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Jules Mahieu

prêtre catholique belge
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Jules Mahieu
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Biographie
Naissance
Décès
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La BrigueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Prêtre catholique, militant politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jules Mahieu, né le à Wasmes (Belgique) et mort le à La Brigue (France), est un prêtre belge et militant wallon.

BiographieModifier

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Né le au sein d'une famille ouvrière établie à Wasmes[1], l'abbé Jules Mahieu devient en 1926 le vicaire de la paroisse de Roux.

Son militantisme wallon le conduit notamment à s'opposer à Adhémar De Jonghe, un vicaire flamand de Roux dirigeant la section locale du Broederbond[a],[2], et à arborer le drapeau wallon lors des processions, ce qui lui vaut une désapprobation et une sanction de son évêque. Malade, il ne peut prendre de nouvelles fonctions, et les autorités ecclésiastiques en profitent[non neutre] pour le considérer comme démissionnaire de sa paroisse et le priver de son traitement.

Il noue en 1934 des liens durables avec Pierre Clémenti et son Parti français national-communiste, un groupuscule d'inspiration fasciste partisan de l'annexion de la Wallonie à la France[3].

En juin 1936, l'abbé Mahieu prend la parole lors du neuvième pèlerinage de Waterloo, en conséquence de quoi il lui sera interdit de porter la soutane robe dans le diocèse de Tournai. Engagé ouvertement dans le Mouvement wallon depuis cette époque, il sera, en 1936, l'un des principaux promoteurs du Front démocratique wallon et présidera la Concentration wallonne en février 1937.

Quoique désapprouvé par la plupart des militants (le comte Albert du Bois fait partie de ceux qui le soutiennent[4]), il crée le Parti wallon indépendant, sous l'étiquette duquel il se présente — sans succès — dans l'arrondissement de Charleroi lors des élections législatives du [5].

Durant la drôle de guerre, le , il quitte la Belgique neutre et se met « au service de la France »[6], où il prend le nom de Jacques-André Mahieu de Warelles[réf. souhaitée].

Réfugié dans la zone libre, il adresse coup sur coup deux rapports aux autorités vichystes à qui il propose l'annexion de la Wallonie[7],[8],[9]. Il est en contact étroit avec Georges Thone grâce auquel il obtient une aide financière du Secours national[10]. Thone, qui fournit des renseignements sur la Belgique au ministère français des Affaires étrangères, demande notamment à Mahieu un rapport sur le Verdinaso[11].

En tant que membre d'une filière d'évasion, l'abbé Mahieu rencontre à Lisbonne durant l'été 1942 le général Martial Valin : à cette occasion, il fait notamment parvenir aux gaullistes un rapport où il expose ses idées rattachistes[12].

Il ne reviendra jamais en Belgique.[réf. souhaitée] À Nice, il fonde la revue Le Souvenir napoléonien[réf. souhaitée], qu'il préside jusqu'à sa mort, survenue en juillet 1968.

DistinctionsModifier

Jules Mahieu a été fait Officier du Mérite wallon à titre posthume en 2012[13].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Situé à Montignies-sur-Sambre, le Broederbond der Vlamingen in het Walenland (« Fraternité des Flamands dans le Pays wallon », à ne pas confondre avec le Boerenbond) est un organisme coupole né en 1920 afin de coordonner l'action des Œuvres des Flamands, des associations créées par l'Église catholique afin d'encadrer religieusement, mais aussi culturellement, les émigrés flamands en Wallonie et dans le nord de la France.

RéférencesModifier

  1. Institut Jules Destrée, L'Histoire du mouvement wallon : journée d'étude de Charleroi, 26 février 1976, Charleroi, Institut Jules Destrée, coll. « Études et documents » (no 14), , 100 p., p. 20.
  2. Byls 2012, p. 164-165.
  3. Lanneau 2009, p. 179-181.
  4. Philippe Muret, « Bois (Albert-Marie-Julien-Arthur-Eugène-Auguste-Joseph-François-Bernard-Jean, comte du) », dans Biographie nationale, t. XXXIX, Bruxelles, Établissements Émile Bruylant, (lire en ligne), col. 132.
  5. Hasquin 2004, p. 13-14.
  6. Hasquin 2004, p. 24.
  7. Hasquin 2004, p. 25-28.
  8. Hasquin 2004, p. 139-145.
  9. Hasquin 2004, p. 146-150.
  10. Hasquin 2004, p. 39-40.
  11. Hasquin 2004, p. 36-37.
  12. Lanneau 2009, p. 189-201.
  13. « Jules Mahieu — Officier (Historique) », sur connaitrelawallonie.wallonie.be, (consulté le 10 octobre 2016).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Henk Byls (trad. du néerlandais par Anne-Laure Vignaux), « L’Œuvre des Flamands à Montignies-sur-Sambre », dans Idesbald Godderis et Roeland Hermans (éds.), Migrants flamands en Wallonie : 1850-2000, Bruxelles, Racine, (ISBN 978-94-014-0146-3), p. 142-167.
  • Roland Ferrier et Paul Delforge, « Jules Mahieu », dans Encyclopédie du Mouvement wallon, t. II, Charleroi, Institut Jules Destrée, (ISBN 2-87035-019-8), p. 1057-1060.
  • Hervé Hasquin, « L’Abbé Mahieu, fondateur du Parti wallon indépendant », dans Jean-Marie Cauchies et Jean-Marie Duvosquel (dir.), Recueil d’études d’histoire hainuyère offertes à Maurice A. Arnould, t. II, Mons, Hannonia, coll. « Analectes d’histoire du Hainaut » (no II), (ISSN 0772-9677), p. 119-131.
  • Hervé Hasquin, Les Séparatistes wallons et le Gouvernement de Vichy (1940-1943) : Une histoire d’omerta, Bruxelles, Académie royale de Belgique, coll. « Mémoire de la Classe des Lettres », , 196 p. (ISBN 2-8031-0199-8, lire en ligne [PDF]).
  • Catherine Lanneau, « Démarches wallonnes en temps de guerre : Deux France très courtisées », Cahiers d'histoire du temps présent, Centre d'études et de documentation guerre et société contemporaine, no 21,‎ , p. 173-210 (ISSN 0771-6435, lire en ligne [PDF], consulté le 9 septembre 2017).