Ouvrir le menu principal

Louis-Alexandre-Céleste d'Aumont

personnalité politique française
Louis-Alexandre-Céleste d'Aumont
Fonctions
Pair de France
-
Député aux États généraux de 1789
-
Premier gentilhomme de la Chambre
depuis
Gouverneur
Boulonnais
Titre de noblesse
Duc
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
GenlisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Fratrie
Enfant
Autres informations
Grade militaire
Lieutenant général (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflits

Louis-Alexandre-Céleste, duc d'Aumont et de Villequier (, Paris - , château de Villequier), est un général et homme politique français.

Sommaire

FamilleModifier

Il épouse Félicité Louise Le Tellier de Courtanvaux, qui lui donne Louis-Marie-Céleste d'Aumont (1762-1831), et en secondes noces en 1771, Antoinette Marguerite Henriette de Mazade (1756-1785), qui lui a donné Louise Antoinette Aglaé (1773-1847), Jeanne Louise (1775-1852) et Louise Henriette Victorine (1776-1822).

BiographieModifier

Frère de Louis Marie d'Aumont, il entre fort jeune dans les armées du roi, fait les campagnes de la guerre de Sept Ans et la guerre d'indépendance américaine, et y gagne le grade de lieutenant-général des armées du roi.

Au moment de la Révolution, il était gouverneur du Boulonnais et premier gentilhomme de la Chambre.

Le 30 mars 1789, il est élu député de la noblesse aux États généraux par la sénéchaussée de Boulogne-sur-Mer. Il se montre très hostile aux idées nouvelles, parle pour la vérification séparée des pouvoirs, fait partie du comité des rapports, donne sa démission le 15 décembre 1789, et est remplacé par Louis-Marie-Guy du Blaisel du Rieu.

Initiateur du mouvement surnommé « Chevaliers du poignard »[1], dénoncé comme ayant facilité la fuite du roi à Varennes, il émigre et devint l'un des agents les plus actifs des princes. Dans les Pays-Bas, tous les Français qui n'eurent pas de lui un certificat furent arrêtés. Il se rendit ensuite à Mittau auprès du comte de Provence, à qui, dit-on, il inspire la lettre que celui-ci adressa au général Bonaparte pour l'engager à replacer sur le trône la famille des Bourbons.

Rentré en France avec les alliés, le duc de Villequier est nommé pair de France le 4 juin 1814, et mourut deux mois après.

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Georges Lenôtre, Le Vrai Chevalier de Maison-Rouge : A. D. J. Gonzze de Rougeville - 1761-1814, Ligaran, , 331 p. (ISBN 9782335167542, lire en ligne), « Le chevalier du poignard »