Africa no 1
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Présentation
Pays Drapeau de la France France
Drapeau du Gabon Gabon
Propriétaire Libya African Portfolio (52%)
État du Gabon (35%)
Privé (13%)
Langue Français
Site Web www.africa1.com
Historique
Création 1981 (Gabon)
1992 (Paris)
Diffusion
AM  Oui
FM  Oui
Streaming  Oui

Africa no 1 est une radio africaine créée au Gabon en 1981. Naît avec des fonds français et gabonais, la radio se scinde très tôt en deux structures presque indépendantes, Africa n°1 Gabon et Africa n°1 Paris. Début 2000, la France se désengage d'Africa n°1 Gabon qui passe sous le contrôle de la Jamahiriya arabe libyenne en 2007 et connaît de fortes difficultés économiques depuis. De son côté, Africa n°1 Paris affiche de bons scores d'audience et parvient à stabiliser sa présence dans le paysage radiophonique français.

Sommaire

HistoireModifier

Africa n°1 GabonModifier

La station naît de la volonté du président gabonais Omar Bongo qui commence par faire ériger un centre de diffusion à Moyabi, opérationnel en 1979. En 1981 l'État gabonais finance, en partenariat avec des investisseurs privés et la Sofirad (société à capitaux publics français), la création d'Africa no 1. En échange du soutien financier de la Sofirad, la station de Moyabi relaie à partir de février 1981 les émissions de Radio France Internationale (RFI). Au cours des années, ce relais s'est amplifié le matin et à midi. Pour limiter l'usage des fréquences, l'émetteur de Moyabi utilise souvent les mêmes fréquences que celles de l'émetteur principal de RFI à Issoudun.

Après le retrait de la Sofirad en 2002, la Lybian Jamahiriya Broadcasting Corporation (LJBC) récupère en 2007 52 % de l'entreprise aux côtés de État gabonais (35 %) et d'un actionnaire privé gabonais (13 %)[1],[2]. L'accord entre la Libye et l'État gabonais prévoit que ce dernier doit s'occuper du passif de l'entreprise pendant que ce premier engage les dépenses de modernisation des infrastructures[3].

En août 2008, une première grève éclate : dans le plan de privatisation de la radio, conséquence du rachat par la Libye, les fonds consacrés aux licenciements sont 15 fois inférieurs à ce qui avait été annoncé[3].

En 2009, le ministère de la Communication du Gabon annonce la création d'une chaîne de télévision sous le label Africa n°1[4].

En avril 2010, la gestion d'Africa n°1 passe de la filiale Broadcasting (LJBC) à la Libya African Portfolio (LAP), la filiale médias et édition du holding lybien. Louis Bartélémy Mapangou, patron historique de la chaîne, est remplacé par le Lybien Anber Elbashir Ali Abubaker. Il annonce alors un plan de développement triennal assorti d'un budget de 4,82 milliards de F CFA. 6 mois plus tard, une fréquence d'Africa n°1 ouvre à Tripoli[4].

En mai 2011, Africa n°1 n'est plus diffusée sur le continent africain. En cause : une ardoise environnant les 200 millions de F CFA (300 000 euros) due au fournisseur Eutelsat que l'actionnaire majoritaire de la radio, LJBC, ne peut pas honorer. L'État gabonais s'est engagé à régulariser la situation[1], et à injecter 150 millions de FCFA chaque mois dans la structure radiophonique[5].

En février 2016, une grève éclate dans les locaux africains d'Africa n°1, menée par un personnel dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et des salaires impayés depuis 4 mois[6]. En mai 2016, le personnel vote la fin de la grève générale et les programmes reprennent[7].

Africa n°1 ParisModifier

À Paris, la radio émet depuis 1992, Africa n°1-Paris est éditée par Africa Média, détenue à 63 % par la société Partenaire Production (dirigée par Dominique Guihot, PDG d’Africa Média), à 17 % par ANTC (Africa Nouvelles Technologies et Communication, société dont Dominique Guihot est l'actionnaire majoritaire) et à 20 % par Africa n°1-Gabon[4].

Via un partenariat avec la BBC, Africa n°1 Paris diffuse quatre éditions en direct de Dakar[8]. En janvier 2015, Africa n°1 Paris signe également un partenariat avec le magazine Forbes pour la diffusion sur les ondes de la radio d'une émission économique hebdomadaire avec Marc Jézégabel, le directeur rédaction de Forbes Afrique[9].

En janvier 2016, les derniers chiffres de Médiamétrie affichent une audience quotidienne cumulée de 111 000 personnes (+40 000 en 1 an) et une heure et demi d'écoute par auditeur et par jour[8].

JournalistesModifier

DiffusionModifier

Dans le mondeModifier

Africa no 1 diffuse ses émissions dans le monde entier en ondes courtes, ainsi que par internet et le satellite (sur le bouquet satellite Africa Sat)[11].

FréquencesModifier

Africa no 1 utilise les fréquences suivantes :

Notes et référencesModifier

  1. a et b Tshitenge Lubabu M.K, Médias : la situation d’Africa n° 1 s’aggrave, Jeuneafrique.com, 29 mai 2011
  2. Jean-Michel Meyer, Kadhafi, patron de presse, Jeuneafrique.com, 9 juin 2008
  3. a et b Éric Mbog Batassi, « Gabon : les raisons de la grève d’Africa N°1 », sur Afrik.com,‎ (consulté le 1er novembre 2016)
  4. a, b et c Pierre Barrot, Africa n°1, le crépuscule d'une radio africaine, InaGlobal, 8 novembre 2010
  5. Assongmo Necdem, « L’Etat gabonais mettrait 150 millions FCfa par mois pour sauver radio Africa n°1 », sur Agenceecofin.com,‎ (consulté le 1er novembre 2016)
  6. « Nouvelle grève chez Africa n°1 », sur Lenouveaugabon.com,‎ (consulté le 31 octobre 2016)
  7. « Africa n°1 : le tam tam de l'Afrique recommence à battre ? », sur Gaboneco.com,‎ (consulté le 31 octobre 2016)
  8. a et b « Africa n°1 en forte hausse en Île de France », sur Lalettre.pro,‎ (consulté le 31 octobre 2016)
  9. « Africa n°1 et Forbes lancent un RDV économique », sur Lalettre.pro,‎ (consulté le 1er novembre 2016)
  10. David Cadasse, « Robert Brazza, ténor d’Africa N°1 », sur afrik.com,‎ (consulté le 1er novembre 2016)
  11. La Francophonie dans le monde, 2006-2007, Nathan, p. 161

Voir aussiModifier