Marioupol

ville ukrainienne

Marioupol
(uk) Маріуполь
Blason de Marioupol
Héraldique
Drapeau de Marioupol
Drapeau
Вежа взимку.jpg
Вежа влітку.jpg Будинки зі шпилем (Маріуполь).jpg
Вул. Італійська (Апатова), 115.jpg Драмтеатр Маріуполь.jpg
Панорама спорткомплекса Ильичевец - panoramio.jpg
Administration
Pays Drapeau de l'Ukraine Ukraine (de jure)
Drapeau de la République populaire de Donetsk République populaire de Donetsk (de facto)
Oblast Flag of Donetsk Oblast.svg Oblast de Donetsk
Maire (de jure) Vadym Boïtchenko (aussi de facto jusqu'en ) (Bloc Vadym Boychenko)

(de facto)
Konstantine Ivachtchenko
(Plateforme d’opposition)

Code postal 87500 — 87590
Indicatif tél. +380 629
Démographie
Population 431 859 hab. (2021)
Densité 1 771 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 04″ nord, 37° 32′ 35″ est
Superficie 24 390 ha = 243,9 km2
Divers
Fondation 1778
Statut Ville depuis 1779
Ancien(s) nom(s) Domakha, Adamakha, Kalmiouska (jusqu'en 1778)
Pavlovsk (1778-1779)
Marioupil/Marioupol (1779-1933)
Marioupol (1933-1948)
Jdanov (1948-1989)
Localisation
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Marioupol
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Marioupol
Liens
Site web www.marsovet.org.ua

Marioupol (en ukrainien : Маріуполь ; en russe : Мариуполь) est une ville portuaire et industrielle de l'oblast de Donetsk, en Ukraine. Dénommée Jdanov de 1948 à 1989, c'est aussi l'ancienne capitale de la région historique de Méotide. Sa population, qui mélange Ukrainiens et Russes ainsi qu'une minorité grecque, s'élevait à 431 859 habitants en 2021.

Lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui débute le , ce port stratégique du Donbass est assiégé par les forces russes et détruit ou endommagé à 90 %[1],[2].

GéographieModifier

LocalisationModifier

Marioupol est située sur la mer d'Azov, à l'embouchure du fleuve Kalmious, à 105 km au sud de Donetsk et à 635 km au sud-est de la capitale Kiev.

ClimatModifier

Le climat de Marioupol est de type tempéré continental et marqué par de fréquentes sécheresses et des orages en été, et le brouillard en hiver. La température moyenne en janvier est de −5,2 °C et en juillet de 22,7 °C. La moyenne des précipitations est de 450 mm par an.

Voies de communication et transportsModifier

 
Un trolleybus ACSM-321 à Marioupol.

Par sa gare, la ville est reliée depuis 1889 à Moscou, Kiev, Lviv, Saint-Pétersbourg, Minsk, Briansk, Voronej, Kharkiv, Poltava ou encore Slaviansk-na-Koubani. Elle possède aussi les gares de Marioupol-Port, de Marioupol-Sotuvalny et de Sartana.

Le port de Marioupol est relié à la mer d'Azov et possède sa gare.

L'aéroport de Marioupol existe depuis les années 1930 et est entièrement reconstruit en 2003.

Les transports urbains et inter-urbains sont représentés par des lignes de tramways depuis 1933, des lignes de trolleybus depuis les années 1970, d'autobus et de taxis collectifs.

ToponymieModifier

Formes du nomModifier

La ville de Marioupol est renommée Jdanov en 1948, en référence à un proche de Staline, Andreï Jdanov. Elle retrouve son nom d'origine en 1989.

ÉtymologieModifier

Le nom signifie en grec « Ville de Marie ».

L'urbanismeModifier

La vieille ville de Marioupol, qui se trouve dans un périmètre compris entre la côte de la mer d'Azov au sud, le fleuve Kalmious à l'est, le boulevard Chevtchenko au nord et l'avenue des Métallurgistes à l'ouest, est construite d'immeubles bas et d'anciennes maisons particulières qui gardent tout leur cachet de l'époque d'avant 1917. Seules la rue Artiom et l'avenue Lénine ont été construites après la Grande Guerre patriotique.

La partie centrale comprise entre l'avenue des Métallurgistes et l'avenue Boudivelnikov est surtout composée d'immeubles administratifs ou commerciaux, avec le bâtiment de la municipalité, la poste centrale, le cinéma Loukov, l'université des humanités de Marioupol, l'université technique d'État de l'Azov, la bibliothèque centrale Korolenko et de grands centres commerciaux.

L'architecture des autres quartiers, plus résidentiels (Zakhidny, Skhidny, Kirov, Tcheremouchki, les 5e et 17e arrondissements) comportent des immeubles de la période soviétique de cinq à neuf étages. Les habitations privatisées représentaient 76,3 % des logements en 2003.

La ville de Marioupol possède plusieurs parcs et squares, les plus fréquentés étant le square de la Ville (place du Théâtre), le parc d'Attractions, le parc Gourov (ancien parc du Bicentenaire de Marioupol), le parc Petrovski, le jardin de la Ville (avec ses monuments aux héros de la Seconde Guerre mondiale) inauguré en 1863, le parc Vessiolka, le parc Azovstal, le parc de la Mer (anciennement du Cinquantenaire de la Révolution d'Octobre).

Marioupol est connue pour ses nombreux monuments commémoratifs, statues et sculptures, parmi lesquelles le buste du peintre Arkhip Kouïndji né à Marioupol, l'inévitable Taras Chevtchenko, fondateur de la langue littéraire ukrainienne dans la seconde moitié du XIXe siècle et l'inévitable Pouchkine représentant la langue russe. Les quatre statues de Lénine n'ont pas été déboulonnées, comme témoignages de l'histoire, contrairement à celle de Jdanov qui a été déboulonnée en 1990 ; on remarque en plus la statue du chanteur non-conformiste Vissotski (ancien mari de l'actrice russo-française Marina Vlady), inaugurée en 1998. Un buste du vainqueur de l'armée blanche, commandant d'un bataillon dans la région en , Kouzma Anatov, a été inauguré en 1968 dans la rue du même nom. La Grande Guerre patriotique est le sujet d'une quinzaine de monuments, statues, chars, bustes, etc. en l'honneur de l'Armée rouge, de telle unité combattante, de tel fait glorieux ou de tel héros mort au combat pour la libération du pays de l'occupation du Troisième Reich, comme le monument des douze patriotes fusillés par les Allemands le . La grande statue commémorant la libération du Donbass domine le square de l'avenue Nakhimov. La flamme éternelle se trouve devant le monument aux victimes du nazisme (appelé « fascisme » par les pays de l'ex-URSS). Un monument aux victimes du stalinisme a été érigé place du Théâtre, ainsi qu'une grande croix, en 2008 au cimetière principal, en souvenir des victimes de la grande famine des années 1920 consécutive à la dékoulakisation. Une grosse pierre avec une plaque commémorative rappelle, dans une allée de l'avenue Lénine, les victimes de Tchernobyl.

Récemment, une statue du métropolite Ignace de Marioupol[3] (1715-1786, canonisé en 1998 par l'Église orthodoxe) a été érigée près de la cathédrale Saint-Nicolas.

HistoireModifier

L'Empire russeModifier

Marioupol était connue au début du XVIe siècle comme la forteresse cosaque Kalmious, mais la ville naquit véritablement après la migration de Grecs de Crimée en 1778-1780. Sous Catherine II de Russie, Marioupol connut l'immigration des Grecs turcophones provenant de Crimée, qui s'étaient installés initialement à Chersonèse, Kertch et Théodosie depuis le VIe siècle av. J.-C. et qui furent chassés par les Ottomans. La voyageuse française, Adèle Hommaire de Hell, en fait une description savoureuse lors de son voyage en 1840[4].

À la fin du XIXe siècle, Marioupol fut transformée grâce au chemin de fer arrivé ici en 1889, à la création d'un grand port avec des représentations consulaires de l'Autriche-Hongrie, du Royaume-Uni, de l'Italie, de la Grèce, de la Sublime Porte, de la Belgique et de l'Empire allemand, et à la fondation d'usines sidérurgiques.

La période soviétiqueModifier

La ville se range du côté bolchévique le , mais bientôt se trouve sur le front austro-hongrois et allemand, dont les armées l'occupent. Les occupants sont chassés par l'armée blanche en automne 1918. En 1919, pendant la guerre civile russe, la ville fut brièvement occupée par les Français venus y soutenir les armées blanches. L'Armée rouge les chasse le , mais doit reculer en mai suivant. Ce n'est qu'en que Marioupol se rend à la flottille rouge de la mer d'Azov. Les entreprises métallurgiques, comme les autres, sont nationalisées. Dans les années 1930, l'usine Azovstal voit le jour.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marioupol fut occupée par l'Allemagne nazie du au . Les Allemands fusillent environ 10 000 habitants, envoient près de 50 000 jeunes gens et jeunes filles comme travailleurs forcés en Allemagne, déportent en camp de concentration 36 000 prisonniers dont la plupart ne survivent pas.

L' exécution de Juifs de Marioupol fut effectuée par le Sonderkommando 10A, qui faisait partie de l'Einsatzgruppe D. Le chef était l'Obersturmbannführer Heinz Seetzen[5]. Les Allemands fusillent environ 10 000 juifs de Marioupol du 20 octobre 1941 au 21 octobre 1941 à Berdiansk.

Le Mémorial aux Juifs assassinés de Marioupol également appelé "Mémorial Menorah" est un monument situé dans le cimetière de Berdiansk à l'est de la ville de Marioupol, en Ukraine, perpétuant le souvenir des victimes juives exterminées de Marioupol par les nazis au cours de l'Holocauste appelée en hébreu Shoah. Il est un monument culturel avec le numéro 99-142-3901[6],[7].

L’œuvre est constituée d'une menorah à sept branches, d'une étoile de David et de deux stèles commémoratives avec des inscriptions[8],[9]:

  • "Victimes du génocide fasciste – les Juifs de Marioupol ont été fusillés ici. octobre 1941" („Здесь расстреляны жертвы фашистского геноцида - евреи Мариуполя. Октябрь 1941 года. Пусть их души будут связаны с живыми“)
  • "Je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom Préférables à des fils et à des filles; Je leur donnerai un nom éternel" (Esaïe 56:5)


Marioupol fut libérée par la 44e armée du front du sud de l'Armée rouge.

En 1948, Staline renomma la ville Jdanov, en l'honneur de son proche collaborateur Andreï Jdanov qui y était né. La ville retrouva son nom originel en 1989 et la statue de Jdanov fut déboulonnée l'année suivante en raison de ses crimes de masse.

Depuis la dislocation de l'Union soviétique, de nombreux Grecs pontiques ont quitté Marioupol pour la Grèce.


L'Ukraine indépendanteModifier

La ville est le théâtre de troubles dans le contexte de l'Euromaïdan à partir d', au début de la guerre du Donbass. Des bâtiments officiels sont pris par des insurgés russophones. Plus de trois cents personnes sont arrêtées. La bataille de Marioupol de 2014 se déroule du 6 mai au 14 juin 2014, et se termine par la reprise de la ville par les forces ukrainiennes.

Les hostilités reprennent le , jour où les rebelles (que le ministre de la Défense ukrainien accuse d’être soutenus par la Russie) lancent une offensive de très grande ampleur sur la ville. Des tirs font trente victimes civiles[12]. Les deux côtés s'accusent mutuellement.

L'invasion de l'Ukraine par la RussieModifier

 
Immeuble de Marioupol détruit, 23 mars 2022.

Le , une bataille éclate dans l'ouest de la ville lors de l'invasion russe de l'Ukraine. Dès le lendemain, la ville est assiégée et bombardée par les forces russes[13] pour lesquelles le port est manifestement un objectif stratégique pour l'accès de la Russie à la mer d'Azov. Un cessez-le-feu de quelques heures avait été obtenu au dixième jour de l’invasion pour évacuer (le , de 10 h à 16 h locales, c’est-à-dire h à 15 h heure de Paris) une partie des civils, mais à peine leur évacuation commencée, elle a été interrompue en fin de matinée en raison de bombardements continus dans les environs, selon la municipalité[14].

Le 9 mars 2022, le maire de Marioupol a indiqué « au moins 1 207 personnes sont mortes depuis neuf jours, date qui correspond au début du siège russe. ». Le même jour, l'armée russe bombarde un hôpital pour enfants provoquant l'indignation des Occidentaux. Cet acte est désigné par le chef d'État ukrainien comme un crime de guerre[15].

Le 16 mars, le théâtre d'art dramatique régional de Donetsk, qui servait de refuge à plusieurs centaines de civils, est bombardé. Le bilan, publié par les autorités locales neuf jours plus tard, indique 300 morts environ[16],[17].

Au 17 mars 2022, il est estimé qu'environ 80 % des logements de la ville ont été détruits par les bombardements russes[18]. La ville martyre est comparée à Alep (Syrie) ou Guernica (Espagne)[19]. Des enquêtes pour crimes de guerre sont diligentées[20].

Le , les derniers soldats restants de l'armée ukrainienne (moins de 300), retranchés dans l’aciérie d’Azovstal, se rendent aux forces russes et sont évacués du territoire contrôlé par la Russie, dans la République populaire de Donetsk, donnant à l'armée russe et de la RPD un contrôle total sur la ville[21],[22],[23].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Recensements ou estimations de la population[24] :

Évolution démographique
1850 1897* 1923* 1926* 1939* 1959* 1970*
4 57931 11628 70740 825221 529283 570416 927
1979* 1989* 2001* 2011 2012 2013 2014
502 581518 933492 176466 665464 457461 810458 533
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
455 063453 623449 498444 493440 367436 569431 859

Le taux de natalité s'élevait à 9,9 pour mille en 2012 (4 567 naissances) et à 9,1 pour mille en 2011 (4 225 naissances) ; le taux de mortalité s'élevait à 15,2 pour mille (7 004 décès) en 2012 et à 14,9 pour mille en 2011 (6 912 décès) ; l'accroissement naturel de la population de Marioupol s'élevait donc à –5,3 pour mille en 2012 et à –5,8 pour mille en 2011.

Structure par âge :

0-14 ans : 12,5 %   (29 786 hommes et 27 829 femmes)
15-64 ans : 68,1 %   (156 585 hommes et 176 637 femmes)
65 ans et plus : 19,4 %   (32 126 hommes et 57 300 femmes) (2013, chiffres officiels)

Structure ethnique en 2002 [réf. nécessaire] :

Ukrainiens : 48.7%
Russes : 44.4%
Grecs : 4.3%
Autres : 2.6%

Langues parlées en 2001[25] :

russe : 89.64%
ukrainien : 9.92%
autre : 0.44%

Les sportsModifier

La santéModifier

Marioupol est un centre médical important dans le sud de la région de Donetsk.

Liste des hôpitaux publics en 2021 :

La religionModifier

 
Une tombe dans le vieux cimetière juif à Marioupol, février 2019.

La majorité de la population confesse le christianisme orthodoxe (onze édifices dévolus à l'Église orthodoxe d'Ukraine et trois à l'Église orthodoxe d'Ukraine issue du schisme de 1992), mais il existe une frange de plus en plus importante qui adhère à la vingtaine de communautés protestantes, souvent d'origine américaine — comme les pentecôtistes, les mormons ou les adventistes —, installées en Ukraine et dans la région et qui s'occupent en priorité des populations défavorisées et des franges les plus en danger (orphelins, alcooliques, drogués, SDF, anciens délinquants, etc.), la plus dynamique étant celle des baptistes qui dispose d'une immense maison de prières. Les communautés tatares et azéries disposent de plusieurs mosquées[réf. nécessaire].

Enfin un certain nombre d'habitants de Marioupol sont athées[réf. nécessaire].

L'économieModifier

 
Complexe sidérurgique Illitch.

L'économie de Marioupol est encore dominée par l'industrie lourde : deux grandes usines métallurgiques, Azovstal et l'usine métallurgique Illitch, et une grande usine de constructions mécaniques, Azovmach[réf. nécessaire].

Le port de Marioupol est le quatrième port d'Ukraine, avec un trafic de 14 774 400 tonnes en 2005[26].

La culture locale et le patrimoineModifier

L'enseignementModifier

L'université des humanités de Marioupol, l'université technique d'État de l'Azov, la bibliothèque centrale Korolenko.

Les lieux et monumentsModifier

ReligieuxModifier

Les principales églises orthodoxes de la ville sont :

  • la petite cathédrale Saint-Nicolas : consacrée en 1991, elle abrite les reliques de saint Ignace de Marioupol (1715-1786) ;
  • l'église Saint-Nicolas-du-Port construite en 2001 ;
  • l'église Saint-Michel consacrée en 1997[28] ;
  • l'église de la Sainte-Trinité consacrée en 2008 ;
  • l'église de la Transfiguration ;
  • l'église Saint-Élie ;
  • l'église de l'Assomption (ou de la Dormition) ;
  • l'église Saint-Vladimir ;
  • l'église Saint-Georges construite en 2005.
  • Cathédrale de la Sainte Vierge Protection, costruite en 2020[29].

Les églises detruites en 1934 sont :

Les équipements culturelsModifier

 
Le cinéma Savona.

Les mosaïquesModifier

Mosaïques du complexe Azovmach.

Les personnalitésModifier

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) Richard Spencer, David Charter, Felix Light et Sebastian Mann, « 90% of buildings in Mariupol ‘damaged or destroyed’ », The Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (en) « Besieged Ukrainian City Mariupol ‘90%’ Destroyed – Mayor », The Moscow Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Cet évêque a sauvé la vie de dizaines de milliers de Grecs orthodoxes en aidant à leur évacuation de la Crimée, où ils étaient menacés de mort sous le joug ottoman, alors en pleine guerre russo-turque et les a installés à Marioupol et dans la région
  4. Adèle Hommaire de Hell, Équipée dans les steppes de Russie 1840-1844, Paris, 1868, rééd. Paris, Arthaud, 1993, préf. de Michel Deuff, p. 38 sq
  5. (Мариуполь еще не был занят, а уже было запланировано, что казни евреев в городе будут проведены зондеркомандой 10А, входившей в айнзацгруппу Д. Начальником команды был оберштурмбанфюрер Гейнц Зеетцен, даже среди офицеров карательных отрядов известный беспощадностью и жестокостью при исполнении особого приказа фюрера.история гибели евреев мариуполя. Мариуполь еще не был занят, а уже было запланировано, что казни евреев в городе будут проведены зондеркомандой 10А )
  6. Monument culturel 99-142-3901
  7. Лев Давыдович Яруцкий (Lev Yarutsky): «Евреи Приазовья» (Juifs de la mère de Azov), Маriupol 1996
  8. "Шукач. Мемориальный комплекс "Менора" в с.Бердянское (Мангушский район)".
  9. Мемориальный памятник «Менора» г. Мариуполь
  10. numéro : 14-123-0029
  11. numéro : 14-123-0117
  12. « Marioupol bombardée par les séparatistes pro-russes », sur Le Monde,
  13. (en) « Russia orders troops to hasten their advance as Mariupol remains under heavy shelling », sur ABC News,
  14. « DIRECT. Ukraine: les bombardements à Marioupol empêchent l’évacuation des civils », sur La Voix du Nord, (consulté le ).
  15. « Guerre en Ukraine : après le bombardement d'un hôpital pédiatrique, les condamnations se multiplient », sur Franceinfo, (consulté le )
  16. « Guerre en Ukraine : à Marioupol, l’abri antibombes du théâtre bombardé n’a pas été détruit », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. (en) Nicholas Cecil, « 300 people killed in Russian bombing of Mariupol theatre, says local official », sur standard.co.uk,
  18. « Guerre en Ukraine en direct : 30000 personnes évacuées de Marioupol, 80% des logements détruits », sur leparisien.fr, (consulté le )
  19. X.M., X.R., L.F., « Guerre en Ukraine : Un consul grec compare Marioupol à Alep ou Guernica », sur 20 Minutes, (consulté le ).
  20. « Crimes de guerre en Ukraine : le travail essentiel des ONG pour collecter les preuves », sur France Info, (consulté le ).
  21. (en-GB) Deutsche Welle (www.dw.com), « ICC sends war crimes investigative team to Ukraine — live updates | DW | 17.05.2022 », sur DW.COM (consulté le )
  22. « Guerre en Ukraine: Azovstal, la chute d’un symbole », sur Le Soir, (consulté le )
  23. « Près de 300 combattants évacués d'Azovstal, fin de la résistance ukrainienne à Marioupol », sur Le HuffPost, (consulté le )
  24. « Recensements et estimations de la population depuis 1897 », sur pop-stat.mashke.org(uk) « Office des statistiques d'Ukraine : population au 1er janvier 2010, 2011 et 2012 », sur database.ukrcensus.gov.ua« Office des statistiques d'Ukraine : population au 1er janvier 2011, 2012 et 2013 », sur database.ukrcensus.gov.ua
  25. « Таблиця: 19A050501_02_014. Розподіл населення за рідною мовою, Донецька область (1,2,3,4) », sur database.ukrcensus.gov.ua
  26. [1]
  27. sous le numéro : 99-141-2301
  28. a et b Cathedral of the Archangel Michael on the Left Bank of Mariupol
  29. a et b Cathedral of the Holy Virgin Protection
  30. numéro : 14-123-0098

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier