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MPM 76
Description de cette image, également commentée ci-après
Une rame MPM 76 à quai au terminus La Fourragère.
Identification
Exploitant(s) RTM
Type Métro
Composition 4 voitures
(M-N-R-M)[1]
Conduite Conducteur
Couplage Attelage Scharfenberg seulement pour dépannages
Constructeur(s) Alstom
Mise en service
Effectif 36 rames
Retrait début à l'Horizon 2020?
Affectation Métro de Marseille
Ligne 1 du métro de MarseilleLigne 2 du métro de Marseille
Caractéristiques techniques
Roulement Pneus
Écartement standard
Captage Frotteur
Tension ligne de contact 750 V
 Tension moteurs 750 kV
Moteurs de traction Électriques
Puissance continue 1400 kW
Tare 74,960 t
Masse en service 112,720 t
Largeur 2.6 m
Hauteur 3.55 m
Longueur totale 65.650 m
Empattement 2 m
Bogies 8
Diamètre des roues Ø1005
Accès Plancher à 1,10 m
Portes 24 (3 par voiture et par face)
Intercirculation Service uniquement
Capacité 472
Places assises 182 pl.
Vitesse maximale 80 km/h

Le MPM 76 (pour « Métro pneumatiques Marseille année 1976 ») est un modèle de métro sur pneumatiques, construit par Alstom pour le réseau du métro de Marseille.

HistoireModifier

À la suite de l'appel d'offres de 1971 portant sur la création du métro de Marseille, un marché portant sur la fourniture de 21 trains (de trois voitures chacun) est signé le 1er novembre 1973[2]. La première rame est livrée le 27 août 1976, en gare de Saint-Marcel[3]. Les premiers essais ont lieu au dépôt de La Rose en septembre 1976. Les autres rames sont progressivement livrées jusqu'à l'été 1977.

La conception des trains est réalisée avec l'aide de la RATP et de sa filiale SOFRETU[2]. Des essais ont d'ailleurs lieu sur la ligne 11 du métro de Paris. La construction en est assurée par un groupement d'industriels, comprenant notamment les sociétés CIMT (caisses) et MTE (matériel électrique)[4], sous l'égide de la Société Générale de Travaux et d'Études (SGTE)[2].

À l'occasion de la création de la seconde ligne de métro, 15 rames supplémentaires (à trois voitures) sont commandées et sont livrées au début de l'année 1983[3].

En outre, une quatrième voiture est ajoutée sur les rames existantes, pour faire face à l'accroissement de la fréquentation du réseau. Ces voitures sont livrées et installées au cours de l'année 1985[3].

En 2005, les rames subissent une rénovation à mi-vie[5].

CaractéristiquesModifier

GénéralitésModifier

Les rames présentent une longueur de 65,65 mètres et un gabarit de 2,6 m, pour une masse à vide de 75 tonnes. Les caisses sont construites en aluminium soudé[2].

L'alimentation en électricité se fait au moyen d'un frotteur. La tension électrique d'alimentation est de 750 volts en courant continu.

Le MPM 76 est un métro sur pneumatiques et utilise la technologie développée par la RATP pour le métro de Paris[2]. Les rames MPM 76 sont dérivées du matériel MP 73 de la RATP mais leur bruit moteur est similaire aux MP 59 parisiens.

CompositionModifier

Chaque rame est composée de quatre voitures (2 motrices avec cabine de conduite encadrant une remorque et une motrice sans cabine).

Les motrices et les remorques sont numérotées de la façon suivante[3] :

  • MA 01 à MA 42 pour les motrices d'extrémités des trains livrés en 1976-77
  • RA 01 à RA 21 pour les remorques des trains livrés en 1976-77
  • MB 01 à MB 30 pour les motrices d'extrémités des trains livrés en 1983
  • RB 01 à RB 15 pour les remorques des trains livrés en 1983
  • NB 01 à NB 36 pour les motrices intermédiaires (dites « neutres »).

Chaque rame est désignée par le numéro de sa remorque[3]. Les rames sont ainsi numérotées de 1 à 36.

MotorisationModifier

Les trains MPM 76 affichent une vitesse maximale de 80 km/h.

Chaque motrice comporte deux bogies moteur, équipés chacun de deux moteurs électriques, fonctionnant sous 750 V et affichant une puissance unitaire de 130 kW en régime continu. Les moteurs sont électriquement connectés deux par deux en série, et sont commandés au moyen de contacteurs à résistances de type Jeumont-Heidmann (JH)[2],[3].

FreinageModifier

Le freinage des rames est assuré par[2] :

  • un frein électrique par récupération, et
  • un frein mécanique à commande pneumatique.

Le frein mécanique utilise des sabots en bois de hêtre, qui viennent en appui sur la bande de roulement des roues de sécurité en fer. Ces patins ont longtemps été fabriqués dans l'atelier de Vaugirard du métro de Paris[6], avant que leur production ne soit déplacée dans l'atelier de Châtillon depuis 2017[7].

Aménagement intérieurModifier

Chaque rame à quatre voitures présente une capacité de 472 voyageurs, dont 182 places assisses[2].

Les sièges sont disposés perpendiculairement aux parois des voitures, suivant un diagramme en 2+2. Les sièges sont constitués d'une coque en polyester, et sont dépourvus de tout tissu ou rembourrage, afin de limiter les dégradations et le vandalisme[8].

En 2015, la RTM a installé des caméras de vidéosurveillance dans chaque voiture.

AvenirModifier

La réforme des rames MPM 76 et leur remplacement par des trains plus modernes est à l'étude pour l'horizon 2020[9],[5].

RéférencesModifier

  1. Jusqu'au début des années 1980, les rames ne comprennent que trois voitures, avec la composition suivante : Motrice - Remorque - Motrice (M-R-M).
  2. a b c d e f g et h Henri Bochet (ingénieur principal de la Société du Métro de Marseille), « Le métro de Marseille », Revue générale des chemins de fer, Dunod,‎ , p. 139-146 (ISSN 0035-3183)
  3. a b c d e et f (Laupiès 1993, p. 96-103)
  4. La plupart de ces sociétés seront par la suite intégrées au groupe Alstom
  5. a et b Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Conseil de Communauté, « Délibération n° 009-154/11/CC - Approbation de la création et de l'affectation d'une autorisation de programme relative aux études sur le renouvellement des rames de métro à Marseille. »,
  6. Pierre Bazin, « Visite des ateliers de Vaugirard », Connaissance du Rail, nos 354-355,‎ .
  7. « Journal d'information du projet des Ateliers Vaugirard no 1 » [PDF], sur lesateliersvaugirard.fr (consulté le 2 août 2019).
  8. (Laupiès 1993, p. 164)
  9. « Le budget au menu de MPM lundi », La Provence,‎ (lire en ligne)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier