Fondation Thiers

Fondation française destinée à soutenir des chercheurs en début de carrière

La Fondation Thiers est une institution française destinée à assister le début de carrière de jeunes chercheurs considérés comme prometteurs.

Fondation Thiers
Cadre
Type
Forme juridique
Pays
Coordonnées
Organisation
Organisation mère
Site web
Ancien bâtiment principal, maintenant le Saint James Paris.

HistoireModifier

OriginesModifier

Fondée par des membres de la famille d'Adolphe Thiers, la Fondation est reconnue d'utilité publique le .

Elle a été ensuite rattachée à l'Institut de France.

Le bâtiment de la fondationModifier

Jusqu'en 1986, elle accueillait ses pensionnaires pendant trois ans dans un hôtel particulier du rond-point Bugeaud à Paris.

Ce bâtiment a été construit à l'initiative d'Élise Thiers, veuve d'Adolphe Thiers, dans le XVIe arrondissement de Paris, en lisière du bois de Boulogne, entre l'avenue Foch et l'avenue Victor-Hugo, à l'emplacement du premier aérodrome de Paris d'où s'envolaient les montgolfières.

En 1986, cette bâtisse de style néoclassique, en mauvais état, a été vendue par l’Institut de France et abrite désormais un hôtel de luxe, le Saint James Paris.

L'organisation actuelleModifier

Les pensionnaires de la Fondation Thiers sont désormais accueillis par l’Institut de France dans son Cercle de recherches humanistes, qui héberge aussi l’Association des anciens pensionnaires et amis de la fondation, et poursuit toujours sa mission de recrutement des plus brillants sujets de l’Université, qui sont pris financièrement en charge par le CNRS pour une durée de trois ans. Des boursiers peuvent être recrutés pour un an et, tous les deux ans, un prix de la Fondation Thiers est décerné aux meilleurs travaux des anciens pensionnaires.

Anciens pensionnairesModifier

Parmi les pensionnaires, on relève les noms de Louis Gernet, André Aymard, Marc Bloch, Charles Blondel, Jean Guitton, René Étiemble, Georges Bonnefoy, Daniel Villey, Maxime Chastaing, Maurice Duverger, Jacques Rancière, Daniel Defert, Michel Foucault, José Grosdidier de Matons, Pascal Ory, Pierre de Labriolle, Guy Pervillé, Lise Queffélec, Olivier Wieviorka, Pierre Nora, Marc Fumaroli et Dominique Janicaud, Jean Ebersolt, André Crépin.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Pascal Ory, « Le premier siècle de la Fondation Thiers », dans Fondation Thiers : Annuaire 1893-1993, Paris, Association des anciens pensionnaires et amis de la Fondation Thiers, , 116 p. (lire en ligne), p. 9-25.

Liens externesModifier