Jean de Laval-Châteaubriant

noble français, gouverneur de Bretagne

Jean de Laval-Châteaubriant (1486 - 1543) est fils de François de Laval-Montafilant et Françoise de Rieux, petit-fils de Guy XIV et Françoise de Dinan, neveu du comte Guy XV de Laval, baron de Châteaubriant, sire de Gavre[1], et personnage de premier plan dans l’ouest du royaume dans la 1re moitié du XVIe siècle.

Jean de Laval-Châteaubriant
Image dans Infobox.
Jean de Laval.
Portrait par Jean Clouet (v. 1530)
Fonction
Gouverneur de Bretagne
Biographie
Naissance
Décès
Conjoint

BiographieModifier

 
Miniature représentant Jean de Laval recevant un manuscrit, dans le style de Jean Pichore, British Library, Harley 4393.

Il est le fils aîné de François de Laval-Montafilant († 1503) et de Françoise de Rieux, petit-fils par conséquent de Guy XIV de Laval, neveu de Guy XV et cousin germain de Guy XVI. Il épouse le Françoise de Foix, qui devient vers 1518[2] l’une des favorites de François Ier. Une unique enfant, une fille prénommée Anne, naît en 1508 et meurt à l’âge de 13 ans. Jean de Laval, sans héritier, donne dans un premier temps en 1525 la baronnie à son jeune neveu Henri de Foix, second fils de son beau-frère Odet de Foix. Mais Odet étant mort en 1528 et son épouse Françoise en 1537, il fait une nouvelle donation en 1539 à Anne de Montmorency, connétable de France.

Il redonne puissance et faste au château de Châteaubriant. Il est gouverneur de Bretagne de 1531 à 1543. Proche de François Ier, il le reçoit au château de Châteaubriant en 1532 lors de l'union de la Bretagne à la France. Il fait construire le château Renaissance.

BrouilleModifier

Guy XVII de Laval et Anne de Montmorency se brouillèrent à propos d'une question d'intérêt. Jean de Laval-Châteaubriant, baron de Châteaubriant et gouverneur de Bretagne, n'avait pas été scrupuleux sur l'emploi des sommes considérables, qui lui avaient été allouées pour l'entreprise de grands travaux publics dans sa province[3]. Il semble que pour cacher la faute, Jean de Laval décide de faire comme héritier Anne[4]. Cet arrangement sauvait Jean de Laval, mais se faisait aux dépens de son héritier naturel, le comte Guy XVII fortement mécontent. Montmorency se vengea en envoyant hiverner à Laval la compagnie des gens d'armes du duc de Longueville, à la charge des vassaux du comte. Il avait mis le roi de son parti, en colorant cet acte d'un prétexte. Guy XVII porte plainte à François Ier pour envoyer cette troupe avoir garnison ailleurs. Il est reçu froidement[5]. Le roi fait finalement ôter la garnison de Laval. Montmorency, sans doute, se prête à ce changement; de crainte que les vrais motifs soient dévoilés. Anne de Montmorency hérite de la baronnie de Châteaubriant.

PublicationsModifier

  • Mémoires de messire Jean de Laval, Comte de Châteaubriant, écrits par lui-même, en 1538, et publiés pour la première fois, avec un avant-propos. Impression spéciale faite pour la Bibliomaniac Society. - Genève : impr. de L. Czerniecki, 1868. - In-18, XXXV-162 p., fig. L'auteur réel est Paul Lacroix. [lire en ligne]

Article connexeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Il reçut à la mort de son père en 1503, comme aîné de ceux des fils qui étaient alors vivants et en vertu de la coutume de Flandre, le domaine de Gavre, hérité de leur ancêtre Béatrix de Gavre. En 1515, dit-on, pour une somme de trente-quatre mille écus, il le vendit à Jacques (II) de Luxembourg, dont le fils, nommé Jacques (III) lui aussi, mourut sans autre héritier que sa sœur, Françoise, laquelle, en épousant Jean d'Egmont, fit passer Gavre dans le patrimoine de la Maison d'Egmond - Charles Quint la créa princesse de Gavre en 1535.
  2. http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Châteaubriant/113013 Larousse.fr
  3. Selon le secrétaire du maréchal de Vieilleville, rédacteur de ses Mémoires, Anne de Montmorency, dans un voyage d'inspection, découvre la faute du gouverneur et d'abord en fait grand bruit.
  4. Mais le lendemain, le comte de Chateaubriand lui remit un acte, par lequel il le déclarait son héritier, et celui-ci fait dire au roi qu'il avait bien perdu son temps en Bretagne, qu'il n'y avait province mieux conduite, et qu'on pouvait donner quittance au gouverneur de tous les deniers qu'il avait reçus.
  5. — Comment peux-tu, lui répondit le prince, prendre tant de peine pour tes mutins de Laval? Ne sais-tu pas qu'ils firent gagner le cimetière à ton père ? — Guy répartit que, si quelques mutins lui faisaient injure, il n'avait pas besoin de M. le connétable pour en tirer raison.