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Latécoère 631
Latécoère 631 (n° non défini) - Wharf du Lac de Biscarrosse, vers 1945
Latécoère 631 (n° non défini) - Wharf du Lac de Biscarrosse, vers 1945

Rôle Hydravion de ligne transatlantique
Constructeur Drapeau : France Latécoère
Premier vol
Production 10 exemplaires (sans le prototype)
Dimensions
Image illustrative de l’article Latécoère 631
Longueur 43,46 m
Envergure 57,43 m
Hauteur 10,10 m
Aire alaire 350 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 32,332 t
Max. au décollage 75 t
Passagers 54
Fret 12 tonnes (possible jusqu'à 25 tonnes)
Motorisation
Moteurs 6 moteurs Hispano-Suiza 12Y-37
Puissance unitaire 686 kW
(920 ch)
Puissance totale 4 116 kW
(5 520 ch)
Performances
Vitesse de croisière maximale 304 km/h
Vitesse maximale 417 km/h
Autonomie avec 8t de fret : 6 000 km
Plafond 4 000 m

Le Latécoère 631 est un hydravion transatlantique civil. Fleuron de l'industrie Latécoère, il fut le plus grand hydravion de son époque. Le prototype fut saisi par les Allemands pendant l'Occupation, et bombardé par les Alliés. Les derniers Latécoère 631 ont été retirés du service en 1955 après la perte de quatres appareils :

Symbole du transport aérien français au sortir de la guerre, avec le choix erroné de l’hydravion qui sera abandonné au profit des avions de ligne terrestres, appareil de gros tonnage et à grand rayon d'action, le Latécoère 631 n’aura réalisé qu’une courte carrière commerciale de 1945 à 1955.

Malgré tout, les Laté 631 (4 appareils réellement exploités sur les 11 construits) auront à leur actif d’avoir pu réaliser pendant un an la plus longue liaison commerciale sans escale de leur époque, reliant Port-Étienne à Fort-de-France soit 4 700 km non-stop, battant au passage quelques records du monde...

Sommaire

SérieModifier

Accident du no 6 en 1948Modifier

Le le Latécoère 631-06 Henri Guillaumet immatriculé F-BDRC disparaît dans l'océan Atlantique avec à son bord 52 personnes dont 40 passagers. Ce vol devait relier Fort-de-France à Port-Étienne (Mauritanie). Il se perd à 1 200 milles marins à l'ouest de Dakar, où le garde-côtes américain Campbell en retrouve des débris le 4 août mais pas de survivants[1].

Tentative de réhabilitation et désastre définitifModifier

En avril 1950, les Latécoère 631 sont interdits de vol à la suite de la perte du no 3 appartenant à la Société d'exploitation du matériel aérien français (SEMAF), alors qu'étaient menés avec lui des essais visant à comprendre les causes de la perte du no 6[4]. Louis Demouveaux, chef-pilote chevronné à la SEMAF et qui avait participé à la refondation de la Compagnie générale transsaharienne, en 1946[6], quitte la SEMAF, transite par la STA (Société transatlantique aérienne) qui opère en AEF, puis fonde la société France-Hydro en octobre 1951. En octobre 1954, France-Hydro vient de finir de racheter toute la flotte des sept Latécoère 631 et elle compte réintroduire en service sa seconde unité sous quelques mois, la fiabilité du modèle semblant définitivement acquise après trois années d'observation et d'exploitation à pleine charge (jusqu'à 75 t), de sa première unité, reprise à la SEMAF[7]. Le 11 septembre 1955, les huit membres d'équipage du no 8 F-BDRE, dont Louis Demouveaux, trouvent la mort dans le dernier accident d'un Laté-631, à mi-chemin entre Douala et le Lac Léré[8].

BibliographieModifier

  • Jacques Nœtinger, L'aviation, une révolution du XXe siècle, Paris, Nouvelles éd. latines, , 414 p., broché (ISBN 978-2-723-32058-0)
  • (en) Edgar A. Haine, Disaster in the Air, New York, Associated University Presses, , 394 p., broché (ISBN 0-845-34777-2 et 978-0-845-34777-5)
  • L’exploitation commerciale des Latécoère 631. Hydrobases et plans d’eau utilisés, par Pascal Parpaite. Mémoires de l’hydraviation. 370 p, broché
  • Gérard Bousquet, « Un jubilé, dix miracles et un mystère ! », Le Fana de l'Aviation, no 595,‎ , p. 60-65 (lire en ligne).
  • Jacques GAMBU, « Latécoère 631 », Aviation Magazine, no 50,‎ , p. 18-22 (lire en ligne).

RéférencesModifier

  1. a et b (en) « What Ever Happened To The Air France Latecoere 631 », sur propspistonsandoldairliners (consulté le 18 décembre 2015)
  2. (en) « mercredi 31 octobre 1945 : F-BANT », sur AviationSafetyNetwork (consulté le 18 décembre 2015).
  3. Jacques Perret, « par le hublot, nous suivions l'héroïque résistance de l'aile qui nous soutenait », Le Figaro N° 380,‎ 2 nov.1945.
  4. a et b (en) « Tuesday 28 March 1950 : F-WANU », sur AviationSafetyNetwork (consulté le 18 décembre 2015).
  5. Jean-Claude Cailliez, « Latécoère 631 : le dernier hydravion géant français utilisé sur une ligne commerciale », sur Pionnair-GE, (consulté le 18 décembre 2015).
  6. « La Compagnie Générale Transsaharienne, Pierre Jarrige » (consulté le 1er aout 2015)
  7. « Les Laté en Afrique », Aviation Magazine, no 129,‎ , p. 13–15.
  8. « Nos Deuils », Les Ailes (Le monde de l'aviation et l'aviation du monde), no 1547,‎ , p. 4.