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Liste des unités de la Garde impériale au Premier Empire

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La liste des unités de la Garde impériale présente l'ensemble des unités militaires appartenant à la Garde impériale de Napoléon Ier. En 1804, la Garde est initialement composée de huit unités : les grenadiers à cheval, les chasseurs à cheval, les mamelouks et les gendarmes d'élite pour la cavalerie, le régiment des grenadiers à pied, celui des chasseurs à pied et le bataillon des marins pour l'infanterie, et une compagnie d'artilleurs à cheval pour le service des canons.

Tout au long du Premier Empire, d'autres corps intègrent la Garde, tels que les dragons en 1806, les chevau-légers polonais en 1807 et la compagnie de sapeurs en 1810.

Lors de la première Restauration en 1814, une partie des régiments de la Garde impériale au Premier Empire forment les régiments royaux.
Lors de la seconde Restauration l'ensemble de l'armée est licenciée.

Sommaire

InfanterieModifier

 
Grenadier à pied de la Vieille Garde

Vieille GardeModifier

Les vétérans de la Vieille Garde sont considérés comme faisant partie des soldats les plus valeureux de l'histoire militaire française.

Moyenne GardeModifier

 
Chasseurs à pied de la Vieille Garde

Les régiments qui composent la Moyenne Garde ont chacun leur tour intégré la Vieille Garde mais étaient toujours considérés comme faisant partie de la Moyenne Garde.

GrenadiersModifier

À sa formation en 1804, un régiment à 2 bataillons de 8 compagnies, soit 1 620 hommes, auquel s'ajoute 1 bataillon de vélites de 950 hommes. En 1806, un second régiment est formé. En 1808, les deux régiments sont fusionnés en un seul. En 1810, lors de l’annexion de la Hollande, le régiment des grenadiers de la Garde royale hollandaise devient le 2e régiment des grenadiers à pied.

En 1815, il y aura 4 régiments de grenadiers à pied :

Chasseurs à piedModifier

Les chasseurs se développent et se réorganisent d’une manière exactement parallèle à celle des grenadiers et, toujours aux mêmes dates. Ils recrutent en théorie dans l’infanterie légère alors que les Grenadiers recrutent dans l’infanterie de ligne.

FusiliersModifier

Jeune GardeModifier

Les cadres de la Jeune Garde viennent de la Vieille Garde, ses soldats sont les hommes les plus forts et les mieux éduqués des classes de conscrits disponibles.

TirailleursModifier

Les tirailleurs de la Jeune Garde sont destinés à devenir des grenadiers.

VoltigeursModifier

Les voltigeurs de la Jeune Garde sont destinés à devenir des chasseurs à pied.

Dragons à piedModifier

Créées à 3 reprises sous le Premier Empire, ces unités furent constituées à partir de compagnies à cheval, transformées en compagnies de dragons à pieds. Rattachés aux grenadiers de la Garde impériale sans en faire partie, leur existence fut à chaque fois brèves et ils retournèrent au service monté dans leurs régiments d'origine.

Autres corpsModifier

 
Pupille de la Garde impériale
Pupilles de la GardeModifier

Le régiment des Pupilles de la Garde est créé en août 1811 à partir des deux bataillons de vélites royaux hollandais (généralement des orphelins fils de soldats morts en service), ce corps comptera jusqu’à 9 bataillons. En 1813, il n’en aura plus que deux, les autres ayant été peu à peu incorporés dans la Jeune Garde à mesure de la formation des régiments de tirailleurs et de voltigeurs.

Vélites de Turin et de FlorenceModifier

Un bataillon chacun, créés en avril 1809. Leur organisation comme leurs uniformes les apparente aux Fusiliers de la Garde.

Petite gardeModifier

La petite garde est attachée au roi de Rome.

GalerieModifier

Les régiments d'infanterie vus par Adolphe de Chesnel

CavalerieModifier

 
Chasseurs à cheval de la Garde impériale escortant l'Empereur, par Job.
 
Grenadier à cheval de la Garde impériale.
  • Retour de Russie,
    • La cavalerie de la Garde étant presque anéantie en Russie, les régiments se reforment, mais on distingue maintenant au sein de plusieurs d’entre eux, des escadrons de Vieille Garde et des escadrons de Jeune Garde.
      De plus, 3 régiments d’éclaireurs armés de la lance sont formés, et rattachés, le premier aux grenadiers à cheval, le second aux dragons et le troisième aux lanciers polonais (les 2 premiers régiments d’éclaireurs sont d’ailleurs à recrutement français et le troisième à recrutement polonais).
  • En 1813, création de quatre régiments de gardes d’honneur, recrutés parmi les fils des familles nobles et bourgeoises de France, de Belgique, de Hollande et d’Italie.
    L'Empereur pousse ainsi ces jeunes qui ont échappé à la mobilisation, à entrer dans sa garde personnelle tout en s'équipant à leur frais.

Chasseurs à cheval (Vieille Garde)Modifier

 
Une charge des mamelouks de la Garde impériale lors du Dos de Mayo à Madrid, le 2 mai 1808. Illustration de Job.

MamelouksModifier

 
Officier des dragons de l'Impératrice, par Carle Vernet.

Grenadiers à cheval (Vieille Garde)Modifier

DragonsModifier

Chevau-légers lanciersModifier

 
Lancier polonais de la Garde impériale saluant un officier supérieur du régiment, par Bronisław Gembarzewski.
 
Gardes d'honneur du 3e régiment à la charge, par Jules Rouffet.

Gendarmerie d'éliteModifier

Deux escadrons de gendarmes d'élite et d'ordonnance :

Gardes d'honneurModifier

ÉclaireursModifier

Le 1er régiment fait partie de la Vieille Garde.

Appellations diversesModifier

Les régiments de cavalerie vus par Adolphe de Chesnel

ArtillerieModifier

Artillerie à chevalModifier

 
Artilleur à cheval de la Garde impériale

À l’origine, en 1804, une seule compagnie d’artillerie à cheval figure dans la Garde. En 1806, est réorganisé le régiment d’artillerie à cheval de la Garde. Ce régiment est équipé pour l’essentiel de canons de 6 pris à l’ennemi.

Artillerie à piedModifier

En 1808, c’est le régiment d’artillerie à pied de la Garde qui est formé. Il est presque entièrement équipé de canons de 12. En 1812, un second régiment d’artillerie à pied de la Garde est formé.

Train d'artillerieModifier

 
Train d'artillerie et artilleur à pied de la Garde impériale

L'artillerie prenant de plus en plus d'importance, les effectifs du train d'artillerie de la Garde ne cesseront d'augmenter jusqu'à la fin de l'empire. En 1806, il comprend un bataillon. En avril 1809, il passe à deux bataillons. En février 1810, le régiment est refondu en trois bataillons et en avril un 2e régiment est créé. En 1815, le train d’artillerie de la Garde est à un escadron de neuf compagnies dont une de la Jeune Garde.

MarineModifier

 
Marin de la Garde impériale

Formée dès septembre 1803, l'unité des marins de la Garde impériale complète la Vieille Garde. Il s’agit d’un bataillon à cinq « équipages ». Une grande partie de la formation est anéantie en 1808 lors de la bataille de Bailén. En 1809, Il ne reste qu’un seul équipage. En septembre 1810, le corps des marins de la Garde est reformé en huit équipages. En 1815, dans la nouvelle Garde, on trouve pour le principe un équipage de 150 hommes. Le bataillon de marins de la Garde impériale, à terre, sert souvent dans l’artillerie.

GénieModifier

La compagnie de sapeurs de la Garde (140 hommes) est créée en juillet 1810, à la suite du dramatique incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris, pour faire le service des pompes dans les palais impériaux.
En 1813, elle passe à 275, puis à 400 hommes, dont la moitié de Jeune Garde.
En janvier 1814, le génie de la Garde est organisé en 1 bataillon à 4 compagnies, dont la première est de Vieille Garde.
En campagne, il remplit les missions habituelles d'une unité de génie.

ServicesModifier

Bataillon d’instruction de Fontainebleau

Il est créé fin 1812 et forme des sous officiers expérimentés aux régiments de la Jeune Garde.

Pontonniers

Une compagnie d’ouvriers pontonniers est rattachée en 1812 au régiment (le seul à l’époque) d’artillerie à pied. Il s'illustrera notamment lors de la Bérézina.

Service de santé

Le service de santé est dirigé par des hommes de talent, tels Larrey, Percy ou Desgenettes, mais dispose de moyens très insuffisants. De ce fait, l'amputation reste une médecine très répandue sur les champs de batailles face aux blessures graves, faute de soins de meilleure qualité.

Voir aussiModifier