Mûre (fruit de la ronce)

fruit comestible produit par de nombreuses espèces dans le genre Rubus dans la famille des rosacées

La mûre, mûre sauvage ou mûron, aussi appelé meuron en Suisse romande, en Savoie ainsi que dans les Hauts-de-France[1], est un fruit rouge comestible de la ronce commune, buisson épineux très envahissant du genre Rubus, de la famille des Rosacées, comme le framboisier.

Fruits de la ronce commune.
Gros plan sur quelques mûres cueillies.
Mûre (fruit de la ronce), Quito (Amérique du Sud).

La mûre est de couleur noir bleuâtre à maturité, en général à la fin de l'été, vers septembre. Comestible, d'un goût sucré, la mûre est en réalité un faux-fruit car elle n'est pas issue du pistil de la fleur mais formée de l'agrégation des carpelles modifiées et transformées en petites drupes (drupéoles) qui restent adhérentes au réceptacle floral. Les fleurs de la mûre sauvage sont blanches ou blanc rosé, de deux à trois centimètres de diamètre, regroupées en corymbes ; elles ont cinq sépales, cinq pétales et de nombreuses étamines.

UtilisationModifier

La mûre de ronce ou des cultivars de Rubus est utilisée pour la confection de sirops, confitures, gelées, sorbets et autres desserts. Pour réaliser la confiture sans pépins, il est possible de passer les fruits à ébullition dans un moulin à légume à grille fine.

Le mélange appelé « fruits des bois » est généralement constitué de myrtilles, framboises, fraises des bois et mûres de ronce.

En phytothérapie traditionnelle, les feuilles séchées de la ronce sont utilisées en tisane pour soigner les inflammations de la gorge[2] et les petites diarrhées, et pour épurer le rein des toxines[réf. nécessaire]. Mais ces différents effets thérapeutiques n'ont pas été prouvés scientifiquement.

CalendrierModifier

Dans le calendrier républicain français, le 9e jour du mois de thermidor est dénommé jour de la « mûre[3] ».

Notes et référencesModifier

  1. « meuron », sur cnrtl.fr, Centre national de ressources textuelles et lexicales (consulté le 2 décembre 2020).
  2. Elisabeth Busser et Christian Busser, Les Plantes des Vosges. Médecine et traditions populaires, La Nuée Bleue (ISBN 978-2-7165-0657-1).
  3. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, p. 29.

Voir aussiModifier

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