Kim Jong-nam

personnalité politique nord-coréenne
Dans ce nom coréen, le nom de famille, Kim, précède le nom personnel.
 Ne doit pas être confondu avec Kim Yong-nam.
Kim Jong-nam
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance
Pyongyang (Corée du Nord)
Décès (à 45 ans)
Sepang (Malaisie)
Nationalité Drapeau de la Corée du Nord nord-coréenne
Ascendants
Kim Jong-il (père)
Song Hye-rim (mère)
Famille
Kim Jong-un (demi-frère)
Kim Sul-song (demi-soeur)
Kim Jong-chol (demi-frère)
Kim Il-sung (grand-père)
Kim Jong-nam
Chosongeul 김정남
Hanja 金正男
Romanisation révisée Gim Jeong-nam
McCune-Reischauer Kim Chŏng-nam

Kim Jong-nam, né le à Pyongyang (Corée du Nord) et mort le à Sepang (Malaisie), est une personnalité nord-coréenne. Fils aîné du chef d'État nord-coréen Kim Jong-il, et de la maîtresse de ce dernier, Song Hye-rim, il a été considéré entre 1994 et 2001 comme successeur potentiel de son père à la tête de la Corée du Nord[1]. Il est ensuite tombé en disgrâce, notamment à cause d'une tentative de visite à Tokyo Disneyland sous un faux nom en mai 2001.

Il a vécu en exil à partir de 2003, critiquant ponctuellement le régime nord-coréen et appelant à des réformes. Son frère cadet Kim Jong-un a succédé à leur père à la tête du pays à la mort de ce dernier en 2011[2]. Kim Jong-nam est mort assassiné par empoisonnement à l'aéroport international de Kuala Lumpur en 2017. Le régime nord-coréen est suspecté d'avoir organisé le meurtre.

Sommaire

BiographieModifier

Kim Jong-nam était connu pour son goût de la fête, qu'il étanchait notamment à Macao et à Pékin. Il aurait été dépendant des jeux de hasard, et serait une figure familière de la prostitution au Japon[3]. Ayant fait des études en Suisse à l'école internationale de Genève, Kim Jong-nam était parfaitement francophone[4]. Il vivait surtout en Chine.

ArrestationModifier

En , Kim Jong-nam est arrêté au Japon alors qu'il tente de se rendre à Disneyland Tokyo muni d'un faux passeport dominicain[5].

Tentative d'assassinat et assassinatModifier

En , Kim Jong-nam aurait été victime d'une tentative d'assassinat à Macao. Le commanditaire serait son demi-frère Kim Jong-un[6].

En , alors que son demi-frère est pressenti pour succéder à son père, il se prononce contre la transmission héréditaire du pouvoir en Corée du Nord.

Il est assassiné par empoisonnement à l'aéroport de Kuala-Lumpur situé à Sepang en Malaisie le , apparemment par deux femmes qui pourraient être des agents nord-coréens[7],[8]. Selon la police une des deux suspectes du meurtre aurait été persuadée par les commanditaires de l'assassinat qu'elle participait à une émission de caméra cachée[9]. La police déclare toutefois ne pas croire à cette version[10].

Selon une analyse préliminaire réalisée par le Centre d'analyse d'armes chimiques malaisien, c'est le gaz VX, de la substance S-2-diisopropylaminoéthyl-méthylphosphonothioate d'éthyle, qui aurait été utilisé pour empoisonner Kim Jong-nam. Il a été découvert sur son visage et ses yeux. Le VX est le plus puissant de tous les agents neurotoxiques et il est utilisé uniquement comme arme chimique, selon le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies[11]. Il est considéré comme arme de destruction massive par l'ONU[12].

Deux Ministères sont mis en cause par les services de renseignement de la Corée du Sud dans l'assassinat de Kim Jong-nam.[13]

Arbre généalogique des KimModifier

Kim Jong-nam a deux demi-frères, Kim Jong-chol et Kim Jong-un nés de l'union entre Ko Young-hee et de Kim Jong-il.

Arbre généalogique de la famille Kim

 
 
 
 
Kim Hyŏng-jik
 
Kang Pan-sŏk
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Sŏng-ae
 
Kim Il-sung
 
Kim Jong-suk
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Young-sook
 
 
Song Hye-rim
 
Kim Jong-il
 
Ko Young-hee
 
Kim Ok
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Sul-song
 
Kim Jong-nam
 
Kim Jong-chol
 
Kim Jong-un
 
Ri Sol-ju
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Han-sol

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Harold Thibault, « Le fils maudit de Pyongyang », M, le magazine du Monde, no 22432,‎ , p. 36-39

Articles connexesModifier

Liens externesModifier