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La Garçonne (film, 1923)

film de Armand Du Plessy, sorti en 1923
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La Garçonne, rebaptisé Anne Corlac après avoir été frappé d'interdiction par la commission de contrôle cinématographique française[1], est un film muet franco-belge du réalisateur belge Armand Du Plessy, réalisé en 1923 et interdit d'exportation par la commission nationale de censure française[2]. C'est une adaptation du roman La Garçonne de Victor Margueritte, paru un an auparavant. Le premier rôle féminin est interprété par France Dhelia.

Contexte historique et censureModifier

À partir de 1920, les femmes cherchent à se créer une place dans le monde de la cinématographie. Ainsi, nous avons dès 1923 le film de Armand Du Plessy, La Garçonne. Le film, repris du roman homonyme publié en 1922 par Victor Margueritte, ouvrage qui a lui-même créé une vive polémique, est censuré dès sa sortie en France[3] pour, entre autres motifs, « attouchements indécents » et « danses lubriques[2] ». Autorisé par la suite, il continua toutefois à faire scandale. Ainsi, à la fin des années 1930, la section lyonnaise de la Ligue pour le relèvement de la moralité publique tente, en vain, d'obtenir son interdiction locale. Elle eut toutefois gain de cause sous Vichy, lorsque le film fut projeté sous un autre titre, par un arrêté du 11 janvier 1941 qui interdit sa diffusion (quel que soit le titre) [4].

SynopsisModifier

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Christophe Gauthier, La passion du cinéma : cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris, éditions de L'École des Chartes (ISBN 2900791294), pp. 155-156.
  2. a et b [PDF] Encyclopédie du cinéma érotique et pornographique français, vol. 1, p. 5.
  3. Christophe Fouassier, Le droit de la création cinématographique en France (ISBN 2-7475-5856-8), février 2004, pp. 72-73.
  4. Ariès Paul, « Visions policières du cinéma : la Ligue, le Maire et le Préfet. La censure locale pendant l'entre-deux-guerres », in 1895, revue d'histoire du cinéma, n°16, 1994. pp. 86-115.