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Les Rita Mitsouko

groupe de musique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour leur premier album, voir Rita Mitsouko (album).
Les Rita Mitsouko
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Rita Mitsouko aux Eurockéennes de Belfort 2007.
Informations générales
Pays d'origine France
Genre musical Pop, rock, new wave
Années actives 1979-2007
Composition du groupe
Membres Catherine Ringer
Fred Chichin (†)

Les Rita Mitsouko est le nom d'un duo d'auteurs-compositeurs-interprètes pop-rock formé en 1979 et composé de Catherine Ringer et Fred Chichin. Le groupe, révélé en 1985 par le tube Marcia Baïla, est l'un des plus populaires dans les années 1980. Le duo prend fin à la mort de Fred Chichin en 2007.

BiographieModifier

Catherine Ringer et Frédéric Chichin se rencontrent à Paris en 1979. Fred Chichin, ancien guitariste de Gazoline, vient de sortir de prison à la suite d'une affaire de drogue[1]. Catherine Ringer chante alors dans la comédie musicale Flashes rouges de Marc'O et Geneviève Hervé. Faute de salaires, deux des musiciens quittent le spectacle, Fred Chichin est engagé et au bout d'une semaine de répétition, dit à Catherine : « Quittons cette galère et faisons un groupe de Rock ! »[réf. nécessaire] Ils composent alors leurs premières chansons sous le nom de Sprats et jouent tous les deux plus un magnéto Révox dans des restaurants, des bars, des petites salles (Le Gibus).

En 1980, ils composent et interprètent la musique d'Aux limites de la mer d’Armando Llamas mise en scène Catherine Dasté avec Marcia Moretto. C'est en 1981 qu'ils changent de nom pour Rita Mitsouko, partent pour leur première tournée française (quinze dates) en première partie du groupe New-Yorkais Indoor Life. Ils signent leur premier contrat d'enregistrement avec Virgin France, et sortent leur premier 45 tours : Minuit dansant. En 1983 le duo réalise la musique de Pôle à pôle, spectacle de danse avec Marie-Christine Gheorghiu et Alain Buffard à la Biennale de la danse de Lyon[1].

Par son look original comme par sa musique, le groupe attire l'attention.

Le nom de « Rita Mitsouko » est choisi pour sa beauté et sa sonorité internationale, passant des Amériques à l'Asie et la Grèce, en associant le nom de la strip-teaseuse Rita Renoir à celui du parfum Mitsouko de Guerlain[1]. Au départ appelé « Rita Mitsouko », le groupe s'est rebaptisé « Les Rita Mitsouko » par la suite, pour éviter la confusion fréquente à leurs débuts entre le nom du groupe et celui de sa chanteuse.

De leur premier album Rita Mitsouko sera extrait un des tubes de l'année 1985[2], Marcia Baïla ; le clip de la chanson, réalisé par Philippe Gautier, où Catherine Ringer apparaît avec une robe corset de Jean-Paul Gaultier qui deviendra emblématique, et montrant des décors d'artistes de la Figuration libre (Di Rosa, Mosner, Combas…), deviendra une référence[1]. C'est le début du grand succès, les tubes s'enchaînent : Andy, C'est comme ça, Les Histoires d'A, Le Petit Train, Y'a d'la haineJean-Luc Godard les filme en train d'enregistrer l'album The No Comprendo pour son long-métrage Soigne ta droite sorti en 1987.

Pendant toutes ces années, le duo a gardé une grande originalité, sur disque comme sur scène, sans se prendre au sérieux, et a exploré divers courants musicaux, s'intéressant tour à tour au funk, à la new wave, au hip-hop ou au jazz.[réf. nécessaire] À travers leurs tubes, ils dissimulaient souvent derrière une mélodie joyeuse des paroles aux thèmes tragiques, comme l'agonie du cancer de leur amie Marcia Moretto narrée dans la chanson Marcia Baïla, ou la déportation des juifs dans les camps de concentrations nazis dans la chanson Le Petit Train[3].

En 2001, ils produisent et participent à l'album Le Paradis bleu des cœurs couronnés, de Jean Néplin (chanteur du groupe Fassbinder avec Fred de 1976 à 1979).

En septembre 2006, ils enregistrent avec Azzedine Djelil la musique du spectacle Les Noces de l'Enfant-Roi, création d'Alfredo Arias présentée à Versailles dans le cadre du festival Fêtes de nuit de Versailles. Catherine Ringer avait déjà travaillé en solo avec Alfredo Arias, jouant et chantant le rôle-titre de sa comédie musicale Concha Bonita en 2002.

Leur dernier album, Variéty, coproduit par Mark Plati, est sorti chez Because Music le 23 avril 2007. Une version en langue anglaise de l'album, Variety est sortie en juillet. Ils entament par la suite une tournée européenne des festivals qui les mène en Espagne, en Allemagne, en Suisse ou en Italie (dont le dernier live filmé au festival Rock en Seine à Paris le samedi 25 août 2007). Le 8 octobre 2007 est sorti un mini-album composé de six titres et intitulé The Eye EP.

En novembre 2007, les Rita Mitsouko sont contraints d'annuler une partie de leur tournée en raison de l'état de santé de Fred Chichin qui se dégrade considérablement. Le 13 novembre, Catherine Ringer monte seule sur la scène de l'Olympia.

Le 28 novembre 2007 au matin, Frédéric Chichin meurt, à 53 ans, d'un cancer foudroyant diagnostiqué deux mois auparavant. Le groupe devait se produire le soir même à l'Olympia[4].

Catherine Ringer reprend à partir du 14 mars 2008 la tournée interrompue, avec le même groupe, lors de concerts intitulés « Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more ».

Le 27 juillet 2008, Catherine Ringer donne la dernière représentation de la tournée Variéty sur la scène du Métropolis de Montréal, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal[5].

DiscographieModifier

AlbumsModifier

Mini-albumsModifier

AutresModifier

  • 1985 : Les Enfants du Velvet, titre All Tomorrow's Parties (Disque compilation en hommage à Lou Reed)
  • 1999 : Emmaüs Mouvement, titre Le juste prix (Disque anniversaire des 50 ans du mouvement Emmaüs)

SinglesModifier

  • 1982 : Minuit dansant / Don't forget the nite
  • 1984 : Restez avec moi / Marcia Baïla
  • 1986 : Andy / Un soir, un chien / C'est comme ça / Les histoires d'A.
  • 1988 : Mandolino City / Singing in the shower (avec Sparks) / Tongue dance / Le petit train
  • 1990 : Hip kit / Don't forget the nite
  • 1993 : Y’a d'la haine / Les amants / Femme d'affaires
  • 1996 : Riche (en duo avec Doc Gynéco / If I were a rich man (adaptation)
  • 2000 : Cool frénésie / Alors c'est quoi / Femme de moyen âge
  • 2002 : Triton / Sasha / Tu me manques
  • 2004 : Triton (live) / La sorcière et l’inquisiteur (live) / Andy (live) / Où sont-ils donc ? (live) / Écoutez la chanson bien douce (live)
  • 2007 : Communiqueur d'amour / Ding Dang Dong / Même si / L'ami ennemi

ClipsModifier

CoffretModifier

  • 2019 : L'intégrale - Coffret de 12 CD + 1 DVD. Sur le label Because Music.
  • 2019 : L'intégrale - Coffret de 13 disques vinyles + DVD + une feutrine pour platine vinyle + un poster exclusif. Label Because Music.

RécompensesModifier

AnecdotesModifier

Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », « Autour de... » , etc., peuvent être inopportunes dans les articles (février 2010).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
  • C'était un homme, dans l'album Cool Frénésie (2000) est une chanson à la mémoire de Sam Ringer, le père de Catherine, déporté lors de la Seconde Guerre mondiale (et le titre est une référence à Si c'est un homme de Primo Levi).
  • Les Rita Mitsouko ont été plusieurs fois nommés aux Victoires de la musique : nommés dans trois catégories différentes en 2000 (période Cool Frénésie), pareil en 2002 (période La Femme Trombone), une fois en 2004 (période Les Rita Mitsouko en concert avec L'Orchestre Lamoureux) et dans trois catégories en 2007 (période Variety).
  • Le livre 1 000 chansons françaises (Flammarion, 2012) met à l'honneur les chansons des Rita parmi les plus grandes chansons françaises : Marcia Baïla, Les Histoires d'A, Le Petit Train, Ding Dang Dong notamment.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Julien Bordier, « Hymne à l'amor », L'Express, Groupe Express, no 3291,‎ , p. 94 à 97 (ISSN 0014-5270)
  2. |  France (SNEP) | style="text-align:center;"|2
  3. http://memoire1418.free.fr/europe/histoireeuropesousarticle19.html
  4. « Fred Chichin, des Rita Mitsouko, est mort », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. Source : article « Les Rita Mitsouko sans Fred Chichin : la grande Catherine » (28 juillet 2008), de Marie-Christine Blais, dans les colonnes du quotidien La Presse, reproduit sur le site Cyberpresse.
  6. http://www.ina.fr/video/I00010873

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AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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