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Les médias en Côte d'Ivoire sont régis, depuis 1991, par la loi[1],[2],[3]. Une commission nationale de la presse et un conseil national de la communication audiovisuelle (HACA) ont été créés. Des concessions de service public ont alors été signées entre l'État et des entreprises privées de radiodiffusion et de télévision.

Le groupe de télévision publique ivoirien est le Groupe RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne). Celui-ci diffuse deux chaînes publiques de télévision réunies au sein de l'entité : RTI 1 et RTI 2. Elles proposent respectivement une moyenne de 10 à 13 heures et 6 à 8 heures de programmes quotidiens chacune. La RTI gère également deux radios : Radio Côte d'Ivoire et Fréquence 2. Ces deux stations publiques sont en tête des études d'audience[réf. nécessaire].

Diversité des médias et dynamisme du secteurModifier

De 1960 à 1990, la Côte d’Ivoire comptait deux quotidiens : Fraternité Matin et Ivoir Soir3 et deux magazines : Fraternité Hebdo, journal officiel du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) et Ivoire Dimanche (hebdomadaire de la culture et des arts). En 1990, le retour au multipartisme a permis le pluralisme d’expression. Et six années plus tard, 187 titres étaient recensés sur le marché ivoirien, paraissant régulièrement ou épisodiquement. En 2001, une cinquantaine de titres continuent encore de paraître dont une vingtaine de quotidiens et une trentaine de périodiques. La presse a représenté un marché florissant. Le chiffre d'affaires global de la presse (nationale et internationale) vendue en Côte d’Ivoire a atteint, au cours de l’exercice 94/95, 6,8 milliards de F. CFA. Dans ce total, la presse ivoirienne pesait de 4,8 milliards de F. CFA, soit plus de 70 %. Les quotidiens locaux avaient généré ensemble au cours de la même période 3,7 milliards de F.CFA. Les quotidiens du groupe Fraternité Matin représentaient plus de la moitié de ce total. Les paraboles et les chaînes cryptées, Canal+ Horizons et son bouquet, créent la concurrence par l’extérieur. Canal Horizon connaît un réel succès. Il existe des maisons de production, comme le Centre Ivoirien de production (CIP), Media Ox,Nikady’s ou encore Focale 13 fondée par le réalisateur Henri Duparc.

Secteur privéModifier

Dérives du militantisme, rumeur et sensationnalismeModifier

Dans leur grande majorité, les journaux ivoiriens soi-disant d’information générale sont le terrain d'invectives entre les différentes tendances politiques. L’usage du sensationnalisme, de la rumeur, de la diffamation et du chantage est monnaie courante[4]. Si bien qu’à mesure que les tensions politiques s’accentuent, les règles de bien-séance sont violemment bafouées et les appels à la haine sont nombreux et entretenus dans le temps. En , un observateur ivoirien rapporte : En Côte d’Ivoire, on dit souvent que le dimanche, il n’y a pas de crise, simplement parce qu’il n’y a pas de journaux ce jour-là[5].

Parmi les quotidiens privés, on peut citer Notre Voie, qui succède à la Voie en 1998, le Jour plus, Soir Info, le Libéral ou encore L’Inter. Dans ce paysage, le quotidien Le Jour plus, se dégageant des clivages partisans, a longtemps fait figure d’exception.

Syndicats et associations professionnellesModifier

Un grand nombre de syndicats et d’associations professionnelles constitue une des particularités marquantes du paysage médiatique ivoirien. Ce qui traduit un dynamisme certain et une réelle volonté de s’organiser en mettant les journalistes au centre du métier de journaliste. Toutefois, cette multitude de syndicats et d’associations professionnelles émiette les énergies.

Un syndicalisme fragmentéModifier

Un syndicalisme fragmenté, le groupe RTI compte quatre syndicats :

  • le Syndicat des agents de l’information, le Snin-fo ;
  • le Syndicat des agents de la RTI, le Synarti ;
  • le Syndicat du personnel de la RTI, Syper-ti.
  • le syndicat National de la communication, le SYNACOM-Ci

Le Syndicat des agents de Fraternité Matin (Synafratmat) regroupe tous les travailleurs de Fraternité Matin. La presse privée a son syndicat depuis seulement 1999. La multiplicité des syndicats dans le paysage médiatique s’explique, pour une large part, par la grande différence des statuts : Fraternité Matin, média de service public, est pourtant régi par le droit privé du travail ; tandis que la RTI, elle, faisait encore partie de la Fonction publique jusqu’à son récent changement de statut qui en a fait, selon les textes, une société d’économie mixte de type particulier (RTI – SEMTP). Les grilles de salaires n’étant pas les mêmes, les conditions de travail et les outils de travail également, il était difficile de convenir d’une plate-forme syndicale. Les syndicats – maison étaient censés mieux connaître les spécificités de chacune des situations et être en mesure d’apporter des solutions adéquates aux problèmes rencontrés par le personnel des différents médias.

Associations spécialiséesModifier

Les associations spécialisées sont apparues à partir des années 1990. À la suite d'un séminaire organisé par l’Union européenne en prélude à la première édition du Marché des arts du spectacle africain (MASA), les journalistes culturels de 15 pays africains, du Canada et de la France ont décidé de créer le réseau des journalistes culturels africains francophones (Rejcaf). Depuis lors, d’autres associations spécialisées ont vu le jour :

  • l'Union des journalistes culturels de Côte d’Ivoire (Ujocci)
  • l'Union nationale de la presse sportive de Côte d’Ivoire (Unapresci)
  • l’Association des journalistes sportifs de Côte d’Ivoire (Ajosci)
  • la Presse diplomatique
  • la Presse politique
  • la Presse économique
  • les journalistes de l’environnement, etc.

Au-delà de ces associations spécialisées existe l'Union Nationale des Journalistes de Côte-d'Ivoire (UNJCI) créée le 25 novembre 1991 et ayant à son actif la conception et l'adoption (en date du 29 août 1992) du code de déontologie régissant les journalistes de Côte-d'Ivoire. L'UNJCI décerne, tous les deux ans, depuis 1993, le prix Noël X. Ebony aux meilleurs agents de la presse.

TélévisionModifier

Accusant un déficit de près de 7 milliards de francs CFA (10,7 millions d'euros), l'entreprise publique RTI est depuis août 2001 engagée dans une phase de restructuration. La privatisation de TV2 est prévue.

Canal+ Horizons est la seule chaîne de télévision privée à émettre sur le réseau hertzien d'Abidjan (depuis le ). La chaîne à péage en langue française à destination du continent africain est une filiale de Canal+. Canal+ Horizons suit le même concept de programmation que celui de Canal+ dont elle relaie intégralement le signal. Aucune production propre. Ni publicités, ni émissions locales.

Canal+ Horizons compte près de 40 000 foyers abonnés locaux.

TV5 Monde, la télévision internationale, est "offerte en +" aux abonnés de Canal+ Horizons mais peut-être reçue directement comme CFI-TV, autre chaîne satellitaire. Également disponible sur abonnement : Canal+ Vert.

Les chaînes de télévision du bouquet satellite francophone "Le Sat" (100 000 abonnés en Afrique), propriété de l'ex-Sofirad, sont reçues à Abidjan grâce à une antenne MMDS : TV5 Afrique, RTL9, Festival, TiJi, Mangas, MCM Africa (déclinaison de MCM), Euronews, Planète+, etc. Une offre audio permet l'accès gratuit à quelques programmes de radio - ils s'écoutent sur les haut-parleurs du téléviseur ou sur une chaîne hi-fi raccordée au terminal numérique : RFI, Média Tropical et Africa no 1. Un simple appui sur la touche "radio" de la télécommande donne accès aux stations diffusées.

Quelques promoteurs nationaux ont présenté divers projets de télés privées devant l'autorité de régulation (Conseil national de la communication audiovisuelle - CNCA). Exemple : Afric Channel, annoncée pour janvier 2002, n'a pas encore commencé sa diffusion. Cette chaîne satellitaire, à vocation commerciale, est détenue par un homme d'affaires ivoirien. Afric Channel, qui émettra depuis Milan (Italie), se veut pluridimensionnelle : elle vise à la fois le marché ouest-africain, celui de la Côte d'Ivoire en particulier, et les 8 215 000 Africains résidant en Europe.

Liste de chaînes nationalesModifier

La RTI 1 et RTI 2 à la fois complémentaires et concurrentesModifier

La première chaîne de télévision publique, RTI 1, diffuse sur tout le territoire national des émissions en semaine et ambitionnait, depuis peu, des programmes non stop les samedis et dimanches. RTI 1 joue, dans une certaine mesure, le même rôle que Fraternité Matin. Sans être la voix de son maître, elle porte les messages du gouvernement. Le contenu de ses programmes ne fait pas l’objet d’une censure systématique, mais elle connaît ses limites. La deuxième chaîne de télévision publique,RTI 2, émet dans un rayon de 100 kilomètres au-tour d’Abidjan. D’un style plus jeune que RTI 1, RTI 2 semble plus appréciée. Elle bénéficie de plus de souplesse dans le traitement de l’information institutionnelle. RTI 2 qui devrait être le complément agréable et divertissant de RTI 1 s’est bâti, au fil des ans, sa propre identité par son ton « indépendant »[réf. nécessaire].

La Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), société d’économie mixte de caractère particulier, est en ce moment en cours de restructuration. À l’issue d'un plan de restructuration, la RTI est divisée en trois entités autonomes pour que l’audiovisuel public soit apte à affronter la concurrence. Il y a désormais la radio, la télévision et une entité chargée de la diffusion.

RadioModifier

Le paysage audiovisuel ivoirien s'est enrichi de nombreuses stations émettant en modulation de fréquence (FM). Huit catégories : les radios privées non commerciales, les radios rurales, les radios confessionnelles, les radios commerciales privées, les radios écoles, les radios étrangères, les radios institutionnelles et les radios d'état[6].

Les radios de proximité représentent un intérêt local et prennent en compte la vie d'une communauté sur le plan social, économique et culturel (située dans un rayon de 10 km). Depuis juin 1998, les radios ont commencé à émettre à la suite du décret du fixant leurs règles de fonctionnement.

L'on recense près de 52 radios de proximité (associatives). Elles ont toutes reçu un agrément (dont 26 licences aux communes et 26 aux personnes morales privées). Interdiction de diffuser des émissions à caractère politique et de la publicité de marque. Leur nombre s'est considérablement réduit, notamment à Abidjan.

Une dizaine de radios de proximité émettent encore dans la capitale :

  • Radio Yopougon (radio communale),
  • Radio ATM Port-Bouët (radio communale),
  • City FM (pers. morales privées, Treichville),
  • radio abidjan 1 (ex RFS) (pers. morales privées, Cocody),
  • Abidjan.net FM
  • Cocody FM (personnes morales privées, Cocody
  • Radio Alobhé BINGERVILLE, 100.8 FM (radio communale),
  • Radio Espoir,
  • Zénith FM,
  • Radio Amitié,
  • Radio Anyama

Seules cinq radios privées sont autorisées à diffuser de la publicité :

  • Radio Nostalgie, filiale de Nostalgie International, reçue à Abidjan,
  • JAM FM, autorisée depuis mars 1993, a enfin commencé ses émissions (début 2000). Le décret portant approbation de sa convention générale pour l'exploitation d'un service public de radiodiffusion avait été signé en Conseil des ministres du , est depuis 2004 la première Radio pour ce qui est de la qualité de son, d'émission et la plus écoutée en Côte d'Ivoire.
  • HIT RADIO CI, filiale de HIT RADIO Maroc, autorisée en Mai 2015. Radio musicale à destination des jeunes a une vocation nationale et diffuse à Abidjan sur la fréquence 93,3.
  • VIBE Radio, filiale du groupe Lagardère diffuse à Abidjan.
  • Trace FM, filiale de Trace TV.

Enfin, les trois radios étrangères captées sur la bande FM : RFI (Abidjan et Korhogo), Africa N°1 (Abidjan) et BBC (Abidjan) n'ont pas accès à la pub. La Voix de l'Amérique (Voice of America/VOA) a obtenu en septembre 2001 une licence en vue d'émettre en FM à Abidjan.

Radio CI et Fréquences 2Modifier

Grandes ambitions et petits moyens Les deux chaînes de la radio nationale couvrent l’ensemble du territoire. Elles émettent en FM 24 heures sur 24, et synchronisent leurs programmes d’informationradiodiffusés jusqu’à 8 heures du matin. La station nationale est plus tournée vers l’information institutionnelle et prend aussi en compte les besoins d’information des auditeurs à travers des émissions grand public, des débats sur des thèmes d’actualité, de société, de politique, d’économie et de culture. Fréquence 2, la deuxième station, vise un public plus jeune qui veut se divertir. Son programme est fait pour l’essentiel de magazines et d’émissions musicales. Les deux chaînes de radio qui ambitionnent d’être les meilleures et les plus proches des auditeurs sont handicapées par le manque de moyens. Les journalistes et les animateurs se pla1ignent d’être mal payés. La RTIa adopté depuis plusieurs années des programmes d’information radio et télévisés en langues nationales auxquelles s’ajoute le moré, langue des Mossi, dont une communauté de 3 millions de personnes vit en Côte d'Ivoire.

Liste de Stations de RadiosModifier

La Presse écriteModifier

Phénomène de la presseModifier

Depuis 1990, date de l'autorisation du multipartisme, l'on assiste à un foisonnement de journaux : la Côte d'Ivoire compte une bonne cinquantaine de quotidiens, hebdos et autres périodiques paraissant régulièrement. Malgré les apparences, la presse ivoirienne, avec près de dix quotidiens, est un marché où la concurrence reste très vive.

Plusieurs journaux sont dans le giron de l'État : Fraternité Matin, Ivoir'Soir, les magazines Femme d'Afrique, Spécial Auto et le Guido. La privatisation du Groupe Fraternité Matin, annoncée en août 2001 par le Gouvernement, interviendra après sa restructuration.

La presse privée quotidienne est très dynamique : Notre Voie (proche du FPI), Actuel, Soir Info, L'Inter, Le National, Le Patriote (proche du RDR), Le Jour, etc.

La presse spécialisée s'est imposée : Top Visages (musique, leader en diffusion avec 50 000 ex), Gbich (satirique, 40 000 ex), Mimosas (sports), Mousso (femmes), etc. La plupart des journaux sont des tabloïds.

Les défis des entreprises de presseModifier

Le principal défi est d’ordre économique. En effet, les coûts d’impression représentent 40 à 45 % des charges des journaux. Le prix du papier est cher et de plus certains imprimeurs exigent d’être payés d’avance, par manque de confiance. La société Edipresse assure la diffusion des journaux dans les principales localités du pays. Ce service représente 30 % des charges des journaux. À cela s’ajoutent les charges de fonctionnement, dont les salaires. Enfin, les journaux sont confrontés à un marché publicitaire étroit et subissent les effets des lacunes dans leur gestion.

Atmosphère délétèreModifier

Alors que des personnalités du plus haut niveau de l'État sont mis en cause par le rapport de l'ONU sur la répression sanglante de la manifestation du 25 mars, l'entourage de Laurent Gbagbo est mis en cause par la justice française à propos de la disparition le 16 avril 2004, de Guy-André Kieffer, journaliste franco-canadien. Un autre journaliste français, Jean Hélène, avait été abattu le 21 octobre par un policier ivoirien, Théodore Séri. Il a été condamné en janvier 2004 à 17 ans de prison. C'est le seul cas d'assassinat ou de disparition de journaliste ayant donné lieu à une enquête sérieuse et une condamnation depuis leur multiplication en 2002.

Atteintes à la liberté de la presseModifier

La problématique de la liberté de la presse en Côte d'Ivoire se pose au regard de nombreuses considérations d'ordre politique, de l’économie et de la culture. Les atteintes à la liberté de la presse en Côte d'Ivoire sont multiformes, comme des interpellations, de la saisie des journaux, des suspensions d'émissions radios, de la fermeture de journaux, de l'emprisonnement et des assassinats de journalistes. Les causes d’atteintes à la liberté de presse sont d’ordre juridique et politique en Côte d’Ivoire. La liberté de presse reste liée à la démocratie, cependant la démocratie en Côte d’Ivoire demeure fragile et cela se laisse entrevoir par la difficulté d’alternance politique, le déséquilibre dans la représentation politique et l’exercice d’un pouvoir très centralisé et souvent autocratique[7],[8],[9],[10]. La Côte d’Ivoire occupe le 82e rang du classement mondial de la liberté de la presse avec un score de 30,08 en 2018. Elle est en chute d’une place par rapport au précédent classement datant de 2017, a révélé Reporters sans frontières (RSF).Depuis le début de la Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire, les atteintes à la liberté de la presse se sont multipliées en Côte d'Ivoire[11],[12].

En voici une liste, pour l'instant non exhaustive :

  • Le siège du quotidien Le Patriote a été mis à feu à deux reprises ;
  • Les émissions des radios étrangères RFI, Africa Numéro 1 et BBC ont été interrompues à deux reprises ;
  • Le siège de la radio Nostalgie a été incendié ;
  • Les « Jeunes Patriotes » ont à plusieurs reprises déchiré des publications jugées hostiles au pouvoir et cassé des kiosques qui vendaient des publications considérées comme soutenant l'opposition ou les rebelles, dont Le Patriote, Le Libéral, 24 heures, Le Jour plus et Le Nouveau Réveil. Les livreurs de certains de ces journaux ont été plusieurs fois agressés ;
  • Le siège de Canal Satellites Horizons a été attaqué ;
  • Le journaliste Dembélé Vazoumana du quotidien Tassouman , a été enlevé et séquestré pendant des jours ; des miliciens l'ont torturé en tirant à bout portant sur ses jambes ;
  • Jonas Nagolourgo Ouattara, journaliste photographe au quotidien Notre Voie a été dépouillé de son matériel photographique et menacé par les éléments des Forces nouvelles ;
  • Tagro Danielle du Courrier d’Abidjan a été agressée par un ministre, pendant qu’elle prenait des photos de l’attaque du cabinet de ce membre du gouvernement par les étudiants ;
  • Au cours d’une cérémonie officielle à Yamoussoukro, Diallo Ibrahim, photographe et Charles Sanga, journalistes du Patriote, et Franck Konaté de 24 Heures, ont été agressés par des éléments de la Garde présidentielle (référence nécessaire) ;
  • Certains journalistes ont été menacés ou ont subi des manœuvres d’intimidation à cause leurs sympathies politiques supposées. Il s’agit notamment de Dénis Kah Zion du Nouveau Réveil, de Pol Dokui de la RTI ; de Fofana Mambé de Soir Info ; de Dénis Koné de 24 Heures et de Koné Seydou du Patriote ;
  • La disparition le 16 Avril 2004 à Abidjan du journaliste Franco-Canadien Guy-André Kieffer reste non élucidée plus de 13 ans après les faits. Ce dernier enquêtait sur la filière cacao en Côte d’Ivoire, un secteur économique essentiel à l’Etat et à une certaine élite, soupçonnés d’être à l’origine de nombreux trafics d’influence[13],[14];
  • Amadou Dagnogo, correspondant de L'Inter, est porté disparu depuis le pour avoir rendu compte des dissensions dans les rangs des ex-rebelles ;
  • Une décision de l'Agence de télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI), datée du 24 mars 2011 prévoit d'interdire l'accès à plusieurs sites Internet indépendant ou d’opposition à Laurent Gbagbo[15],[16],[17] ;
  • Le siège du groupe de communication Cyclone, société éditrice des quotidiens d’opposition Le Temps et LG Infos ainsi que du magazine culturel Prestige Magazine, a été l’objet d’une attaque pendant le week-end des 18 et 19 août 2012. Plusieurs hommes armés ont fait irruption dans les locaux et ont partiellement incendié le bâtiment[18],[19] ;
  • Le siège du groupe Nord Sud Communication, société éditrice du quotidien Nord Sud, a été l’objet d’un cambriolage aux environs de 3 heures du matin, le 7 novembre 2012. Cinq hommes en civil mais armés de fusils d’assaut kalachnikovs, circulant à bord d’un véhicule 4X4 et d’une berline, ont escaladé les murs d'enceinte du journal et ont pénétré dans les locaux après avoir fracturé les portes[20],[21];
  • Libération le 3 mai 2013, du directeur général du groupe Cyclone, Ousmane Sy Savané, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse. Il avait été emprisonné le 27 mars 2012 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat »[22],[23] ;
  • Placement en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) pour "offense au chef de l’Etat" et fausses nouvelles", le 29 juillet 2015, de Joseph Gnahoua Titi, rédacteur en chef et directeur de publication du quotidien[24],[25] ;
  • Cambriolage dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 juillet 2016 dans les locaux du journal satirique et d'investigation L'Eléphant Déchaîné, situé dans le quartier résidentiel de Deux Plateaux les Oscars dans la commune de Cocody à Abidjan[26],[27],[28];
  • Laurent Despas, le directeur général du site d’information www.koaci.com, poursuivi en justice le 20 Octobre 2017 pour « divulgation de fausses nouvelles »[29], après avoir réalisé et publié une interview de Michel Gbagbo ;
  • Mise en détention préventive le 12 février 2017 dans les cellules de la caserne de gendarmerie d’Agban de Coulibaly Vamara, le directeur de publication des quotidiens Soir Info et de l’Inter, de Yacouba Gbané, le directeur de publication du journal Le Temps, de Bamba Franck Mamadou, le directeur de publication de Notre Voie, de Hamadou Ziao, le rédacteur en chef de l’Inter, de Ferdinand Bailly, journaliste à Le Temps et de Jean Bédel Gnago, correspondant de Soir Info à Aboisso (Sud-Est), libérés le 14 février 2017 à titre provisoire. Tous sont accusés de "diffusion de fausses nouvelles" et de « incitation de militaires à l’insoumission et à la rébellion »[30] ;
  • Les deux journalistes Dan Opeli et Yves Kuyo du journal ‘Le Quotidien’ ont été interpellés et placés en garde à vue, le 31 juillet 2017 à la Brigade de recherche de la gendarmerie nationale à Abidjan pour “divulgation de fausses nouvelles”, sur autorisation de Richard Adou, le procureur de la République près du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Ceux-ci libérés le 1er aout en fin d’après-midi[31],[32];
  • Le correspondant de Radio France internationale en Côte d’Ivoire, Jean Hélène a été assassiné[33].

Liste de journauxModifier

 
Couvertures de Notre Voie, PME Magazine et Fraternité Matin.

InternetModifier

Depuis le développement d'internet, de nombreux sites ivoiriens ont vu le jour.On peut citer entre autre Zapping Medias , C'est un Media généraliste créé par des journalistes formés à (l'ISTC) l'Institut Polytechnique des Sciences et Techniques de la Communication . Le site le plus populaire est « Abidjan.net » qui présente l'actualité ivoirienne et internationale à travers des articles et caricatures des différents journaux de la Côte d'Ivoire (Economie, sport, politique, dépêche)[34]. Il existe d'autres grands sites ivoiriens : « Abidjanshow.com » est le premier portail du showbizz ivoirien, on y retrouve des clips vidéos, de la musique et des informations people. « Sport-ivoire.ci » est le premier site consacré au sport ivoirien et international. « Abidjan.show » lancé en 2016 est un site d'information sur les celebrités et l'actualité culturelle, c'est le premier site ivoirien avec le nouveau domaine (.show). Tandis que « ivoire-blog.com » est une plateforme des bloggeurs africains tout comme « Koaci.com » , «libremagazine.net» ou «Cotedivoire.News» le domaine de la libre expression. Côté religieux, on enregistre l'arrivée depuis janvier 2009 de réseaux sociaux confessionnels.

Les médias ivoiriens, les associations, les partis politiques et les institutions possèdent généralement leur site officiel comme Fraternité Matin ou encore la Radiodiffusion-Télévision ivoirienne.

RégulationModifier

La Haute Autorité de la communication audiovisuelle est l'organisme de régulation de l'audiovisuel (télévision et radio) en Côte d'Ivoire. Elle œuvre en tant qu'autorité administrative indépendante.

En ce qui concerne la presse écrite, le Conseil National de la Presse est l'organisme chargé de la régulation. Elle assure ses missions en tant qu'autorité administrative indépendante, au terme de la loi n°2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse, et sanctionne les infractions effectuées par les médias contrevenant à ce régime juridique.

Journalistes et AnimateursModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Autres pays

BibliographieModifier

  • Émile A. Tozzo, « La réforme des médias publics en Afrique de l’Ouest », Politique africaine, vol. 1, no 97,‎ , p. 99-115 (lire en ligne)

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Loi (Côte d'Ivoire) n°91-1033 du portant régime juridique de la presse
  2. Loi (Côte d'Ivoire) n° 91-1034 portant statut des journalistes professionnels
  3. Loi relative à la communication audiovisuelle
  4. Médias ivoiriens: comment faire la paix? - Slate Afrique
  5. Les journalistes pro-Gbagbo sont-ils victimes d’une chasse à l’homme ? - Les Observateurs France24
  6. « LE RÉPERTOIRE DES RADIOS DE C.I », sur www.communication.gouv.ci/, vendredi, 21 novembre 2014 (consulté en vendredi, 21 novembre 2014 21 novembre 2014)
  7. Christian Bouquet, « Le mauvais usage de la démocratie en Côte d’Ivoire », L’Espace Politique. Revue en ligne de géographie politique et de géopolitique, no 3,‎ (ISSN 1958-5500, DOI 10.4000/espacepolitique.894, lire en ligne, consulté le 20 décembre 2018)
  8. « Les raisons de l'absence d'alternance démocratique en Afrique », sur Libre Afrique (consulté le 21 décembre 2018)
  9. Dr Dieth Alexis, « Le problème de l’alternance démocratique du pouvoir en Afrique sub-saharienne », sur Afrik.com, (consulté le 21 décembre 2018)
  10. « Afrique : Pourquoi l’alternance démocratique a du mal à se concrétiser? », sur Libre Afrique (consulté le 21 décembre 2018)
  11. « Côte d'Ivoire : Une nouvelle loi sur la presse insuffisante | Reporters sans frontières », sur RSF (consulté le 20 décembre 2018)
  12. [https://www.rti.ci/info/societe/20477/liberte-de-la-presse-la-cote-deivoire-fait-un-bond-de-cinq-places-au-classement-mondial « Libert� de la presse : La C�te d�Ivoire fait un bond de cinq places au classement mondial. »], sur www.rti.ci (consulté le 20 décembre 2018)
  13. « La justice doit accélérer les enquêtes sur les crimes commis contre les journalistes français | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 21 décembre 2018)
  14. « Côté d'Ivoire : l'enquête sur la mort du journaliste Guy-André Kieffer relancée », sur FIGARO, (consulté le 21 décembre 2018)
  15. « Une directive prévoit la censure de sites Internet indépendants ou d'opposition à Laurent Gbagbo | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 21 décembre 2018)
  16. Julien Lausson, « La censure du web s'empare de la Côte d'Ivoire - Politique », sur Numerama, (consulté le 21 décembre 2018)
  17. Deutsche Welle (www.dw.com), « Le contrôle des médias, enjeu de taille en Côte d'Ivoire | DW | 17.12.2010 », sur DW.COM (consulté le 21 décembre 2018)
  18. « Le siège du groupe Cyclone incendié par six hommes armés | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 21 décembre 2018)
  19. Mak, « COTE D'IVOIRE Le siège du groupe Cyclone incendié par six hommes armés », sur Makaila, plume combattante et indépendante (consulté le 21 décembre 2018)
  20. « Le siège du groupe Nord Sud Communication cambriolé par des hommes armés | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 21 décembre 2018)
  21. [http://news.abidjan.net/p/115632.html « Presse : le si�ge du groupe Nord Sud Communication cambriol� par des hommes arm�s - Abidjan.net Photos »], sur news.abidjan.net (consulté le 21 décembre 2018)
  22. « Libération d’Ousmane Sy Savané après plus d’un an derrière les barreaux | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 21 décembre 2018)
  23. « Côte d’Ivoire – Liberté de la presse: Ousmane Sy Savané, DG du groupe Cyclone, libéré », sur Ivoirebusiness.net, (consulté le 21 décembre 2018)
  24. Afrikipresse, « Arrestation à Abidjan du journaliste Joseph Titi : un syndicat de la presse exige sa libération - AFRIKIPRESSE - Actualité Afrique », sur www.afrikipresse.fr (consulté le 21 décembre 2018)
  25. La Dépêche d'Abidjan, « Côte d’Ivoire – Joseph Gnahoua Titi, Directeur de Publication d’un journal pro-Gbagbo écroué », sur La Dépêche d'Abidjan (consulté le 21 décembre 2018)
  26. « Côte d’Ivoire : les locaux du journal satirique L’éléphant déchaîné cambriolés | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 21 décembre 2018)
  27. « Côte d'Ivoire: les locaux de «L'Elephant déchaîné» cambriolés - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 21 décembre 2018)
  28. « Côte d’Ivoire : L’Éléphant déchaîné cambriolé, son directeur inquiet pour son intégrité physique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 21 décembre 2018)
  29. « Côte d’Ivoire: des journalistes poursuivis pour divulgation de fausses nouvelles | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 20 décembre 2018)
  30. « RSF demande la libération immédiate des six patrons de presse ivoiriens arrêtés pour « fausses informations » | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 20 décembre 2018)
  31. « Arrestations illégales en Côte d’Ivoire | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le 21 décembre 2018)
  32. « Les journalistes Dan Opeli et Yves Kuyo du Quotidien d’Abidjan entendus par la gendarmerie pour "fausses informations". Ils seront présentés mardi devant le parquet », sur AbidjanPress, (consulté le 21 décembre 2018)
  33. « Qui a tué Jean Hélène ? », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 21 décembre 2018)
  34. Site officiel d'Abidjan.net
  35. http://www.ladepechedabidjan.info/Un-droit-fondamental-la-liberte-d-expression-et-ses-limites_a2092.html
  36. https://www.amnesty.org/fr/countries/africa/cote-d-ivoire/report-cote-divoire/
  37. https://www.ifex.org/cote_divoire/fr/