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La Bataille de San Sebastian

film sorti en 1968

La Bataille de San Sebastian est un film réalisé par Henri Verneuil en 1968. Il s'agit d'une coproduction entre les États-Unis, la France, l'Italie et le Mexique.

SynopsisModifier

En 1743, au Mexique, durant la domination espagnole. Poursuivi par les troupes gouvernementales, le hors-la-loi Léon Alastray trouve refuge dans la vieille église franciscaine du père Joseph. Malgré les ordres répétés de ses supérieurs, ce dernier refuse de le livrer aux autorités et se voit bientôt exilé, en guise de sanction, à San Sebastian, un village perdu situé sur le territoire des Indiens Yaquis. Alastray l’accompagne. Mais quand les deux hommes parviennent à destination, ils découvrent un village désert, entièrement dévasté par les indiens Yaquis, menés leur chef "Lance d'or", et son bras-droit, le métis nommé « Teclo ». Peu après, le père Joseph est tué ; en effet, les Yaquis ne veulent pas voir de missionnaire s'installer chez eux.

Les villageois croyant qu'Alastray est réellement prêtre, celui-ci va être amené, bien malgré lui, à remplacer son défunt bienfaiteur. Il va prendre fait et cause pour le village et ses habitants, succombant aux charmes de la séduisante Kinita. Jouant de ses relations avec Félicia (épouse du gouverneur), il obtiendra les moyens, humains et matériels, nécessaires à la défense du village (fortification, munitions, etc.). Ancien militaire, il entreprend alors d'organiser la défense du village contre le pillage prévu lors de la récolte du maïs. S'ensuit une bataille spectaculaire où il repoussera les indiens avant de les exterminer par ce qu'il convient d'appeler une opération de commando.

Le village connaissant alors la paix, un nouveau père (père Lucas) sera envoyé afin de remplacer Alastray, père "hors norme" aux yeux de la hiérarchie (vicaire général). Bien que la menace des Yaquis soit repoussée, les percepteurs du roi leur succéderont et Alastray, que les autorités n'ont pas oublié, n'aura plus qu'à s'enfuir un peu plus loin.

CommentairesModifier

Ce western se distingue d'à peu près tous les autres par l'époque où il est situé, le XVIIIe siècle. Par ailleurs, sa consonance religieuse qui voit dans le miracle une illusion est à l'opposé de la production américaine (où Dieu est toujours aux côtés du héros). L'argument de départ, la défense d'un village rançonné par des bandits, rappelle très fortement celui du film Les Sept Mercenaires. Toutefois, le film de Verneuil a un thème et une intrigue plus riches : le héros est au départ opposé au pouvoir, mais son refus de l'autorité associé à l'abnégation d'un simple prêtre, désavoué par sa hiérarchie trop préoccupée de préserver ses bonnes relations avec le pouvoir en place, l'amènent à défendre les intérêts des habitants d'un petit village oublié (volontairement) de tous. À force d'obstination, Léon Alastray (le héros du film) fait renaître peu à peu ce village, lui procurant même une situation prospère et une reconnaissance officielle de la part de l'Église et de l'État qui l'avaient dédaigné auparavant.

Noter que ce film fut tourné dans les décors du film Les Sept Mercenaires de John Sturges sorti en 1962. Remake de La main gauche du Seigneur (1955), le film de Verneuil fut éreinté par la critique.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Voir aussiModifier

Films ayant pour thème un civil déguisé en prêtre au sein d'une communauté :

Liens externesModifier