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Disparition

évènement
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Disparition (homonymie).

La disparition est le fait de disparaître pour une personne, et donc, de ne plus être visible, volontairement ou involontairement.

Une personne n'est donc plus disparue si elle est retrouvée vivante ou si son corps est retrouvé et identifié.

Causes pouvant aboutir à la disparition d'une personneModifier

Disparition volontaireModifier

  • La personne veut changer de vie, tirer un trait sur le passé et recommencer une nouvelle vie, sous une nouvelle identité, éventuellement en s'exilant :
    • pour ne pas avoir à honorer des dettes.
    • pour entamer une nouvelle vie sentimentale.

Disparition involontaireModifier

  • La personne est victime d'un accident, conduisant à la disparition de son corps. Exemples : victime d'une catastrophe naturelle, victime d'un naufrage dont le corps n'a pas été retrouvé.
  • La personne est victime d'un enlèvement, exécuté par le ravisseur, puis celui-ci fait disparaître le corps. Exemples : règlement de comptes mafieux, une organisation supprime une personne qu'elle considère être un espion, un concurrent, un opposant politique ...
  • La personne est victime d'un enlèvement, puis d'une séquestration plus ou moins longue,
    • le déroulement des évènements conduit à la mort de la personne et le ravisseur fait disparaître le corps.
    • le ravisseur n'a pas pour but de demander de rançon, exécute la personne une fois qu'il a obtenu d'elle ce qu'il voulait et fait disparaître le corps.

Les disparitions inquiétantes médiatiques, non classées qui perdurent, sont bien souvent des affaires criminelles dans lesquelles le corps (ou les restes du corps) de la victime n'a pas été retrouvé.

MonumentModifier

Le , un monument aux Irlandais disparus a été inauguré dans le comté de Kilkenny, République d'Irlande, par la Présidente Mary McAleese. C'est le premier monument de ce genre dans le monde[1].

StatistiquesModifier

En FranceModifier

Article détaillé : Disparition (droit français).

Il existe, en droit français, des définitions précises des différents types de disparitions.

En France, d'après le ministère de l'Intérieur plus de 40 000 personnes disparaissent chaque année. Plus de 30 000 sont retrouvées. Il reste environ 10 000 disparitions non élucidées classées inquiétantes, chaque année[2], dont presque un dixième (environ 800) concernent des mineurs. Entre 600 et 700 mineurs sont retrouvés chaque année. De nombreux Corps non identifiés sont enterrés en fosse commune (on dit parfois 'sous X'), car il n'existe pas d'obligation légale, pour les communes, d'identifier un corps découvert en France, notamment par un test ADN.

En 2005, 9 787 disparitions inquiétantes ont été enregistrées, dont 847 de mineurs, 683 mineurs ont été retrouvés.
En 2006, 10 182 disparitions inquiétantes ont été enregistrées, dont 895 disparitions de mineurs. 711 mineurs ont été retrouvés[3].

En 2009, le total des personnes signalées disparues en France s’élevait à 58 911. 80 % d’entre elles étaient des enfants, soit 47 533, dont 46 595 fugueurs et 583 disparitions inquiétantes d'enfants (855 disparitions inquiétantes d'enfants en 2008). En 2009, 10 941 disparitions inquiétantes de majeurs ont été signalées[4].
En 2015, 48 895 mineurs ont été inscrits au Fichier des personnes recherchées, dont 405 disparitions inquiétantes[5].

La demande d'un fichier ADN des cadavres non identifiésModifier

En France, afin de résoudre de nombreuses disparitions inquiétantes, et de permettre aux familles de faire leur deuil, des associations de soutien demandent une loi rendant obligatoire un test d'ADN systématique pour tout corps anonyme retrouvé (entre 800 et 2 000 par an en France), ainsi qu'un fichier ADN des cadavres non identifiés (on dit aussi 'enterrés sous X')[6],[7].

Au JaponModifier

Au Japon, on cite le cas des disparitions volontaires, ou « évaporations ». Le nombre d'« évaporés » est estimé à 100 000 personnes par an à l'échelle de l'archipel[8].

Le logiciel SALVACModifier

En France, le logiciel Système d’analyse des liens de la violence associée aux crimes, abrégé sous le sigle (SALVAC), est un système informatique canadien conçu pour aider des enquêteurs spécialement formés dans le profilage criminel à cerner les crimes sériels et leurs auteurs en établissant les liens qui existent entre les crimes perpétrés par un même délinquant.

Les informations conservées le sont pour une durée de 40 ans.

Notes et référencesModifier

Article de presseModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier