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Marc Demers

homme politique québécois

Marc Demers
Illustration.
Fonctions
8e Maire de Laval
En fonction depuis le
Élection 3 novembre 2013
Prédécesseur Martine Beaugrand (intérim)
Alexandre Duplessis (intérim)
Gilles Vaillancourt
Biographie
Nationalité Canadienne
Parti politique Mouvement lavallois (municipal)
Parti québécois (provincial)
Profession Homme politique

Marc Demers a été élu maire de Laval lors du scrutin du 3 novembre 2013 et il est le chef du Mouvement lavallois.

Établi à Laval en 1967, Marc Demers a résidé dans les secteurs de Laval-Ouest, Chomedey, Laval-des-Rapides et Pont-Viau. Il a entamé sa carrière en 1971 comme policier pour la ville de Laval, où il a essentiellement œuvré à titre d’enquêteur assigné à la section des crimes majeurs. Il a aussi agi à titre d’administrateur du Fonds de pension des employés de la ville de Laval et assumé la fonction de vice-président de la Fraternité des Policiers de Laval.

Marc bénéficie d’une formation d’enquêteur et de gestionnaire de crises en plus d’être titulaire d’un Certificat en gestion de l’Université du Québec à Trois-Rivières. En tant qu’expert, il offre régulièrement de la formation à des policiers, notamment pour la police de Laval, le Collège Canadien de la police à Ottawa, l’Université du Québec et l’Université de Montréal.

Marc est également très impliqué dans sa communauté. Il a été directeur fondateur des Jeux du Québec pour la mission Laval en 1974 et a été président fondateur de Loisir-Jeunesse Animex inc., un organisme qui œuvrait auprès de la jeunesse lavalloise[1].

BiographieModifier

Vie de familleModifier

Marc Demers vient d’une famille de cinq enfants. Il avait moins d’une dizaine d’années quand son père décède subitement. Les conditions de vie de la famille Demers deviennent alors plutôt modestes et, très rapidement, Marc Demers conjugue ses études au secondaire avec un travail régulier au garage du coin, afin d’appuyer sa mère dans la prise en charge de la famille.

Marc Demers réside à Laval dès 1967. Il habite tour à tour dans les districts de Laval-Ouest, Chomedey, Laval-des-Rapides, Pont-Viau et Fabreville.

M. Demers est un homme engagé dans sa communauté. Son métier de policier et sa propension au bénévolat l’amènent à tisser des liens de solidarité très forts, non seulement avec son entourage immédiat mais aussi, avec des gens de tous les milieux et de toutes origines culturelles.

Sportif accompli, Marc Demers oriente sa vie sur des valeurs familiales fortes, des principes d’intégrité et d’honnêteté ainsi que le profond respect des êtres humains. Aujourd’hui grand-père de six petits-enfants, il est marié depuis 1974 à Mme Jeanne d’Arc Bélisle, avec qui il a trois enfants.

Carrière policièreModifier

C’est en juillet 1971 que Marc Demers est recruté par la Police de Laval. Il entame alors sa carrière comme agent-patrouilleur au poste 12, dans le district de Chomedey.

Toute sa carrière policière, il la consacre à servir et protéger la population de Laval en occupant des postes clés au cours de ses 30 années de service. Il gravit les échelons en passant du rang de patrouilleur à sergent en 1980 puis, quelques années plus tard, à celui de lieutenant-détective à la division des enquêtes criminelles du Service de police de Laval.

Au cours de son cheminement professionnel, Marc Demers participe à de nombreuses enquêtes. Parmi les plus connues du grand public, citons son travail d’enquêteur et d’encadrement de tueurs à gages devenus délateurs pour la Couronne, tels que Michel Blass et Yves «Apache» Trudeau. Il participe également à l’enquête menant à l’arrestation du pire tueur en série de toute l’histoire du Québec, un certain William Fyfe qui avoue avoir tué et mutilé 9 femmes.

Tout au long de ses années de services dans les rangs de la police de Laval, Marc Demers assume aussi diverses fonctions notamment celle d’administrateur du Fonds de pension des employés de la Ville et celle de vice-président de la Fraternité des policiers de Laval.

Il s’est également perfectionné en suivant une formation d’enquêteur et une autre de gestionnaire de crises. Sa rigueur, ainsi que ses capacités d’analyse et d’écoute comme policier, l’amènent à être utilisé comme négociateur au cours des prises d’otages.

Marc Demers est titulaire d’un Certificat en gestion de l’Université du Québec à Trois-Rivières. En tant qu’expert, il lui est arrivé régulièrement d’offrir de la formation aux policiers du Service de police de Laval, au Collège canadien de la police à Ottawa, à l’Université du Québec et à l’Université de Montréal. Il prend sa retraite du Service de police de Laval en 2001.

Après-carrièreModifier

Malgré une retraite bien méritée de la ville de Laval en 2001, Marc a fondé sa compagnie de consultant en sécurité et en investigation, Demers Pro Services. Basée à Pont-Viau, Laval, l’entreprise a travaillé sur de nombreux dossiers d’incendies criminels.

Il a depuis collaboré à la Commission Charbonneau et a participé à l’émission Enquête de Radio-Canada* en tant qu’enquêteur contre la corruption à Laval.

Carrière politiqueModifier

Il s’est aussi beaucoup impliqué au niveau politique, d’abord comme organisateur pour M. Serge Ménard, ensuite avec Mme Nicole Demers au Bloc Québécois, et finalement comme candidat pour le Parti Québécois en 2007 et 2008. En 2012, il a également participé à l’élection de M. Léo Bureau-Blouin dans Laval-des-Rapides.

Maire de LavalModifier

Inspiré par le slogan électoral «mettre fin au désordre», Marc Demers remporte l’élection du 3 novembre 2013, avec une majorité de plus de 23 000 voix sur son plus proche opposant ce qui lui donne plus de 44 % du suffrage populaire exprimé.

Sous la bannière du Mouvement lavallois, il fait élire avec lui une équipe de 17 conseillers municipaux pour combler la presque totalité des 21 sièges disponibles pour les districts électoraux de Laval.

Nouveau maire de Laval, Marc Demers met en place de nombreuses mesures qui visent à remettre de l’ordre dans l’organisation municipale afin de redonner aux Lavallois la fierté perdue au cours des années ou des scandales ont été dévoilés. Il s’applique aussi à redessiner l’avenir de la troisième ville du Québec qui compte aujourd’hui plus de 430 000 résidents. 

Dès 2014, il met en place le Bureau de la protection de l'intégrité et de l'éthique municipale de Laval suite aux nombreux scandales sous l'administration de Gilles Vaillancourt. En 2015, il amorce une campagne contre le pipeline Énergie Est de la compagnie TransCanada.

Dès les premiers jours de son mandat, Marc Demers et son équipe se mettent à l’ouvrage pour réorganiser l’administration municipale. Ainsi, sous leur impulsion, la haute direction de Ville de Laval est complètement renouvelée et structurée en fonction d’une nouvelle philosophie d’ouverture face aux citoyens.

Le nouveau maire lance le plus important exercice de planification stratégique jamais réalisé à Laval. Avec la participation des citoyens et la collaboration étroite de l’administration inspirée par de nouvelles façons de faire, il met de l’avant la réflexion «Repensons Laval», une vision structurée qui amène la ville jusqu’en 2035. À cela s’ajoute, une planification stratégique qui orchestre toutes les actions de l’administration municipale jusqu’en 2020.

En parallèle, Marc Demers instaure les bases de la vaste consultation citoyenne qui mènera à l’adoption du schéma d’aménagement, une pièce majeure pour le développement urbain d’une ville du XXIe siècle à dimensions humaines. Le schéma d’aménagement laissé inchangé depuis 1990, s’implante dans une version plus moderne et consensuelle au cours des premières semaines du mois d’août 2017. Dorénavant à Laval, on n’improvise plus, on planifie et on agit.

Soucieux de protéger l’environnement et de mettre fin à un développement anarchique de la ville, le maire et son équipe votent deux règlements de contrôle intérimaires (RCI) pour installer rapidement des balises préventives en attendant que la vision du schéma d’aménagement soit adoptée. C’est dans cet ordre d’idées que l’administration Demers vote un premier RCI pour protéger les grands secteurs boisés de Laval et, un autre, pour limiter la hauteurs des édifices à 15 étages. 

Aux premiers mois de son mandat, le maire Demers constate l’état négligé des infrastructures lavalloises et, aussi, le peu d’avancement de projets dont on parlait pourtant à Laval depuis plusieurs années.

Avec son équipe, il établit une liste de priorités incontournables des projets à réaliser, autant pour l’ensemble du territoire lavallois que pour chacun des districts de la ville.

Parmi ces priorités, la Ville réalise la Place Bell, un bâtiment d’envergure, constitué de trois glaces dont une de dimensions olympiques qui abrite le Rocket de Laval, le club école des Canadiens de Montréal. Résultat d’une planification serrée et d’une organisation efficace, l’ensemble du complexe culturel et sportif est construit dans les temps et à l’intérieur des budgets prévus. Dans la même foulée, un concours d’architecture vient dessiner le projet du futur complexe aquatique. Visant l’équilibre entre les grandes infrastructures et les services de proximité, 3 centres communautaires, couvrant trois grands secteurs de Laval, sont projetés et doivent ouvrir leurs portes d’ici 2019.

Une partie du premier mandat du nouveau maire Marc Demers est également consacré à des mesures visant à rétablir la confiance des citoyens dans leur administration municipale. De manière à contrer la corruption, il instaure le Bureau d’intégrité et d’éthique de Laval (BIEL) et le dote d’une ligne de signalement. Il améliore les budgets consacrés au bureau du vérificateur général et à l’Ombudsman de la ville tout en les assurant d’une indépendance totale. Enfin, il revoit le code d’éthique des élus et celui des employés municipaux en y insérant pour les individus concernés l’obligation de dénoncer les situations faisant accroc à l’éthique.

Tel que promis aux citoyens, il récupère des sommes d’argent qui avaient été détournées des coffres de la ville de Laval par la corruption et la collusion. Au mois d’août 2017, la Ville de Laval est la seule municipalité du Québec à avoir relevé ce défi en touchant des sommes qui, globalement, avoisinent aujourd’hui plus de 10 millions de dollars. 

Outre ces réalisations, le maire Demers tient d’autres engagements, notamment  en gelant le compte moyen de taxes en 2014, en offrant le transport en commun gratuit aux personnes de 65 ans et plus.

Au cours de ce premier mandat la qualité de l’administration municipale sous Marc Demers a été reconnue par des prix prestigieux décernés notamment par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), par l’École nationale d’administration publique (ÉNAP) et l’Institut d’administration de Québec (IAQ). Il faut aussi noter que la firme S&P GLOBAL (anciennement Standard & Poor’s), en se fondant sur la stabilité et l’excellence de l’administration municipale, accorde la meilleure cote de crédit du Québec à la Ville de Laval.

Marc Demers, se présente le 5 novembre 2017 pour obtenir un second mandat des électeurs de Laval. Il est réélu en obtenant 46 % des voix[2].

RéférencesModifier

  1. « Marc Demers - Biographie | Mouvement lavallois - Équipe Marc Demers », sur www.mouvementlavallois.org (consulté le 26 septembre 2017)
  2. « Deuxième mandat pour Marc Demers à Laval », La Presse, 5 novembre 2017

Voir aussiModifier