamment auprès d'établissements tiers, peut être facturé selon l'établissement bancaire. De même, ce dernier fixe librement les frais éventuels en cas d'utilisation de la carte à l'étranger via le réseau Cirrus. Contrairement à d'autres pays, la Maestro ne peut être utilisée pour des paiements sur internet en Suisse[7].

En Suisse toujours, la carte Mastercard (en différentes variantes) est proposée par différents établissements bancaires et organismes de crédit. Son utilisation dans un commerce de détail suisse n'engendre aucuns frais pour l'utilisateur. En revanche, sur Internet, le commerçant peut prélever une taxe correspondant à un certain pourcentage du prix. Le retrait d'espèces peut être aussi soumis à une taxe selon l'établissement bancaire. Enfin, divers frais supplémentaires, variables selon l'émetteur de la carte, peuvent s'appliquer (frais de conversion en monnaie étrangère, paiement au guichet postal, frais de rappel, etc.)

TapezPartez (paiement sans contact)Modifier

 
Puce RFID retirée d'une carte MasterCard.
 
Puce miniature Mastercard RFID à insérer dans des objets sans contact

La carte MasterCard TapezPartez ((en) PayPass) est un moyen de paiement sans contact qui respecte la norme ISO 14443. Il offre une méthode plus simple pour payer de petits achats. Il suffit de toucher un terminal TapezPartez avec la carte pour que le paiement soit accepté, ce qui est plus rapide que de glisser la carte dans un terminal de paiement électronique.

En 2003, MasterCard a conclu un essai de neuf mois à Orlando (Floride), avec JPMorgan Chase, Citibank et MBNA. Plus de 16 000 détenteurs de cartes et plus de 60 marchands participaient à l'essai. De plus, MasterCard a travaillé avec Nokia, AT&T Wireless et JPMorgan Chase pour intégrer ce service dans les téléphones cellulaires.

En 2005, MasterCard a lancé TapezPartez dans certains segments commerciaux.

Initialement la technologie de paiement sans contact était incorporée dans les cartes de crédit de tailles classiques. Depuis 2012, de nouveaux supports sont proposés par Mastercard afin de favoriser l'expansion du paiement sans contact, le consommateur peut désormais payer à partir de bracelet[8]. En 2017, la néo-banque Anytime a lancé un porte-clés[9] de paiement sans contact, qui représente une première française[10]. Le produit a été développé en partenariat avec Gemalto

Identité visuelleModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Chiffres MasterCard » (consulté le 5 novembre 2010).
  2. « Mastercard veut lancer le paiement par selfie » (consulté le 13 juillet 2015)
  3. MasterCard to buy 92.4 percent of UK-based VocaLink for $920 million, Reuters, 21 juillet 2016
  4. « Mastercard to buy part of payments company Nets for $3.19 billion », sur Reuters,
  5. Chiffres et faits, Maestro.ch
  6. Chiffre et faits, Maestro.ch
  7. Maestro sur internet, Maestro.ch
  8. « Les objets connectés surfent sur la vague du paiement sans contact », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2018)
  9. « Voici le porte-clés sonnant et trébuchant », Le Parisien journal Papier,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2018)
  10. « Porte clé et bracelet de paiement Anytime Mastercard® sans contact », sur Compte Anytime (consulté le 2 février 2018)

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier