Liste de compositeurs persécutés pendant le nazisme

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Cet article présente une liste non exhaustive de compositeurs persécutés pendant le nazisme.

Pendant la période du nazisme, de nombreux instrumentistes et compositeurs considérés comme des opposants au régime, contrevenant d'une manière ou d'une autre à l'idéologie raciale et politique nazie, ont été persécutés en Allemagne et dans tous les territoires occupés. Par ailleurs, « dès janvier 1933, tous les courants artistiques qui divergent des valeurs politiques, raciales et esthétiques du national-socialisme seront considérés comme « dégénérés » (entartet) et seront « purifiés », c'est-à-dire éradiqués de la vie culturelle du Reich[1]. » L'organe le plus puissant de ce que Joseph Goebbels nommait la « déjudaïsation du milieu musical » sera la Chambre de la musique du Reich, au sein du ministère de la Propagande. Pour poursuivre leurs occupations professionnelles, les compositeurs et musiciens étaient contraints d'y adhérer, et l'adhésion sera refusée aux Juifs et aux opposants politiques[2].

Le Lexique des juifs en musique paru en 1934 a fourni une base de données importante pour la persécution des artistes juifs. Dans cet opuscule de Herbert Gerigk (en) tous les musiciens juifs ou « demi-juifs » du Troisième Reich étaient recensés.

« La perte pour la musique qui résulte de l'Holocauste restera une catastrophe dans des proportions jusqu'alors inconnues. »

— Sarah Nathan-Davis, historienne de la musique

Le pianiste et musicologue Francesco Lotoro a fait un travail considérable de recherche et de reconstitution des musiques écrites dans les camps[3].

Compositeurs tués par les nazisModifier

Compositeurs poursuivis, emprisonnés ou contraints à l'exil par les nazisModifier

Compositeurs morts en combattant contre la WehrmachtModifier

Notes et référencesModifier

  1. Bruno Giner, Survivre ou mourir en musique dans les camps nazis, Berg International, 2011, p. 12.
  2. Élise Petit, Musique et politique en Allemagne, du IIIe Reich à l'aube de la guerre froide, Paris, PUPS, , 393 p. (ISBN 979-10-231-0575-9, présentation en ligne), p. 80-84.
  3. Thomas Saintourens, Le Maestro, op. cité
  4. (en) Viktor Kohn sur holocaust.cz.
  5. Jirí Kummerman sur portal.ehri-project.eu.
  6. (en) Beata Boleslawska, The Life and Works of Andrzej Panufnik (1914–1991), Ashgate, 2015, p. 54.
  7. (en) Marcel Tyberg sur The Orel Foundation
  8. (en) Vilém Zrzavý sur musicaconcentrationaria.org.
  9. Paul Challine sur depleinventmusic.com.
  10. Jean Lashermes sur musiques-regenerees.fr.
  11. Nécrologie dans La Revue musicale, vol. 22, 1946, p. 53-54.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Amaury du Closel, Les voix étouffées du IIIe Reich : Entarte Musik, Arles, Actes Sud, 2005 (ISBN 2742752641 et 978-2742752645).
  • Élise Petit, Musique et politique en Allemagne, du IIIe Reich à l'aube de la guerre froide, Paris, PUPS, 2018.
  • Élise Petit et Bruno Giner, Entartete Musik : Musiques interdites sous le IIIe Reich, Paris, Bleu Nuit éditeurs, coll. « Horizons » (no 49), , 176 p. (ISBN 978-2-35884-047-7, OCLC 912008777, notice BnF no FRBNF44306466)
  • Thomas Saintourens, Le maestro : à la recherche de la musique des camps, Stock, 2012 (ISBN 9782234071759)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier