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Joseph Autran

poète et auteur dramatique français
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Joseph Autran
Joseph Autran c1860s.jpg
Fonction
Fauteuil 9 de l'Académie française
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Signature Joseph Autran

Joseph Autran est un poète et auteur dramatique français, né le à Marseille et mort le à Marseille.

BiographieModifier

Fils d'un négociant, il suivait des études chez les jésuites à Aix-en-Provence, puis devenait professeur particulier dans une institution religieuse.

En 1832, il devient connu par son ode à Lamartine et il continue à écrire des poèmes. Devenu d'une certaine renommée, il se voit offrir une poste de bibliothécaire à Marseille. Ses contacts avec Alexandre Dumas fils lui ouvrent la voie du théâtre[1]. Le il devient membre de l'Académie de Marseille[2].

Sa pièce la plus connue est La Fille d'Eschyle (1848), que couronna le prix Montyon attribué par l'Académie française. Ses candidatures successives à cette dernière institution furent le théâtre de l'affrontement des catholiques et des libéraux. Candidat des catholiques, il dut d'abord se retirer devant Octave Feuillet en 1862, puis perdit face à Camille Doucet en 1865. Finalement, une élection double fut l'occasion d'une entente entre les deux camps, et il fut mis au rang des Immortels en 1868, accompagné de Claude Bernard. Il sut réunir autour de lui plusieurs des grands écrivains de son époque, même si son talent personnel n'a pas été reconnu par la postérité. Il meurt d'une embolie pulmonaire, alors qu'il dicte à son secrétaire un fragment de La Comédie de l'Histoire. Il repose au cimetière de Grambois.

ŒuvresModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Le Départ pour l'Orient : ode à M. Alphonse de Lamartine (1832)
  • La Mer : poésies (1835)
  • Ludibria ventis : poésies nouvelles (1838)
  • L'An 40 : ballades et poésies musicales, suivies de Marseille (1840)
  • Milianah : poème (1841)'[3].
  • Italie et Semaine sainte à Rome (1841)
  • La Fille d'Eschyle : étude antique en 5 actes, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 9 mars 1848
  • Les Poëmes de la mer (1852)
  • Le médecin du Luberon (1853), poème[4]
  • Laboureurs et soldats (1854)
  • La Vie rurale : tableaux et récits (1856)
  • Etienne et Clémentine (1858)
  • Épîtres rustiques (1861)
  • Le Poème des beaux jours (1862)
  • Le Cyclope, d'après Euripide (1863)
  • Paroles de Salomon (1869)
  • Sonnets capricieux (1873)
  • La Légende des paladins (1875)
  • Œuvres complètes (1875-82)

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. G. Walch, Anthologie des poètes français contemporains, 1920, pg 28
  2. Abbé Dassy, L'académie de Marseille, ses origines, ses publications, ses archives, ses membres, Marseille, Barlatier-Feissat, , 639 p. (lire en ligne), p. 604
  3. Barbey d'Aurevilly, les œuvres et les hommes, III, Les poètes. 1862, pg 268 ss. Wikisource:Page:Barbey d’Aurevilly - Les Poètes, 1862.djvu/268
  4. Revue des deux mondes, 1853, tome IV, p. 1042 en ligne