Mantas Kvedaravičius

réalisateur et cinéaste lituanien
Mantas Kvedaravičius
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 45 ans)
MarioupolVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École de Biržų Aušros (d) (jusqu'en )
Vilnius University Faculty of History (en) (jusqu'en )
Université de New York (jusqu'en )
Université d'Oxford (jusqu'en )
Université de Cambridge (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
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A travaillé pour
Distinction

Mantas Kvedaravičius est un anthropologue, archéologue, réalisateur et documentariste lituanien, né le à Biržai en Lituanie et mort le à Marioupol en Ukraine au cours de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

BiographieModifier

Mantas Kvedaravičius est né le à Biržai, en Lituanie.

Il a étudié à l’université de Vilnius, puis obtient un diplôme en anthropologie sociale de l’université de Cambridge[1].

Mantas Kvedaravicius est connu pour avoir réalisé les films documentaires Barzakh, qui a obtenu le Prix du Jury œcuménique (mention spéciale) et le prix Amnesty International de la Berlinale en 2011[2] ; Mariupolis, présenté à la Berlinale en 2016[1] ; et Partenonas (ou Parthenon), présenté en 2019 à la Semaine internationale de la critique de Venise (it)[3].

Son documentaire posthume Mariupolis 2, est présenté en Seance spéciale au festival de Cannes en mai 2022 et remporte le Prix spécial du Jury de L'Œil d'or[4],[5],[6].

MortModifier

Selon le ministère ukrainien de la Défense, Mantas Kvedaravičius est tué le à Marioupol par les forces russes, « une caméra à la main »[1], pendant qu’« il documentait les atrocités de guerre de la Russie » au cours de l’invasion de l’Ukraine alors qu’il tentait de quitter la ville[7],[8].

Selon la médiatrice des Droits de l’Homme au Parlement ukrainien Lyudmyla Denisova (en) il a été « fait prisonnier par les Russes, il a reçu une balle dans la tête et une dans la poitrine. Les occupants ont jeté son corps dans la rue »[9],[10].

FilmographieModifier

Liste non exhaustive

  • 2011 : Barzakh, Prix du Jury œcuménique (mention spéciale), et prix Amnesty International de la Berlinale[2]
  • 2016 : Mariupolis[7]
  • 2019 : Partenonas (aussi titré[11] Stasis ou Parthenon)[3]
  • 2022 : Mariupolis 2, 1h45[12]

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Guerre en Ukraine, en direct : le négociateur ukrainien déclare possible une rencontre entre Zelensky et Poutine ; l’Ukraine revendique la libération de « toute la région de Kiev » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. a et b (en) Martin Blaney, « Berlin's Golden Bear goes to Farhadi's A Separation », sur Screen, (consulté le ).
  3. a et b (en) « Parthenon (Partenonas) », sur Cineuropa (consulté le ).
  4. « Cannes 2022: le dernier film d'un réalisateur tué à Marioupol présenté hors compétition », sur Le Figaro, (consulté le )
  5. Festival de Cannes : la projection de "Mariupolis 2" du réalisateur Mantas Kvedaravicius tué fin mars en Ukraine, créé l'émotion sur la Croisette, sur francetvinfo.fr, consulté le 29 mai 2022
  6. Cannes 2022 : un certain regard, Queer Palm, Critique... Tous les autres prix du Festival, sur telerama.fr, consulté le 29 mai 2022
  7. a et b « Guerre en Ukraine : le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius est mort à Marioupol », sur Franceinfo, (consulté le ).
  8. « Ukraine : le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius tué à Marioupol », sur Le Figaro, (consulté le ).
  9. (en) « Abducted and executed: Lithuanian film director dies at hands of Russian fascists in Mariupol », sur www.ukrinform.net, (consulté le ).
  10. Valentine Ulgu-Servant et Maxime Jacob, « Dans Marioupol dévastée, le cinéaste Mantas Kvedaravicius a été exécuté par l'armée russe », sur Vanity Fair, (consulté le ).
  11. (en) « Partenonas (2019) - Release Info », sur IMDb (consulté le ).
  12. « Cannes 2022 : « Mariupolis 2 », la vie sous les bombes en Ukraine, filmée par Mantas Kvedaravicius », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externesModifier