Ouvrir le menu principal

Louis Baillot

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baillot.

Louis Baillot
Fonctions
Député européen
Législature 2e
Groupe politique COM
Élection 10 juin 1979
Législature 1re
Groupe politique COM
Député de la 27e circonscription de Paris
Législature 3e (Ve République)
Groupe politique PCF
Prédécesseur Jean Bernasconi
Successeur Jean Bernasconi
Législature 5e (Ve République)
Groupe politique PCF
Prédécesseur Jean Bernasconi
Successeur Jean-Pierre Pierre-Bloch
Conseiller régional d'Ile-de-France
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Paris
Parti politique PCF
Profession Ingénieur

Louis Baillot, né le dans le 18e arrondissement de Paris et mort le , est un ingénieur des Arts et Métiers (Paris, 1942) et homme politique français.

BiographieModifier

Fils d’un combattant de la guerre de 1914 devenu cafetier de la rue de l’Abreuvoir, à Montmartre, Louis Baillot fait de brillantes études pour devenir ingénieur aéronautique[1]. Jeune résistant durant la guerre, il s'engage au parti communiste à la Libération et devient l'un des dirigeants des Jeunesses communistes. Durant la guerre froide, il est farouchement opposé à la politique coloniale de la France, en particulier en Indochine, et il est arrêté en 1953 lors d'une manifestation et emprisonné à Fresnes pour « atteinte à la sûreté de l'État », avec Paul Laurent, André Stil, Alain Le Léap et Guy Ducoloné. Après presque un an de détention, il bénéficie d'un non-lieu et peut siéger au Conseil de Paris, où il avait été élu durant son incarcération.

Entré au comité central du PCF en 1961, il prend en charge les questions de défense et de police, dont il devient spécialiste[2]. Il est élu en 1967 député de la 27e circonscription de Paris, enlevée au Parti communiste en 1958 par le gaulliste Jean Bernasconi. Il perd son siège l'année suivante au profit de Bernasconi, à qui il le reprend cinq ans plus tard, lors des élections législatives de 1973, avec 13 964 voix contre 12 062 au centriste Jean-Pierre Pierre-Bloch et seulement 947 au sortant gaulliste. Il est battu dans la même circonscription par Pierre-Bloch en 1978 (13 702 contre 13 132) et par Lionel Jospin en 1981.

Il est député européen de 1979 à 1984 et de 1986 à 1989, et devient en 1989 président de l'Amicale des vétérans du PCF.

Il a préfacé le livre de Pierre Maury paru en 2006 La Résistance communiste en France, Le Mémorial.

MandatsModifier

HommagesModifier

Une place Louis-Baillot a été inaugurée en 2012 dans le 18e arrondissement de Paris.

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Paul Piérot, « L'adieu à Louis Baillot », sur L'Humanité, .
  2. Claude Lecomte, L'Humanité, 10 mai 2007.

Liens externesModifier