Liste des intendants de l'île de Saint-Domingue

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Intendants de l'île de Saint-Domingue
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Blason du Royaume de France.

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Portait anonyme de Michel Bégon vers 1700 (musée de la Marine)

Création 1682
Mandant Royaume de France
Abrogation 1791
Premier titulaire Michel Bégon
Dernier titulaire Vincent-René de Proisy
Résidence officielle Le Cap

Les intendants de police, justice et finances sont créés en 1635 par un édit de Louis XIII, à la demande de Richelieu pour mieux contrôler l'administration locale. La faible population des colonies françaises d'Amérique ne justifie pas d'intendants et c'est pourquoi il n'y a pas de Généralité dans les îles françaises d'Amérique.

Les intendants de l'île de Saint-Domingue ont été créés en 1709, leur siège est Le Cap.

Liste des intendants de la colonie française de Saint-DomingueModifier

Liste chronologique des Intendants de justice, police et finances de la colonie française de Saint-Domingue
Début Fin Nom
1682 Michel Bégon de la Picardière (-)
Intendant aux Îles d'Amérique, puis intendant des galères à Marseille, poste qu'il échange avec celui d'intendant de la Marine à Rochefort en 1688, intendant à La Rochelle en 1694.
Boyer[1]
Écrivain principal de la Marine pour expédier les décharges du Trésorier de la Marine à Saint-Domingue. Premier officier d'administration de la colonie.
1696 Marie
Écrivain principal de la Marine. Il remplace Boyer jusqu'à la réception de Bourreau-Deslandes en .
André Bourreau-Deslandes (1669-)
Il avait épousé en 1686 Marie-Françoise, fille du chevalier François Martin (1634-1706), gouverneur de Pondichéry et directeur général de la Compagnie des Indes orientales, il est le père de André-François Boureau-Deslandes[2]
il est d'abord employé par la Compagnie des Indes orientales à partir de 1668, d'abord à Surate en 1668, Calcutta en 1669, puis Ceïtapour où il tient un comptoir jusqu'en 1674. Il revient à Surate en 1675. En 1679 il est chargé de rétablir le commerce sur la côte de Malabar, il est ensuite envoyé au Siam pour gagner le royaume à l'influence française. Il revient à Pondichéry où il se marie en 1686 avec la fille du gouverneur. Il participe à la rédaction du premier accord franco-siamois, avec Claude Céberet du Boullay, en . Après le départ des Français du Siam en 1689, il se rend au Bengale comme directeur général du commerce en 1690, ouvre un comptoir à Ougly. Il dirige un comptoir à Calcutta vers 1700. Il rentre en France avec sa famille en 1701. Il est anobli par Louis XV. Il est nommé commissaire-ordonnateur de la Marine et des Colonies en 1703, inspecteur général de «l'Assiente», faisant fonctions d'intendant de justice, police et finances de l'île de la Tortue et Côte Saint-Domingue. Il est reçu au Conseil supérieur de Léogâne le et à celui du Cap le suivant[3].
Mercier
Inspecteur général de la Compagnie de l'Asiento est désigné par Deslandes pour être chargé après sa mort des affaires du roi, comme commissaire ordonnateur à Saint-Domingue faisant fonction d'intendant.
de Verninac
Conseiller au Conseil supérieur de Léogâne, Écrivain principal de la Marine, nommé par le comte de Choiseul Beaupré, gouverneur pour le roi de l'île de la Tortue et de la Côte Saint-Domingue, commissaire ordonnateur.
Jean-Jacques Mithon de Senneville ( -)
Père de Claude Mithon de Senneville de Genouilly
Écrivain de la Marine à Rochefort en 1690, commissaire général de la Marine, commissaire à la Martinique en 1697, conseiller au Conseil Supérieur de la Martinique en 1703, premier conseiller en 1707. Il avait été nommé le commissaire ordonnateur de l'île de la Tortue et Côte Saint-Domingue. Il a reçu le une commission pour faire les fonctions d'intendant à Saint-Domingue en l'absence de l"intendant des Îles d'Amérique. Il reçoit le une commission de subdélégué de l'intendant des îles de l'Amérique à Saint-Domingue, le sieur Nicolas-François Arnoult de Vaucresson[4]. Il est le premier intendant de justice, police et finances aux îles sous le vent de l'Amérique résidant à Saint-Domingue en 1718. Il est nommé intendant de la Marine à Toulon et dans toute la Provence en 1722, il meurt en poste à Toulon.
Jean-Baptiste Dubois Duclos ( -1737)
Conseiller du roi en ses conseils, commissaire de la Marine à Rochefort, il est le premier commissaire ordonnateur en Louisiane à Fort Louis de la Louisiane dans la baie de Mobile, avant la fondation de La Nouvelle-Orléans, entre 1712 et 1718. Nommé commissaire-ordonnateur de l'île de la Tortue et Côte Saint-Domingue en 1717, est désigné pour être intendant de justice, police et finances par intérim après le départ de Jean-Jacques Mithon, nommé intendant de la Marine à Toulon, jusqu'à la réception de Monsieur de Montholon[5].
François de Montholon[6] ( -)
Frère de Mathieu de Montholon, premier président du Parlement de Pau. Marié à Anne Potier, fille d'André III Potier de Novion, premier président du Parlement de Paris en 1723
Conseiller du roi, commissaire de la Marine en 1702, inspecteur en 1704, commissaire général en 1716, commissaire de la Marine à Rochefort, il est nommé intendant de l'île de Saint-Domingue. Il est reçu au Conseil de Léogane le .
Jean-Baptiste Dubois Duclos ( -1737)
Commissaire-général de la Marine à Saint-Domingue, il est nommé en 1725 intendant de Saint-Domingue alors qu'il est en France.
de Godemart
Commissaire-ordonnateur au Cap, il fait fonction d'intendant assurant l'intérim de Jean-Baptiste Dubois Duclos alors en France, jusqu'à sa mort.
Jean-Pierre Tesson de Saint-Aubin
Il est intendant par intérim à la suite de la mort de Godemart.
Jean-Pierre Tesson de Saint-Aubin
Second intérim pour Jean-Baptiste Dubois Duclos.
Daniel-Henri de Besset de Lachapelle-Milon ( -)
Seigneur de Lachapelle-Milon
Commissaire ordonnateur, puis, en 1729, commissaire général à Brest, commissaire général à la Guadeloupe et à la Martinique en 1730, puis intendant à Saint-Domingue le , où il meurt à Léogane.
1737 Pierre de Sartre de Vacquerolles ( -)
Commis principal et trésorier à St-Domingue en 1723, commissaire au Cap et conseiller au Conseil supérieur de Saint-Domingue 1736, ordonnateur au Cap et à Léogane en 1732, subdélégué de l'intendant, il assure l'intérim et meurt au Cap.
1738 Simon-Pierre Maillart[7] (1690-)
Il est secrétaire de Maurepas, ministre de la Marine, avant d'être nommé intendant à Saint-Domingue.
Jean-Baptiste Laporte de Lalanne (?-1758)
1758 1758 Claude-Ange de Lambert (-)
Écrivain de la Marine en 1722, commissaire de la Marine en 1738, inspecteur des constructions à Toulon et contrôleur à Toulon en 1744. Il est nommé en 1755 commissaire général et ordonnateur au Cap, puis intendant à Saint-Domingue où il meurt.
Joseph Elias
Intendant par intérim.
Jean Joseph Peyrat (-)
Commissaire de la marine, intendant par intérim de Saint Domingue du au .
Jean Étienne Bernard Clugny de Nuits (-)
Intendant de la marine à Brest (1765-1770), intendant à Bordeaux, intendant de Roussillon à Perpignan (1773-1774).
René Magon ( -)
père de Charles René Magon de Médine
Directeur de la Compagnie des Indes, il est nommé gouverneur des îles de France et de Bourbon en 1755 jusqu'en 1759, puis, le , «intendant de Justice, Police, Guerre et Marine de Saint-Domingue et des Iles Sous- le-Vent, et président des Conseils y établis» . Il a essayé d'introduire des méthodes commerciales dans la manière d'administrer la colonie. Il se retire ensuite dans ses propriétés de l'Isle de France. Il y meurt en laissant 1 million de dettes.
Alexandre Jacques de Bongard (-)[8]
Conseiller du roi en ses conseils, reçu conseiller au Parlement de Metz le , président à mortier au Parlement de Metz le jusqu'en 1767[9]. Il est nommé intendant de police, justice, finances, de la guerre et de la marine des îles françaises de l'Amérique sous le Vent nommé le , reçu au Conseil supérieur du Cap le et à celui de Port-au-Prince le suivant.
Jean-François Vincent de Montarcher (- )
Seigneur de Montarcher, Morandières, la Goute et autres lieux
Conseiller au Parlement de Dijon en 1760, protégé par l'abbé Terray, il est nommé intendant de police, justice, finances, de la guerre et de la marine des îles françaises de l'Amérique sous le Vent le , reçu au Conseil de Port-au-Prince le et à celui du Cap le suivant. Il est rappelé en 1774, et meurt à Paris.
Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre (1736-1818)
Il doit rester sur l'île de Saint-Domingue jusqu'en car son successeur, Taffat, est mort avant son arrivée sur l'île. Membre du Comité colonial et commissaire à l'administration des missions étrangères du au . Maître des requêtes le . Intendant général des colonies en 1783. Démissionné le . Maître des comptes entre 1807 et 1817.
de Taffard ( -)
Conseiller au Parlement de Bordeaux, maître des requêtes, commis intendant de Saint-Domingue, il meurt avant son arrivée sur l'île.
Joseph-Alexandre Le Brasseur[10] (1745-)
Il entre dans l'administration de la marine à sa sortie du collège en 1762. Commissaire des colonies et d'ordonnateur à Gorée et 1774, et enfin de administrateur Général de Gorée en 1776. En 1779, il est nommé intendant par intérim à Saint-Domingue et de président des deux conseils supérieurs du Cap. Il est nommé commissaire ordonnateur à Bourbon en , commissaire général des Ports et Arsenaux de la Marine dans les Colonies en . Devenu commissaire ordonnateur par intérim aux Îles de France et de Bourbon en 1785, il est ordonnateur faisant les fonctions d'intendant par intérim de ces îles en 1787. Le , il devient intendant général des fonds de la Marine et des colonies. Il a cumulé cette charge du détail des approvisionnements avec celui des officiers civils des hôpitaux de la Marine, charge qui a été supprimée par l'Assemblée constituante, le . Il est mis à la retraite le . Son opposition au nouveau régime va entraîner son arrestation comme suspect. Il est traduit devant le tribunal révolutionnaire et condamné à mort le .
Alexandre Jacques de Bongars
Intendant pour la seconde fois.
1789 François Barbé-Marbois (-)
Marquis de Barbé-Marbois, fils du directeur de la monnaie de Metz
conseiller au Parlement de Metz, il devient secrétaire d’ambassade à Ratisbonne, puis à Dresde avant d'aller en 1780 prendre son poste de consul aux États-Unis avant d'être nommé intendant à Saint-Domingue. Menacé de mort par des bandes armées, il doit revenir en France en 1789 où il réintègre le ministère des Affaires étrangères. En 1791, il est élu maire de Metz, mais le roi l'envoie à la diète de Ratisbonne. En 1792 il part à Vienne comme adjoint à l’ambassadeur, M. le marquis de Noailles, avec la mission de connaître les intentions de l’empereur concernant les princes possessionnés en Alsace et en Lorraine. N'ayant pas eu de réponse de l'empereur d'Autriche, il revient en France. En 1795 il est élu au Conseil des Anciens du département de la Moselle, mais est accusé d'avoir émigré. Accusé de royalisme, il est déporté en Guyane en 1797. Après le coup d'État du 18 Brumaire, il est rappelé en France et est nommé conseiller d'État en 1801, puis directeur du Trésor, devenu ministre du Trésor public le 5 vendémiaire an X, mais il perd rapidement le poste en 1805. Il est nommé premier président de la Cour des comptes en . Il se rallie à Louis XVIII en 1815 et garde son poste de président de la cour des comptes. Il est nommé garde des sceaux en .
1790 1791 Vincent-René de Proisy,
Commissaire des colonies, faisant fonctions d'intendant de justice, police, finances, de la guerre et de la Marine des îles françaises de l'Amérique sous le vent.

Notes et référencesModifier

  1. Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent, Tome 1 (1550-1703), Paris, 1784 Gallica
  2. Dictionnaire des journalistes : André Bourreau-Deslandes (1690-1757)
  3. Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent, Tome 2 (1704-1721), Paris, 1784 Texte
  4. Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent, Tome 1 (1550-1703), Paris, 1784 Texte
  5. Adrien Dessalles, Histoire générale des Antilles, Tome, p. 231, Paris, 1847 Texte
  6. Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent, Tome 3 (1722-1749), Paris, 1785 Texte
  7. Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent, Tome 4 (1750-1765), Paris, 1785 Gallica
  8. Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent, Tome 5 (1766-1779), Paris, 1785 [lire en ligne]
  9. Emmanuel Michel, Biographie du Parlement de Metz, p. 38-39, Metz, 1853 [lire en ligne]
  10. Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent, Tome 6 (1779-1785), Paris, 1785 [lire en ligne]

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