Zélée (canonnière)

Canonnière
(Redirigé depuis La Zélée)

Zélée
Image illustrative de l’article Zélée (canonnière)
La canonnière Zélée en 1911.
Type Canonnière
Classe Surprise
Histoire
A servi dans Ensign of France.svg Marine nationale
Chantier naval Arsenal de Rochefort[1]
Lancement
Armé 1900
Statut Sabordée le 22 septembre 1914
Équipage
Équipage 99 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 56,3 m
Maître-bau 8,00 m
Tirant d'eau 3,71 m
Déplacement 617 à 637 tonnes
Propulsion 2 chaudières Niclausse
Vitesse 13 nœuds (24 km/h)

La Zélée était une canonnière française lancée en 1899 et coulée en 1914 durant la bataille de Papeete.

Le lieutenant de vaisseau Destremeau (au centre) et son état-major.

HistoriqueModifier

Construction et lancementModifier

 
La canonniere Zélée en 1910.

La Zélée a été construite dans l'arsenal de Rochefort sous la direction de l'ingénieur de marine Bertrand à partir de plans de Jacques-Augustin Normand[2]. L'ordre de mise en chantier a eu lieu le , la mise à l'eau le et la finalisation de l'armement s'est faite le [2].

Première guerre mondialeModifier

En 1914, au moment de la déclaration de guerre, elle mouillait à Papeete sur Tahiti. En prévision des attaques ennemies, Maxime Destremau qui commandait la canonnière avait décidé de la désarmer et de monter les canons sur la colline Faiere où était établi le poste de commandement[3]. De même, les mitrailleuses présentes à bord avaient été montées sur des automobiles afin de disposer d'une brigade d'intervention mobile en cas de débarquement allemand.

Il est aussi prévu dans le cas d'une attaque, de couler la canonnière dans la rade de Papeete afin d'empêcher les croiseurs allemands Scharnhorst et Gneisenau de s'y ravitailler en charbon[4].

Bataille de PapeeteModifier

Le , deux croiseurs allemands entrent dans le port de Papeete. Ils bombardent et coulent la canonnière et endommagent les fortifications et des bâtiments de la ville.

RéférencesModifier

  1. Gogin 2014.
  2. a et b Journal officiel de la République française, (lire en ligne), « Étude sur les prix de revient des canonnières Décidée et Zélée », p. 306
  3. Sarah Mohamed-Gaillard, Histoire de l'Océanie : de la fin du XVIIIe siècle à nos jours, Paris, Armand Colin, , 240 p. (ISBN 978-2-200-60130-0)
  4. Michel Perchoc, Pages d'histoire navale, Le gerfaut, , 96 p. (ISBN 978-2-914622-49-3, lire en ligne), p. 46

Liens externesModifier

Articles connexesModifier