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Littérature slovaque

Bibliothèque de la famille Andrássy au château de Betliar

La littérature slovaque, comme ensemble des écrits en langue slovaque, ou de Slovaquie, ou d'auteurs slovaques (diaspora comprise), prend son essor principalement à partir de 1843, lorsque la langue slovaque est codifiée en tant que telle[1].

Moyen ÂgeModifier

La littérature slovaque du Moyen Âge est en grande partie d'inspiration biblique : les thèmes et le style sont souvent recopiés d'une œuvre à l'autre, généralement anonymes[2].

Parmi les textes les plus anciens figure le Codex diplomaticus et epistolaris Slovaciae: Slovenský diplomatár (sk).

Le Livre des Lois de Žilina (en) (1378-1561), dont une traduction slovaque-tchèque de 1473 du Droit de Magdebourg, témoigne également de l'état de la langue. De même pour le Bardejovský katechizmus z roku 1581 (sk).

La première traduction de la Bible en slovaque (en) intégrale date de 1756, mais diverses parties ont été traduites bien longtemps avant, dont un gospel de Jean (1469).

La littérature slovaque remonte globalement à la Renaissance, avec Pavel Kyrmezer, Juraj Tesák Mošovský et quelques autres.

Durant la période baroque, quelques écrivains sont importants : Adam František Kollár, Matej Bel.

La période classique révèle Jozef Ignác Bajza, Juraj Fándly, Ján Chalupka, Ján Kollár et Pavel Jozef Šafárik.

Les auteurs romantiques sont principalement Michal Miloslav Hodža, Jozef Miloslav Hurban, Ľudovít Štúr, Samo Tomášik ou Jonáš Záborský.

Par la suite, se distinguent Janko Alexy, Martin Kukučín, Kristína Royová, Janko Jesenský et Ivan Krasko.

Possession hongroiseModifier

Article détaillé : Royaume de Hongrie.

La Slovaquie demeure sous domination hongroise pendant près de 1000 ans, de 1050 environ à 1919. La littérature slovaque est active depuis la Renaissance, mais elle prend son essor seulement à partir de 1843 lorsque le dialecte du centre de la Slovaquie est codifié pour en faire une langue au niveau national[1].

XVe siècleModifier

La cour de Mathias Corvin, devient un centre humaniste, entre 1458 et 1490. Bratislava fonde la première université en 1467, Academia Istropolitana.

XVIe siècleModifier

Les auteurs sont en poésie J. Silvan et Juraj Jalni, et en latin M. Rakovsky

Au théâtre ː Kyrmezer et Tesak Mosovsky.

XVIIe siècleModifier

Le trilinguisme est généralement latino-slovaque-allemand.

La poésie religieuse tient une bonne place ː Juraj TranovskY, B. Szölösi. La poésie profane est illustrée par Hugolin Ganvlovic et Peter Benicky.

Le prose, surtout documentaire, révèle Stefan Pilarik, Juraj Lani, Tobias Masnik, Jan Simonides, Daniel Krman le jeune...

XVIIIe siècleModifier

Au 18e siècle apparaît un nationalisme savant (avec des auteurs comme Juraj Papánek ou Juraj Sklenár), et avec les changements sociaux sous les règnes de Marie-Thérèse et Joseph II (fin du système féodal, alphabétisation, rapprochement des notions de Nation et de communauté linguistique), les premières codifications du slovaque et textes littéraires en slovaque apparaissent[3].

Auteurs ː Anton Bernolak (1762-1813), Juraj Fandly, Juraj Papanek, Hrldlicka, Ignac Bajza (Les aventures du jeune René), Jan Holly (poète)...

XIXe siècleModifier

La seconde codification du slovaque par Ľudovít Štúr devient le slovaque que l'on connait aujourd'hui, grâce entre autres à l'œuvre des poètes Janko Kráľ, Andrej Sládkovič et Ján Botto. La propagation du slovaque et de sa littérature souffrent sous la période de magyarisation entre 1867 et 1919 (même si l'on peut noter des auteurs tels que Pavol Dobšinský, Jozef Gregor-Tajovský et Pavol Országh Hviezdoslav)[3].

Auteurs ː Janko Kral, San Chalupka, Andrej Sladkovic, Jan Botto, Sano Bohdan Hrobon, Jan Kalinciak, Jozef Miloslav Hurban, Pavol Orszagh, Tajkovski, Martin Kukucin, Timrava, Svetovar Vajansky,

Tchécoslovaquie (1919-1993)Modifier

Après la création en 1919 de la Tchécoslovaquie, la prose devient plus prédominante, en particulier réaliste (Ladislav Nádaši-Jégé, Milo Urban, Jozef Cíger-Hronský, Ivan Horvath).

À partir de 1923, le poètisme, d'inspiration dadaïste, et le surréalisme tchèque sont deux pôles de renouvellement poétique.

Lors des années 1930, des courants plus lyriques et naturalistes apparaissent (Dobroslav Chrobák, Margita Figuli, František Švantner, Ladislav Novomensky, Vladimir Clementis, Daniel Okali)[3].

Après la Deuxième Guerre mondiale, les thèmes de la partisannerie et du soulèvement national slovaque dominent, mais les premiers thèmes anti-stalinistes apparaissent dès 1954, sous la plume d'Alfonz Bednár (mais aussi de František Hečko, Rudolf Jašík, Dominik Tatarka, Milan Rúfus ou Ladislav Mňačko).

Dans les années 1970, la littérature slovaque devient moins politique (Vincent Šikula, Ladislav Ballek, Ján Johanides, Pavel Vilikovský, Rudolf Sloboda, Dušan Mitana)[3].

On peut également noter entre autres Vladimír Clementis, Štefan Krčméry, Ľudo Ondrejov, Martin Rázus, Ivan Stodola, Jozef Dunajovec, Andrej Brázda-Jankovský, Hana Zelinová, Štefan Žáry, Anton Hykisch, Hana Ponická, Július Satinský, Vojtech Zamarovský, Zuzka Zguriška.

Indépendance (depuis 1993)Modifier

Depuis l'indépendance de la Slovaquie en 1993, la Slovaquie a une littérature très vibrante : Martin M. Šimečka, Peter Pišťanek[3], Radovan Brenkus, Juraj Červenák, Radoslav Rochallyi, Dušan Fabian, Michal Hvorecký, Ľuba Lesná, ou Miroslav Šustek, Pavel Vilikovský.

Autres prosateurs du XXIe siècle : Jana Beňová, Jaroslava Blažková, Mila Haugová, Michal Hvorecký, Vilma Jamnická, Jana Kantorová-Báliková, Monika Kompaníková, Silvester Lavrík, Peter Pišťanek, Viera Prokešová, Pavol Rankov, Alexandra Salmela, Július Satinský, Svetlana Žuchová (en) (1976-)...

Autres poètes du XXIe siècle : Jana Beňová, Mila Haugová, Jana Kantorová-Báliková, Ingrid Lukáčová, Viera Prokešová...

La romancière et militante féministe Uršuľa Kovalyk rencontre un écho international depuis le début des années 2000.

AuteursModifier

ŒuvresModifier

InstitutionsModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier