Jens Weidmann

président de la Banque fédérale d'Allemagne depuis 2011

Jens Weidmann
Illustration.
Jens Weidmann, en 2012.
Fonctions
Président du conseil d'administration de la Banque des règlements internationaux

(6 ans et 2 mois)
Prédécesseur Christian Noyer
Successeur François Villeroy de Galhau
Président de la Banque fédérale d'Allemagne

(10 ans, 7 mois et 30 jours)
Prédécesseur Axel Weber
Successeur Joachim Nagel
Biographie
Nom de naissance Jens Weidmann
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Solingen (Allemagne)
Nationalité Allemande
Diplômé de Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn
Profession Économiste

Jens Weidmann, né le à Solingen, est un économiste allemand, président de la Banque fédérale d'Allemagne de 2011 à 2021.

BiographieModifier

Après l'obtention de son baccalauréat en 1987, Jens Weidmann part étudier l'économie en France à l'université d'Aix-en-Provence, puis à Paris, et finit ses études supérieures à l'université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn. Il effectue ses stages de fin d'études à la banque de France sous la direction de Jérôme Henry, et puis à la Banque centrale du Rwanda. En 1997, il décroche son doctorat en sciences économiques à l'université de Bonn[1].

De 1997 à 1999, Jens Weidmann travaille 2 ans au FMI. De 1999 à 2003, il est secrétaire général du Conseil allemand des experts économiques. Il rejoint finalement la Bundesbank en 2003 au poste de directeur du département d'analyse de la politique monétaire[1],[2],[3].

En , Jens Weidmann est nommé chef de la section IV (politique économique et financière) à la Chancellerie fédérale par Angela Merkel. À ce titre, il a été le négociateur en chef de son pays pour les deux sommets du G8 et du G20, en 2007[4],[2]. Il a également manœuvré dans le sauvetage d'Opel, la recapitalisation d'EADS, la recapitalisation de la Grèce[3]. Dans l'épisode EADS, il s'est opposé au rachat de la division automobile par l'État allemand, préférant la solution d'un consortium de banques et entreprises privées. Il intervient également dans le sauvetage des banques allemandes en 2008 qui a mené à une quasi-nationalisation d'Hypo Real Estate et de la Commerzbank[2].

En , Angela Merkel nomme Jens Weidmann à la tête de la Bundesbank, succédant ainsi à Axel Weber, et le retirant de facto de la course pour la présidence de la Banque centrale européenne[5],[6]. En , le mandat de Weidmann à la tête de la Bundesbank est renouvelé pour huit ans par le président de la République Fédérale d'Allemagne[7].

À ce poste, il défend, tout comme ses prédécesseurs, la conception conservatrice de la Bundesbank en matière de politique monétaire, estimant qu’une banque centrale doit être indépendante, peu interventionniste et avant tout soucieuse de la stabilité des prix[8].

Il a notamment fait obstacle aux eurobonds, qui visaient à une mutualisation de la dette européenne, à l'idée que la Banque centrale européenne (BCE) rachète la dette des pays en crise de la zone euro et s'est également opposé à tout assouplissement des « plans de consolidation budgétaire ». Il se montre critique à l'égard de la France, jugeant ses dépenses publiques trop importantes et lui recommandant d'adopter des réformes économiques sur le modèle de l'Allemagne[9].

Il annonce le 20 octobre 2021 qu'il quittera son poste de président de la Bundesbank d'ici la fin 2021, sur fond de désaccords quant à la politique monétaire européenne[10].

Autres mandatsModifier

 
Jens Weidmann et Stuart Popham au Chatham House

Prix et récompensesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g « CV de Dr Jens Weidmann », sur Bundesbank.de (consulté le )
  2. a b et c Émile Lévêque, « Qui est le nouvel homme fort de la Bundesbank? », sur Lexpress.Fr, (consulté le )
  3. a et b Sabine Syfuss-Arnaud, « Qui est Jens Weidmann, l'Allemand qui s'oppose à Draghi au sein de la BCE ? », sur Challenges.fr, (consulté le )
  4. « Jens Weidmann à la tête de la Bundesbank », sur Lesoir.be (consulté le )
  5. Patrick Saint-Paul, « L'Allemagne renonce à la présidence de la BCE », sur Lefigaro.fr, (consulté le )
  6. « Jens Weidmann, conseiller d'Angela Merkel, va présider la Bundesbank », sur Lemonde.fr (consulté le )
  7. « Le Président de la République fédérale d'Allemagne a nommé M. Weidmann à la présidence de la Bundesbank pour une nouvelle période de huit ans », sur www.bundesbank.de (consulté le )
  8. « Le conservateur Jens Weidmann, président de la Bundesbank, démissionne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Jens Weidmann, le gendre idéal qui irrite la famille euro », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Démission surprise de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, sur fond d’incertitude concernant la politique monétaire européenne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Jean-Pierre Robin, « Le patron de la Bundesbank fait la leçon à la France », sur Lefigaro.fr, (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier