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Liste des seigneurs de Gavre

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Ceci est une liste des seigneurs de Gavre.

Gavere est une commune de Flandre-Orientale liée au comté d'Alost, à ne pas confondre avec Le Gâvre, près de Nantes.

Ce titre était réservé selon la coutume familiale à l'héritier présomptif du chef de la Maison de Laval à partir du mariage de Guy IX de Laval. Il passe au XVIe siècle à la Maison d'Egmond.

Famille de GavreModifier

 
Statue de Béatrix de Gâvre dans la cour du vieux château de Laval.
  • Rasses VI de 1203 à 1244
  • Rasses VII de 1244 à 1253, mort le 4 juillet 1253, à la bataille de Walcheren
  • Rasses VIII de 1253 à 1300. C'est la fille de ce dernier et de Béatrix de Longueval, sa première épouse, qui devint, vers 12862, la femme de Guy IX de Laval. Son père, après avoir épousé en secondes noces Béatrix de Stryen, mourut, en 1300, noyé dans l'Escaut. Lors de son décès, son fils unique, nommé Rasses, comme ses ayeux, n'existait plus ; et de ses héritiers au premier degré un seul vivait encore : Béatrix.
  • Béatrix de Gavre, comtesse de Falkemberg, fille unique de Rasès (Rasse) VIII de Gavre, seigneur de Gavre, d'Orcheghem, et de Morhem en Flandre, femme de Guy IX de Montmorency-Laval.

Deuxième maison de Laval ou Maison de MontmorencyModifier

Le titre de GavreModifier

Le titre de sire de Gavre[1] en Flandre orientale était réservé selon la coutume familiale à l'héritier présomptif direct du chef des Maisons de Laval puis de Laval-Montfort, selon le droit d'aînesse et les femmes pouvant succéder à défaut des hommes, mais en respectant de surcroît la non-représentation des fiefs stipulée par la coutume de Flandre. En effet, Béatrix de Gavre avait incorporé aux domaines de son époux un vaste territoire situé en Flandre, Gavre et ses dépendances. Cet héritage lui était venu grâce à une disposition de la coutume de Flandre absolument contraire à ce qui était réglé par la coutume du Maine, et qui avait l'inconvénient de compromettre singulièrement les intérêts de la postérité des aînés. La transmission des héritages avait lieu en Flandre sans admettre le droit de représentation, c'est-à-dire sans que les morts puissent transmettre fictivement la succession à leurs propres descendants (donc, par la non-représentation, les cadets survivants succèdent aux dépens des descendants des aînés prédécédés).

C'est ainsi qu'en 1300 lors de son décès, du fait du prédécès de son fils unique appelé Rasse lui aussi (ou Gauthier ?), le défunt Rasse VIII ne laissait qu'une seule héritière possible au premier degré, sa fille Béatrix, dont les droits de fille survivante annulaient ceux de ses neveux : car le père de ces derniers était déjà mort, au nom duquel ils ne pouvaient donc pas intervenir par représentation dans la succession. Béatrix devint donc dame de Gavre ; à partir de 1300, la transmission de Gavre s'effectua comme celle du patrimoine des Laval, sans que la question de la représentation réapparût avant 1501.

La coutume des Flandres, comme la coutume de Paris, n'admettait pas la représentation, si bien que les droits de Béatrix, fille vivante, annulaient ceux de ses neveux, dont le père était mort. Elle se trouva donc seule héritière de son père et devint ainsi propriétaire de tout le patrimoine de sa maison, à savoir : de Gavre, de Vinderhoute et de Meerendée ; on verra même que ses descendants étaient en procès au Parlement avec leur cousine, Béatrix de Gavre, épouse du maréchal de Fienne, au sujet de la propriété de Chièvres.

Un accord, passé le 27 mai 1301, régla les droits des neveux de Béatrix, auxquels elle assura le complément des quinze cents livres de rente promises par le contrat de mariage de leur père, et les dix-huit mille livres décapitai, que leur avait léguées leur grand-père.

Seigneurs de GavreModifier

 
Blason de Guy de Laval-Montmorency

Maison de Montfort-LavalModifier

Changement de blasonModifier

En 1464, le roi autorise[2] Guy XIV « son cousin » à ajouter un premier quartier de France[3], puis celles d'Evreux[4] - et celles de Vitré.

Pour Bertrand de Broussillon, l'adoption d'un nouveau blason, quelle que soit la grandeur des alliances rappelées par lui n'est pas sans danger si on fait référence aux clauses du contrat de mariage d'Anne de Laval avec Guy XIII[5]. Cette situation spéciale obligea sans doute le comte de Laval à s'adresser à tous ceux auxquels il rendait hommage pour des fiefs ayant appartenu à Guy XII et à Jeanne de Laval-Tinténiac ; et à solliciter d'eux une renonciation expresse à tous les droits éventuels résultant de la clause pénale[6].

Seigneurs de GavreModifier

Droit de représentationModifier

En 1501, c'est par représentation des droits de son père, Jean de Laval (fils prédécédé de Guy XIV), que Nicolas de Laval est héritier de son oncle Guy XV pour le comté de Laval.

Gavre, soumis à une coutume qui n'admettait pas l'usage de ce droit de représentation, échappe alors à ses mains, pour venir dans celles de l'aîné des fils de Guy XIV encore vivants, François de Laval-Châteaubriant. Au décès de celui-ci, le 5 janvier 1504, l'aîné de ses fils, Jean de Laval-Châteaubriant, en hérite à son tour.

Maison de Laval-ChâteaubriantModifier

Maison de LuxembourgModifier

En 1515[7], Gavre est vendu par Jean de Laval-Châteaubriant à Jacques de Luxembourg.

Charles Quint crée Françoise de Luxembourg princesse de Gavre en 1535.

Maison d'EgmontModifier

Gavre passe dans le patrimoine de la Maison d'Egmond, lors du mariage de Jean d'Egmont avec Françoise de Luxembourg

Articles connexesModifier

Sources et bibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. À ne pas confondre avec Le Gâvre, près de Nantes.
  2. Acte royal par lequel le conseil d'État siégeant à Mareuil, le 2 janvier 1464, autorise le comte de Laval et ses héritiers à porter un blason autre que celui de Laval-Montmorency, et interdit à tous de se prévaloir des droits qui pouvaient leur échoir par la clause pénale.
  3. Pour rappeler que Jeanne, sa belle-mère, femme de Jean V de Bretagne, était fille du roi Charles VI
  4. Souvenir de Jeanne d'Évreux, grand-mère d'Isabelle de Bretagne, femme de Guy XIV
  5. Il oblige celui-ci et ses héritiers à prendre exclusivement le nom de Laval et le blason des Montmorency-Laval, tel que le portait Guy XII de Laval. Le contrat contient des clauses pénales aux termes desquelles, en cas de modifications apportées par la maison de Laval à son nom ou à son blason, les branches cadettes, d'une part, les divers suzerains, de l'autre, devaient se trouver par là même investis de droit de propriété sur une part très importante du patrimoine des Laval.
  6. De tous les actes qu'il obtint ainsi, un seul est connu, celui par lequel, à Bruges en décembre 1463, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, renonçant à se prévaloir du changement de blason des Laval s'engageait à ne pas prendre possession de Gavre, qui aurait pu lui revenir en cette circonstance. Le désistement de Philippe le Hardi ne fut certainement pas un acte isolé, mais tous les autres ont disparu.
  7. Vente du titre pour une somme de trente-quatre mille écus.