Louis Noël

sculpteur français

Hubert Noël Louis dit Louis Noël, né à Ruminghem (Pas-de-Calais) le et mort à Paris le , est un sculpteur français.

Louis Noël
Portrait de Louis Noël.jpg
Portrait présumé de Louis Noël,
photographie anonyme non sourcée.
Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Paris
Sépulture
Nom de naissance
Hubert Noël Louis
Surnom
Louis Noël
Nationalité
Formation
Activité
Parentèle
Jules Déchin (beau-père)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Louis Noël est l'aîné des cinq enfants de Noël Hubert Joseph-Augustin Louis et de Marie Thérèse Joseph Barrois. Il a pour marraine sa grand-mère Dieudonnée Bonnard, fille de Jean-Marie Bonnard, juge de paix du canton d'Audruicq. Au XVIIe, la famille Bomart est la plus importante du village de Ruminghem (voir la plaque sur le mur de l'église). Vers 1847, la famille s'installe à Saint-Omer. Hubert Noël va à l'école chez les Frères des Écoles chrétiennes où il montre de réelles aptitudes artistiques. Ses parents le placent cependant chez un négociant lillois mais il rentre très vite chez lui. Il suit d'abord les cours de l'école académique de Saint-Omer puis, en 1859, la ville de Saint-Omer lui octroit une bourse pour se former dans l'atelier de François Jouffroy à l'École des beaux-arts de Paris.

Il débute au Salon de 1863 où il expose le buste en marbre de monsieur de Folard, maire de Saint-Omer.

En 1868, jeune sculpteur, il offre à son village natal de Ruminghem, un bas-relief, sculpture sur bois, représentant la mise au tombeau, qu'il signe encore Hubert Noël Louis.

En 1871, il est engagé dans un bataillon de marche et assiste au siège de Paris. Cette expérience lui inspire une œuvre dans la veine patriotique "La Défense de Paris" et plus tard une statue du général Faidherbe.

Artiste particulièrement productif, il exposera très régulièrement de nombreux bustes et statues, portraits de personnages historiques, de contemporains et de saints. Chevalier de la Légion d'honneur[1], il collabore avec Auguste Bartholdi à diverses reprises. Saint-Omer abrite bon nombre de ses œuvres: le buste de Louis Martel au jardin public; une très gracieuse sainte Philomène, qui n'est pas sans rappeler la sainte Cécile de Stefano Maderno, sous un autel de la cathédrale, surmonté d'un saint Antoine, et un bas relief figurant le chanoine François Duriez; statue d'Alexandre Monsigny, compositeur, enfant du pays.

C'est à lui que s'adresse la Société des Antiquaires de la Morinie pour réaliser une monument de Suger, enfant présumé (mais fort peu probable en réalité) du pays. Le modèle en plâtre proposé par Louis Noël ne sera pas retenu et c'est une statue de Stoulf, provenant de la cour du château de Versailles, offert à la ville de Saint-Omer en 1931, qui accueille aujourd'hui la visiteur à l'entrée des ruines de l'abbaye Saint-Bertin.

En 1893 il sculpte un haut-relief pour le tombeau de sa mère dans le cimetière de Blandeques.

Louis Noël expose pour la dernière fois en 1924, avec la statue de sainte Marguerite-Marie, aujourd'hui dans l'église Saint-Augustin à Paris.

Il obtient en 1873 la médaille de 2e classe, la croix de chevalier de la légion d'honneur (pour son monument à David d'Angers pour la ville d'Angers) et une médaille d'argent en 1889 à l'Exposition universelle. Il est membre de l'Académie de Saint-Luc à Rome, de la Société des Artistes français, et officier d'Académie.

Pendant plus de cinquante ans, il habite au 108 rue de Vaugirard à Paris, dans un atelier fort simple. Il élève, après la mort de sa femme, avec l'aide de sa tante, sa fille Jeanne, qui épousera son élève, le sculpteur lillois, Jules Déchin.

"Louis Noël était un Artésien de race. C'était un travailleur acharné, un passionné par son travail, fidèle à ses convictions, mais aussi un homme généreux et modeste. À un beau talent, il a su joindre les les plus belles qualités de l'esprit et du cœur, et il n'a jamais oublié sa région.".

Il est nommé Rosati d'honneur en 1900[2]. Il meurt le [3].

Œuvres dans les collections publiquesModifier

En France
En Italie

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Base Léonore.
  2. Archives de la ville de Fontenay-aux-Roses.[source insuffisante]
  3. Base Léonore.

AnnexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :